LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2202937

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2202937

mardi 13 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2202937
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP BCJ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022 complétée d'un dépôt de pièces le 10 décembre 2022, Mme C D épouse B et M. A B, représentés par Me Sainte Marie Pricot, ont demandé au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel le maire de Chérac (Charente-Maritime) a fait opposition à la déclaration préalable de travaux qu'ils avaient déposée en vue de la rénovation, avec pose d'une fenêtre de toit, de la couverture de leur maison sise dans cette commune ;

2°) d'enjoindre au maire de Chérac de procéder à une nouvelle instruction de leur demande dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Chérac une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutenaient que :

- il y a urgence à procéder aux travaux de rénovation de la toiture qui menace de s'écrouler ; ils ont exposé des frais pour commander les matériaux nécessaires aux travaux ;

- il y a un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :

- elle est entachée d'un vice de forme, puisque signée " pour le maire absent, l'adjoint " sans identification de celui-ci ; les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration sont méconnues ;

- elle est prise par une autorité incompétente, faute pour la commune d'apporter la preuve d'une délégation régulièrement publiée ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation car la fenêtre de toit litigieuse n'est pas de nature à porter atteinte au caractère du bâtiment et n'avait pas à respecter la typologie des maisons saintongeaises ; les prescriptions du plan local d'urbanisme concernant les tuiles ne concernent que la rénovation des constructions présentant un intérêt patrimonial et architectural.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2022, la commune de Chérac, représentée par Me Brossier, conclut à ce que le juge des référés constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension de la requête et rejette les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que par une décision du 12 décembre 2022, le maire de Chérac a retiré la décision du 26 septembre 2022 par laquelle il s'était opposé à la déclaration préalable de travaux et qu'il va procéder à une nouvelle instruction de la demande.

Par un mémoire enregistré le 13 décembre 2022, Mme et M. B déclarent se désister des conclusions à fin de suspension de l'arrêté du 26 septembre 2022 et maintenir leurs conclusions tendant à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la commune de Chérac sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la requête n° 2202938 enregistrée le 25 novembre 2022 par laquelle Mme et M. B demandent l'annulation de l'arrêté du 26 septembre 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties de l'audience.

Après avoir présenté son rapport à l'audience publique du 13 décembre 2022 à 14h30 tenue en présence de M. Chantecaille, greffier d'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à la fin de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le désistement de Mme et M. B de leurs conclusions à fin de suspension est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Chérac une somme de 800 euros à verser à Mme et M. B au titre des frais qu'ils ont exposés pour leur recours au juge.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à Mme et M. B du désistement de leurs conclusions à fin de suspension dans la présente instance.

Article 2 : La commune de Chérac versera à Mme et M. B la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et M. A B et à la commune de Chérac.

Fait à Poitiers, le 13 décembre 2022,

La juge des référés,

Signé

S. PELLISSIER

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef par intérim,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions