Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A... contre le refus implicite de la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une autorisation d’exercer une activité privée de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’autorisation sollicitée, conduisant Mme A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 novembre 2022, Mme B... A..., représentée par Me Desroches, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite du 12 juillet 2022 par laquelle la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la délibération du 15 mars 2022 de la Commission locale d’agrément de contrôle Sud-Ouest refusant de l’autoriser à exercer une activité privée de sécurité ;
2°) d’enjoindre au CNAPS, à titre principal, de lui délivrer dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, l’autorisation préalable d’accès à la formation professionnelle pour exercer dans le domaine de la sécurité, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, le tout dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er octobre 2024, le CNAPS, représenté par son directeur, conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que, par une décision du 17 février 2023, le directeur du CNAPS a fait droit à la demande de Mme A... tendant à la délivrance d'une autorisation préalable, la requérante ayant obtenu le titre sollicité, puis une carte professionnelle le 5 mai 2023.
Par un acte, enregistré le 10 janvier 2025, Mme A... déclare ne maintenir que les conclusions de sa requête tendant à la mise à la charge du CNAPS de la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Par un acte, enregistré le 10 janvier 2025, Mme B... A... doit être regardée comme s’étant désistée des conclusions de sa requête tendant, d’une part, à l’annulation de la décision implicite du 12 juillet 2022 par laquelle la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la délibération du 15 mars 2022 de la Commission locale d’agrément de contrôle Sud-Ouest refusant de l’autoriser à exercer une activité privée de sécurité et, d’autre part, à ce qu’il soit enjoint au CNAPS de lui délivrer l’autorisation sollicitée ou de réexaminer sa demande. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du CNAPS le paiement d’une somme de 1 500 euros à Mme A... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant, d’une part, à l’annulation de la décision implicite du 12 juillet 2022 par laquelle la CNAC du CNAPS a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la délibération du 15 mars 2022 de la Commission locale d’agrément de contrôle Sud-Ouest refusant de l’autoriser à exercer une activité privée de sécurité et, d’autre part, à ce qu’il soit enjoint au CNAPS de lui délivrer l’autorisation sollicitée ou de réexaminer sa demande.
Article 2 : Le CNAPS versera à Mme A... la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Poitiers, le 14 janvier 2025.
Le président de la 1ère chambre,
signé
L. Campoy
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER