jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2203017 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ORMILLIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 novembre 2022, Mme C A, représentée par Me Ormillien, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2022 par lequel la préfète des Deux-Sèvres l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'arrêté du 21 novembre 2002 l'assignant à résidence à Niort pour une durée de 45 jours ;
3°) d'enjoindre à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour " travailleur temporaire " et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les arrêtés attaqués ont été pris par une autorité incompétente ;
- ils sont insuffisamment motivés ;
- la décision portant refus de séjour est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français sans délai porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour n'est pas justifiée en droit et porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- l'arrêté prononçant son assignation à résidence porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense enregistré le 7 décembre 2022, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante ivoirienne née en décembre 1993, est selon ses déclarations entrée en France en décembre 2015. Elle a obtenu une carte de séjour " étudiant " valable du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, puis une carte de séjour " travailleur temporaire " valable du 26 juin 2018 au 15 avril 2019, renouvelée jusqu'au 21 juillet 2020. Par un courrier du 16 juillet 2020, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour " travailleur temporaire ". Par un arrêté du 11 décembre 2020, le préfet des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, mesure dont la légalité a été reconnue par décision du tribunal du 12 mai 2021. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2022 par lequel la préfète des Deux-Sèvres l'a obligée à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'arrêté du 21 novembre 2002 l'assignant à résidence à Niort pour une durée de 45 jours.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder provisoirement l'aide juridictionnelle à Mme A..
Sur l'étendue de la compétence du magistrat désigné :
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement des 3°, 5°, 7° ou 8° du I de l'article L. 511-1 () et qui dispose du délai de départ volontaire mentionné au premier alinéa du II de l'article L. 511-1 () peut, dans le délai de trente jours suivant sa notification, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision (). / Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. / Toutefois, si l'étranger est () assigné à résidence en application de l'article L. 561-2, il est statué selon la procédure et dans le délai prévu au III du présent article. () / III. () L'étranger faisant l'objet d'une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 561-2 peut, dans le () délai [de quarante-huit heures], demander au président du tribunal administratif l'annulation de cette décision. Les décisions mentionnées au premier alinéa du présent III peuvent être contestées dans le même recours lorsqu'elles sont notifiées avec la décision d'assignation. / Il est également statué selon la procédure prévue au présent III sur le recours dirigé contre l'obligation de quitter le territoire français par un étranger qui est l'objet en cours d'instance d'une () d'assignation à résidence en application de l'article L. 561-2. () ". Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est () assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire (), la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. () / Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas au juge, saisi selon la procédure prévue au III de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour. Par suite, il y a lieu de renvoyer devant une formation collégiale du tribunal les conclusions présentées en ce sens par Mme A, ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction restant en litige :
En ce qui concerne les moyens communs :
5. En premier lieu, les arrêtés attaqués ont été signés, pour la préfète des Deux-Sèvres, par M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture des Deux Sèvres, qui a reçu délégation de la préfète, par un arrêté du 6 mai 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, pour signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département des Deux Sèvres, à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions en matière de police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des mesures contestées doit être écarté.
6. En second lieu, d'une part, l'arrêté du 18 octobre 2022 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour a été pris au visa des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de Mme A. Il décrit sa situation administrative, personnelle et familiale. La décision attaquée, qui comporte les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, est, par suite, suffisamment motivée.
7. D'autre part, l'arrêté du 21 novembre 2002 portant assignation à résidence a été pris au visa des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de l'intéressée ainsi que de la mesure d'éloignement précitée. Il mentionne que celle-ci justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou regagner son pays d'origine dès lors qu'il est nécessaire d'obtenir un routing et un laissez-passer consulaire. La mesure est ainsi suffisamment motivée.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Mme A fait valoir qu'elle est pacsée depuis le 21 décembre 2018, qu'elle a occupé de nombreuses missions d'intérim sans discontinuité depuis 2016, qu'elle est reconnue travailleuse handicapée avec un taux d'incapacité supérieur ou égal à 80% pour la période du 1er février 2020 au 31 mars 2024. Elle produit un certificat médical daté du 6 janvier 2021 par lequel un médecin généraliste atteste qu'elle présente " plusieurs pathologies chroniques nécessitant impérativement un traitement continu et des examens médicaux réguliers, dont l'interruption serait de nature à menacer son pronostic vital, et qui ne semblent pas pouvoir être effectués dans les conditions satisfaisantes dans son pays d'origine ".Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le pacs conclu par Mme A avec un ressortissant camerounais en situation irrégulière a été dissous le 16 mars 2021, qu'elle est elle-même sans activité depuis mars 2020 et n'a occupé auparavant que des contrats à durée déterminée de courte durée. En outre, elle n'établit pas avoir tissé en France des liens personnels et familiaux particulièrement anciens, stables et intenses ni être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu pendant 22 ans. Enfin, ni le certificat médical établi par un médecin généraliste ni sa reconnaissance en tant que travailleuse handicapée ne sont de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet sur sa situation, alors que Mme A n'a pas présenté de demande de titre de séjour en raison de son état de santé. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas au droit de Mme A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, la préfète n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant cette décision
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ".
11. D'une part, eu égard à ce qui a été dit ci-dessus, Mme A, ne peut se prévaloir utilement de ce que la mesure porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. D'autre part, si l'intéressée se prévaut également de la durée de sa présence effective en France, elle ne démontre aucune circonstance humanitaire particulière justifiant que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. Dans ces conditions, alors même que l'intéressée ne présenterait pas une menace à l'ordre public, la préfète ne s'est pas livrée à une appréciation manifestement erronée des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de la requérante en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
12. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Et selon l'article L. 733-1 du même code : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie (). Enfin, l'article R. 733-1 de ce code précise : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. "
13. Si une décision d'assignation à résidence doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même. Par ailleurs, les obligations de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, susceptibles d'être imparties par l'autorité administrative doivent être adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent et ne sauraient, sous le contrôle du juge administratif, porter une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir.
14. La requérante n'établit pas que les obligations auxquelles elle est astreinte par l'arrêté litigieux l'assignant à résidence dans la ville de Niort, à savoir se présenter trois fois par semaine aux commissariat de police entre 17H00 et 18H00, présenteraient un caractère excessif alors que son éloignement du territoire français demeure une perspective raisonnable. En outre, l'arrêté n'a en soi ni pour objet ni pour effet de séparer l'intéressée des membres qui appartiendraient à sa cellule familiale et ne fait pas obstacle à ce que l'intéressée continue, le cas échéant, de fréquenter son ancien concubin. Il en résulte que Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'en l'assignant à résidence à Niort pour une durée de quarante-cinq jours, la préfète des Deux-Sèvres aurait entaché sa décision d'illégalité ou méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés par lesquels la préfète des Deux-Sèvres a obligé Mme A à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A est admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions de la requête de Mme A tendant à l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la préfète des Deux-Sèvres.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Lu en audience publique le 8 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
P. B
La greffière d'audience,
Signé
S.SKRIDLA
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
2203017
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026