jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201991 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | NJOYA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 9 août 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal la requête présentée par M. A B.
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 21 mai 2022, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur général du centre national d'enseignement à distance (CNED) a rejeté sa demande tendant à une minoration de ses frais de scolarité d'un montant de 995 euros facturés le 21 septembre 2021.
Il soutient que :
- il découvre que les devoirs se font uniquement sur ordinateur alors qu'il est sous traitements lourds et que le clavier dérange le voisinage ; de plus, un voisin lui cause des troubles du voisinage ;
- il n'a pu envoyer aucun devoir au CNED ce qui devrait alléger sa facture.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mars 2024, le centre national d'enseignement à distance conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable au motif que : elle n'est accompagnée d'aucun acte administratif contesté ; elle est tardive dès lors que la décision contestée date du 6 janvier 2022 ; elle n'a pas été présentée par un avocat ;
- il était fondée à réclamer le montant de la formation dans son intégralité alors que l'intéressé a confirmé le 18 janvier 2022 le maintien de son inscription.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Boutet,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 17 septembre 2021, M. B s'est inscrit au centre national d'enseignement à distance en classe complète libre de première ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), au titre de l'année scolaire 2021-2022, pour un montant de 995 euros. Le 21 octobre 2021, il a informé le CNED de son souhait de mettre fin à sa formation. Le 6 janvier 2022, le CNED a répondu qu'à la date d'envoi de sa demande, le délai de rétractation était dépassé mais lui a proposé la cessation anticipée de sa formation, ramenant le montant dû à 646,75 euros. Le 18 janvier 2022, le CNED a réceptionné le coupon réponse complété par M. B, qui indiquait maintenir son inscription. Le 22 mars 2022, M. B a de nouveau sollicité la réduction du montant de sa formation. Par la présente requête, il conteste la décision implicite de rejet de sa demande, qui a été confirmée en cours d'instance, par une décision explicite prise par le CNED du 4 juillet 2022. Les conclusions présentées par M. B doivent être regardées comme dirigées contre cette dernière décision.
2. Aux termes de l'article 9-2 des conditions générales de délivrance de formation du CNED : " Le client dispose d'un délai de 14jours calendaires à compter de la date de validation de l'inscription par le CNED pour se rétracter ". Aux termes de l'article 10.1 du même document : " Toute demande de cessation anticipée Intervenant dans les 30 jours calendaires à compter de l'expiration du délai de rétractation mentionné à l'article 9 des présentes Conditions, dûment acceptée par le CNED, le client bénéficie d'une réduction de 35% du montant total dû. Il reste donc redevable de 65% du montant total dû ".
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a informé le CNED de son souhait de mettre fin à sa formation le 21 octobre 2021, après l'expiration du délai de rétractation de quatorze jours calendaires. Par ailleurs, il a informé le CNED, par coupon réponse réceptionné le 18 janvier 2022, qu'il ne souhaitait pas bénéficier du dispositif de résiliation anticipé, qui lui aurait permis d'obtenir une réduction de 35% du montant de la formation. Dans ces conditions, le CNED était fondé à lui réclamer le montant total de la formation de 995 euros.
4. En second lieu, si le requérant fait valoir qu'il n'était pas informé que la formation était dispensée en ligne, il ressort des pièces du dossier que cette information est clairement indiquée sur la page du site internet et dans la documentation du CNED relative à cette formation. Le requérant n'est, par suite, pas fondé à demander une réduction du montant de la formation à ce titre, pas plus qu'en raison de la circonstance qu'il n'aurait renvoyé aucun devoir au CNED.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les fins de non-recevoir opposée par le CNED.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre national d'enseignement à distance.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente,
Mme Boutet, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.
La rapporteure
Signé
M. BOUTET
La présidente,
Signé
I. LE BRIS Le greffier,
Signé
S. GAGNAIRE
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef
La greffière
Signé
D. MADRANGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026