mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2202577 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GENEST |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022, M. C B D, représenté par Me Genest, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 19 septembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour en tant qu'étranger malade ou, à titre subsidiaire, au titre de l'admission exceptionnelle au séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation le tout dans un délai de quarante-cinq jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
M. B D soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision de refus de titre de séjour est irrégulière dès lors que le préfet de la Vienne n'établit pas qu'un rapport médical a été établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) puis transmis au collège de médecins de l'OFII avant que celui-ci émette son avis ; à supposer qu'un tel rapport médical a bien été établi et transmis au collège de médecins de l'OFII, le préfet de la Vienne n'établit pas que le médecin rapporteur ne figurait pas parmi les médecins du collège de l'OFII ayant émis ledit avis ;
- la décision attaquée est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet qui s'est borné à reprendre l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ; elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours et la décision fixant le pays de destination sont dépourvues de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire.
Un mémoire de production de pièces présenté par le préfet de la Vienne a été enregistré le 20 février 2023.
M. B D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B D, ressortissant camerounais né, selon ses déclarations, le 2 janvier 2002, est entré sur le territoire français au cours du mois de décembre 2017. Après avoir été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance le 31 janvier 2018, une ordonnance du 19 septembre 2018 du tribunal de grande instance de Saint-Brieuc a dit n'y avoir lieu à ouverture d'une tutelle d'Etat, l'intéressé ayant déclaré être né le 25 avril 1995. Il a fait l'objet, le 3 décembre 2020, d'une première mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait. Il a sollicité son admission au séjour le 27 janvier 2022 et le 12 avril suivant, au titre respectivement des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 21 juin 2022, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis un avis défavorable à sa demande. Par un arrêté en date du 19 septembre 2022, le préfet de la Vienne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai. M. B D demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la compétence du signataire de l'arrêté attaqué :
2. Par un arrêté du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du 13 juillet 2022, la secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer, notamment, tous les arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ressort des motifs de la décision attaquée, qui ne pouvait comporter davantage de précisions sur l'état de santé du requérant, ni sur la possibilité pour celui-ci de suivre un traitement approprié au Cameroun, dès lors que le respect des règles du secret médical interdisait au collège de médecins de l'OFII de communiquer des informations sur la pathologie dont il souffre et sur la nature des traitements médicaux que nécessite son état de santé, que le préfet de la Vienne s'est bien livré à un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " () le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis () au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ".
4. D'une part, il résulte des dispositions précitées qu'il appartient à l'autorité administrative de se prononcer sur la demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade au vu de l'avis émis par un collège de médecins nommés par le directeur général de l'OFII. Préalablement à l'avis rendu par ce collège d'experts, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'intéressé et établi par un médecin instructeur, doit lui être transmis. Le médecin instructeur à l'origine de ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'avis rendu le 21 juin 2022 par le collège des médecins de l'OFII est revêtu du nom et de la signature de chacun des trois médecins composant ce collège. Il ressort des mentions de cet avis que le médecin qui a établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins qui a examiné le dossier de l'intéressé. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'instruction dont a fait l'objet la demande de titre de séjour de M. B D doit ainsi être écarté.
6. D'autre part, la partie qui justifie d'un avis du collège des médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, sa capacité à bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par son avis émis le 21 juin 2022, le collège des médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé de M. B D nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pouvait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, non seulement y bénéficier effectivement d'un traitement approprié mais également y retourner sans risque. Le premier certificat médical du 22 septembre 2022, que produit M. B D, ne précise pas les raisons pour lesquelles la pathologie mentale dont il est atteint impliquerait, comme le recommande l'auteur de ce certificat, qu'il " reste sur le territoire et a fortiori sur Poitiers ". Le second certificat médical établi le même jour par un médecin généraliste n'indique pas davantage sur la base de quels éléments ce dernier, qui n'est d'ailleurs pas psychiatre, a estimé que le traitement de la pathologie dont souffre l'intéressé ne serait pas disponible dans son pays d'origine. M. B D n'établit pas davantage qu'il serait atteint d'une hépatite B, ni, en tout état de cause, de condylomes. Aucun des documents médicaux produits ne faisant ainsi apparaître des éléments susceptibles de remettre en cause l'appréciation qu'a portée le collège des médecins de l'OFII quant à l'existence et l'accessibilité des traitements qui sont nécessaires à l'intéressé dans son pays d'origine, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou entaché sa décision d'une erreur dans l'appréciation de sa situation au regard de ces mêmes dispositions en lui refusant un titre de séjour.
8. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 (). ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B D est célibataire et sans charge de famille en France. Il ressort des mentions non contestées de l'arrête attaqué qu'il est très défavorablement connu des services de police et de la justice pour des faits de vol à l'étalage commis le 22 décembre 2017, le 10 mai 2018 et le 3 décembre 2020, de violence sur une personne chargée de mission de service public suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours commis le 13 mars 2018, de vol commis le 22 juin 2019, de vol aggravé par deux circonstances commis le 2 juillet 2019, de port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D commis le 2 juillet 2019, de recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas 5 ans d'emprisonnement et d'escroquerie commis du 9 octobre 2019 au 25 février 2020, de rébellion et de violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité commis le 28 mai 2020 et d'usage illicite de stupéfiants commis le 26 février 2020, le 1er et le 11 mars 2021, le 17 juin 2021, le 31 août 2021 et le 11 octobre 2021. La circonstance qu'il a été déclaré à deux reprises irresponsables de ses actes par le juge pénal en raison de ses troubles psychiatriques ne fait pas obstacle à ce qu'il soit tenu compte de l'ensemble de ces éléments pour apprécier sa capacité d'intégration dans la société française et la menace qu'il représente pour l'ordre public. M. B D ne dispose d'aucune ressource propre, ni d'aucun logement personnel. Il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où, selon les mentions non contestées de l'arrêté attaqué, résident encore trois de ses frères. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet ne s'est pas non plus livré à une appréciation manifestement erronée des faits de l'espèce en estimant que son admission au séjour ne répondait pas à des considérations humanitaires et ne justifiait pas davantage par des circonstances exceptionnelles.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. D'une part, la décision de refus de séjour n'étant pas illégale, M. B D n'est pas fondé à invoquer son illégalité par voie d'exception à l'encontre de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
11. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
12. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, pour les motifs précédemment exposés au point 9, être écartés.
En ce qui concerne les décisions fixant un délai de départ volontaire ainsi que le pays de destination :
13. La décision obligeant M. B D à quitter le territoire n'étant pas illégale, l'intéressé n'est pas fondé à invoquer son illégalité par voie d'exception à l'encontre des deux décisions attaquées.
14. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B D doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B D, au préfet de la Vienne et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Pinturault, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
Le président rapporteur,
Signé
L. A
L'assesseur le plus ancien,
Signé
Y. CROSNIER La greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026