lundi 19 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2202027 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 août 2022, M. C, représenté par la SCP Breillat-Diemegard-Masson, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2022 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, jusqu'à ce que l'autorité administrative ait procédé au réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi sur l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative ou, dans l'hypothèse où le bénéfice de l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordé, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente.
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen personnel et approfondi de sa situation ;
- elle méconnaît les articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen personnel et approfondi de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée et méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2022, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales ;
- la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant ivoirien né le 12 février 1979, déclare être entré en France le 17 octobre 2017. Sa demande d'asile a fait l'objet d'un refus par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) du 13 septembre 2021, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 28 avril 2022. M. A a demandé à la préfecture de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française, victime de violences conjugales, sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 22 juin 2022 dont il demande l'annulation, le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer le titre de séjour demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 septembre 2022. Par suite, les conclusions qu'il a présentées tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
3. Par un arrêté du 30 mai 2022, régulièrement publié le 31 mai 2022 au recueil des actes administratifs spécial de l'Etat, M. Pierre Molager, secrétaire général de la préfecture, a reçu délégation du préfet de la Charente-Maritime à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, actes et correspondances relevant de sa compétence, y compris en vue de la mise en œuvre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à l'exception des arrêtés de conflit, de la réquisition du comptable et de celle de la force armée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué cite les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard desquelles a été examinée la demande de titre de séjour de M. A, notamment ses articles L. 542-1, L. 423-1 et L. 423-5, et vise les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celles de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. Il mentionne les circonstances de fait relatives à la situation administrative et personnelle du requérant, indique que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA et la CNDA, respectivement le 13 septembre 2021 et le 28 avril 2022, et que, ayant cessé la communauté de vie avec Mme B D le 3 décembre 2019, et ne produisant pas d'éléments suffisamment probants pour établir les violences conjugales qu'il affirme avoir subies, il ne remplit pas les conditions de délivrance du titre sollicité. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision refusant l'octroi du titre de séjour doit être écarté. En outre, il ne ressort ni de cette motivation, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Charente-Maritime, quand bien même la décision en litige ne mentionnerait pas la présence en France de son frère, de sa belle-sœur et de ses nièces, à la supposer établie, n'aurait pas procédé à un examen personnel et approfondi de la situation de M. A.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies :/ 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ". L'article L. 423-5 du même code dispose : " La rupture de la vie commune n'est pas opposable lorsqu'elle est imputable à des violences familiales ou conjugales ou lorsque l'étranger a subi une situation de polygamie. / En cas de rupture de la vie commune imputable à des violences familiales ou conjugales subies après l'arrivée en France du conjoint étranger, mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint étranger se voit délivrer la carte de séjour prévue à l'article L. 423-1 sous réserve que les autres conditions de cet article soient remplies ".
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition de M. A du 7 janvier 2020, entendu comme victime de violences conjugales qu'il affirme avoir subies le 26 novembre 2019, qu'il a quitté le domicile conjugal le 3 décembre 2019, sous escorte de la gendarmerie, appelée à cette fin par sa femme, Mme D, ressortissante française. Il ressort des pièces du dossier que M. A a passé, le 18 décembre 2019, une radiographie de sa main qui ne montrait pas, d'après le certificat médical établi le 9 janvier 2020, de signe de fracture ou de luxation. En outre, si M. A indique avoir enduré des violences physiques et verbales depuis le début de l'année 2019 de la part de sa femme, et en avoir informé le maire, il ne produit aucun élément probant en ce sens. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'il aurait été exploité par sa femme, qui l'aurait obligé à réaliser des travaux chez elle. Celle-ci a déposé plainte, le 6 février 2020, à l'encontre de son époux, pour des faits de diffamation, en indiquant qu'elle estimait que M. A s'était marié avec elle dans l'intention de bénéficier de papiers d'identité français. Elle a déposé, par un courrier du 16 septembre 2020, une demande d'annulation de son mariage auprès du Procureur de la République, en précisant qu'elle n'avait plus aucun contact avec son mari depuis le 3 décembre 2019, puis a procédé à un nouveau dépôt de plainte, le 24 septembre 2020, dans lequel elle indique que M. A a engagé une procédure de divorce, mais qu'elle souhaite obtenir l'annulation de leur mariage, au motif que le requérant l'aurait épousée uniquement dans le but de régulariser son séjour en France. Dans ces conditions, le préfet de la Charente-Maritime a pu, sans méconnaître les dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérer que les violences conjugales dont se prévalait M. A n'étaient pas établies par des éléments suffisamment circonstanciés et probants, et, en conséquence, refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité.
7. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". En application de ces dispositions, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Si M. A soutient que son frère, dont il dit être très proche, réside en France en qualité de réfugié, ainsi que sa belle-sœur et ses nièces, il ne produit aucun élément permettant de l'établir. Bien qu'il démontre s'être investi, en 2021, dans le bénévolat auprès de la Croix-Rouge française, et qu'il ait travaillé en qualité de saisonnier dans le domaine viticole, du 28 au 31 mai 2022 et du 1er au 29 juin 2022, son insertion professionnelle, récente et dans le travail saisonnier, n'est pas caractérisée par sa stabilité. Dans ces conditions, et alors qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 38 ans au moins, M. A ne justifie pas de liens personnels et familiaux particulièrement stables, anciens et intenses en France. Par suite, en refusant de lui délivrer un titre e séjour, le préfet de la Charente-Maritime n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de M. A de sa vie privée et familiale et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il ressort des énonciations du point 4 que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté litigieux et du défaut d'examen de la situation personnelle du requérant doivent être écartés, comme manquant en fait.
10. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs mentionnés au point 8.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, dès lors que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi doit être écartée.
12. En second lieu, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. D'une part, l'arrêté en litige, qui rappelle la nationalité du requérant, vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que le requérant n'établit pas être exposé à un risque de subir des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors qu'il comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée.
14. D'autre part, en se bornant à soutenir qu'il craint pour sa vie en raison de son engagement politique et militaire, M. A n'établit pas la réalité et l'actualité de risques pour sa sécurité, alors que sa demande d'asile a été rejetée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions de M. A à fin l'annulation de l'arrêté du 22 juin 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fins d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application des dispositions des article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet de la Charente-Maritime.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
La présidente,
Signé
S. BRUSTONLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef par intérim,
La greffière,
C. ROBIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026