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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2202579

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2202579

mardi 14 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2202579
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantMOCZULSKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022, Mme B D C, représenté par Me Moczulski, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 19 septembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme D C soutient que :

- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'incompétence ; elle n'est pas suffisamment motivée ; elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet ; le service de l'aide sociale à l'enfance ayant considéré qu'elle devait être prise en charge en tant que mineure non accompagnée lors de son entrée en France, le préfet ne pouvait remettre en doute sa minorité lors de sa demande de titre de séjour ; elle est en droit d'obtenir un titre de séjour dès lors qu'elle est mère de trois enfants dont l'un a été reconnu par son père français qui était son compagnon en 2018 et dont elle s'est ensuite séparée ; la décision de refus de délivrance de titre de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale et elle est contraire à l'intérêt supérieur de son enfant dans la mesure où elle vit en couple depuis deux ans avec un ressortissant étranger bénéficiaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 16 novembre 2025 et titulaire d'un emploi et que le couple a eu un enfant le 1er novembre 2020 à Poitiers ; la décision attaquée est également entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire.

Mme D C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B D C, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 30 octobre 1999, est selon ses déclarations, entrée irrégulièrement en France le 24 décembre 2016. Elle a été prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du département de la Vienne le même jour jusqu'au 30 octobre 2017. Elle a sollicité le 2 mai 2018 du préfet de la Vienne la délivrance d'un titre de séjour en qualité de mineure confiée à l'aide sociale à l'enfance après 16 ans et à titre subsidiaire au titre de sa vie privée et familiale. Les documents d'état-civil produits à l'appui de cette demande étant entachés de fraude, sa demande a été rejetée et elle a fait l'objet le 29 novembre 2019 d'une première mesure d'éloignement à laquelle elle s'est soustraite. Le 27 septembre 2021, elle a sollicité du préfet de la Vienne un titre de séjour sur les mêmes fondements ainsi qu'en qualité de parente d'enfant français. Par un arrêté en date du 19 septembre 2022, celui-ci lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a, de nouveau, obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai. Mme D C demande l'annulation de ces décisions.

Sur la décision de refus de titre de séjour :

2. Par un arrêté du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département de la Vienne, la secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer, notamment, tous les arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise les textes sur lesquels s'est fondé le préfet de de la Vienne et, notamment, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Après avoir rappelé la fraude commise par Mme D C lors de sa première demande de titre de séjour, il expose les motifs de droit et les circonstances de fait pour lesquels celle-ci ne peut obtenir de titre de séjour. La motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que, comme il vient d'être dit, ce refus est lui-même motivé en droit comme en fait et que les dispositions législatives qui permettent de l'assortir d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique. Enfin, la décision fixant le pays de destination vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne la nationalité de la requérante et la circonstance qu'elle n'établit pas courir des risques dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort pas de cette motivation que le préfet de la Vienne aurait négligé de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de Mme D C.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ".

6. Si Mme D C se prévaut de ce que celui de ses enfants né le 1er novembre 2019 a fait l'objet d'une reconnaissance anticipée de paternité par un ressortissant français le 17 mai 2019, elle ne produit ni certificat de nationalité française, ni passeport français ou carte nationale d'identité française pour cet enfant alors même qu'il ressort des mentions non contestées de l'arrêté attaqué qu'elle a elle-même déclaré le 1er avril 2019, lors d'un entretien à la préfecture de la Vienne que le père de cet enfant n'était pas français et qu'elle s'est vu refuser la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport pour ledit enfant le 20 juillet 2020 par le centre d'expertise et de ressources des titres (CERT) d'Angoulême (Charente) en raison d'une suspicion de reconnaissance frauduleuse de paternité à visée migratoire, laquelle a d'ailleurs donné lieu, le même jour, à la saisine du procureur de la République d'Angoulême au titre de l'article 40 du code de procédure pénale.

7. Au surplus, Mme D C, qui réside dans la Vienne et qui reconnaît être séparée du ressortissant français ayant reconnu son enfant, qui réside à Angers, ne justifie aucunement de la contribution effective de ce dernier à l'entretien et à l'éducation de celui-ci. La requérante ne produisant, par ailleurs, aucune décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de cet enfant, le préfet n'a, en toute hypothèse, commis aucune erreur de droit en lui refusant la délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

9. Mme D C est entrée en France métropolitaine à la fin de l'année 2016 après avoir vécu seize ans dans son pays d'origine où elle ne conteste pas avoir encore l'un de ses parents ainsi que des frères. Si elle soutient être la mère d'un enfant français né le 1er novembre 2019, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 7 qu'elle n'établit pas que le ressortissant français ayant reconnu celui-ci, dont elle reconnaît être séparée depuis 2018 et qui vit à Angers, contribuerait à l'entretien et à l'éducation de cet enfant, dont la nationalité est contestée et qui peut accompagner sa mère en cas de retour dans son pays d'origine. Si elle fait également état de la naissance en France de deux autres enfants le 3 avril 2017 et le 1er novembre 2020, elle ne justifie pas de l'identité du père du premier, ni de ce que le père du second contribuerait à son entretien et à son éducation. En particulier, l'attestation établie le 13 octobre 2022 par la personne ayant reconnu cet enfant ne permet pas, dans les termes où elle est rédigée, d'établir, à elle seule, que son signataire mènerait réellement une vie commune avec la requérante, ni qu'il prendrait soin de cet enfant. La requérante ne dispose d'aucune ressource connue et n'exerce aucun emploi. Elle n'apporte aucun élément permettant d'apprécier ses conditions d'intégration en France, pas plus que les liens personnels qu'elle aurait pu y nouer. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'a pas porté d'atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur des enfants de E D C, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer à cette dernière un titre de séjour.

10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

11. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.

12. Si Mme D C a bénéficié d'une prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du 24 décembre 2016 jusqu'à sa majorité, le 30 octobre 2017, elle était âgée de 21 ans au moment de sa seconde demande de titre de séjour. L'administration s'étant bornée, en la matière, à un constat objectif de sa situation à la date de cette demande, l'intéressée ne saurait utilement se prévaloir de ce que l'ASE aurait considéré qu'elle devait être prise en charge en tant que mineure non accompagnée lors de son entrée en France, qui est sans influence sur le bien-fondé du refus opposé à l'intéressée. De toute manière, Mme D C n'établit pas, ni d'ailleurs n'allègue qu'elle suivrait une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Enfin, il ressort des mentions non contestées de l'arrêté attaqué que la requérante entretient toujours des liens avec sa mère et ses frères qui résident en République démocratique du Congo depuis son placement à l'ASE et qu'elle ne justifie pas en France de relations personnelles, familiales ou professionnelles stables. Par suite, en considérant qu'elle ne remplissait pas les conditions exigées par l'article L. 435-3 précité, le préfet de la Vienne n'a commis aucune erreur de droit et n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision de rejet de titre de séjour sur la situation personnelle de l'intéressée.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

13. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour à l'encontre de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

14. Il résulte de ce qui a été dit au point 9 que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées au point 8 par la décision faisant obligation à l'intéressée de quitter le territoire français, doivent être écartés.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D C doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D C et au préfet de la Vienne.

Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Campoy, président,

M. Crosnier, premier conseiller,

M. Pipart, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.

Le président rapporteur,

Signé

L. A

L'assesseur le plus ancien,

Signé

Y. CROSNIERLa greffière,

Signé

D. GERVIER

La République mande et ordonne au préfet de la Vienne, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

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