LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2203105

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2203105

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2203105
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 décembre 2022 et un mémoire enregistré le 15 novembre 2024 qui n'a pas été communiqué, Mme B A, représentée par Me Lelong, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision de l'université de Poitiers du 19 octobre 2022 portant refus d'inscription en licence sciences humaines et sociales, ensemble la décision du 25 octobre 2022 rejetant son recours gracieux ;

3°) d'enjoindre à la présidente de l'université de Poitiers de procéder à son inscription en licence sciences humaines et sociales, mention sociologie ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'université de Poitiers une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ou à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente et n'est pas signée ;

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en tant qu'elle oppose une date de fin d'inscription administrative fixée au 22 septembre 2022 qui ne ressort d'aucun élément porté à sa connaissance ou disponible sur le site internet de l'Université.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2023, la présidente de l'université de Poitiers conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en tant qu'elle est dirigée contre un courriel qui ne constitue pas une décision faisant grief ;

- à titre subsidiaire, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête compte tenu de l'avancement de l'année universitaire ;

- à titre infiniment subsidiaire, les moyens invoqués dans la requête sont infondés.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dumont,

- les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public,

- les observations de Me Duclos, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, de nationalité sénégalaise, était inscrite en deuxième année de de licence sciences humaines et sociales à l'université de Poitiers au titre de l'année universitaire 2021-2022. Le 19 octobre 2022, elle a reçu de la part de l'université de Poitiers un courrier électronique l'informant qu'il n'est plus possible de procéder à son inscription au titre de l'année universitaire 2022-2023 et que les inscriptions étaient ouvertes du 6 juillet 2022 au 22 septembre 2022. Mme A demande l'annulation de cette décision.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2023. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la recevabilité de la requête :

3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

4. D'une part, aux termes de l'article D. 612-2 du code de l'éducation : " Nul ne peut être admis à participer en qualité d'étudiant aux activités d'enseignement et de recherche d'un établissement d'enseignement supérieur s'il n'est régulièrement inscrit dans cet établissement. / L'inscription est annuelle. Elle est renouvelée au début de chaque année universitaire. Toutefois, des dispositions particulières peuvent être arrêtées par le ministre chargé de l'enseignement supérieur en vue de favoriser la formation professionnelle continue dans le cadre de la formation tout au long de la vie. / L'inscription est personnelle. Elle peut être obtenue par correspondance. Nul ne peut se faire inscrire par un tiers, sauf dans le cas d'inscriptions collectives résultant d'une convention de coopération entre un établissement d'enseignement supérieur et un établissement public ou privé. " Aux termes de l'article D. 612-3 du même code : " Toute personne qui s'inscrit dans un établissement d'enseignement supérieur en qualité d'étudiant doit satisfaire aux conditions particulières exigées à cet effet par la réglementation nationale, complétées, s'il y a lieu, par les règlements de l'établissement. ". Aux termes de l'article D. 612-4 de ce code : " L'inscription est subordonnée à la production, par l'intéressé, d'un dossier personnel dont la composition est définie par le chef d'établissement en application des dispositions générales arrêtées par le ministre chargé de l'enseignement supérieur, ainsi qu'à l'accomplissement des formalités prévues par la réglementation des droits universitaires. () ". Enfin, aux termes de l'article D. 612-6 de ce code : " Sous réserve des dispositions de l'article D. 612-1-9, les périodes et modalités des opérations d'inscription administrative sont fixées par le chef d'établissement. "

5. D'autre part, aux termes de l'article D. 612-17 : " Les ressortissants étrangers sont soumis aux mêmes règles que les étudiants français pour une deuxième inscription en première année de licence et pour l'inscription en deuxième ou troisième année de licence, en master, en doctorat ou dans tout établissement pratiquant une admission sur concours ou sur titres. Il appartient aux établissements de décider si leur niveau de compréhension de la langue française est compatible avec la formation envisagée. "

6. Enfin, par un arrêté du 20 juin 2022, publié sur le site internet de l'université, la présidente de l'université de Poitiers, a fixé les modalités d'inscription pour l'année universitaire 2022-2023, notamment pour les licences générales. Cet arrêté rappelle que les candidats doivent effectuer les démarches d'inscription selon le calendrier qu'il fixe, sous peine de voir leur admission annulée. Il prévoit que les inscriptions administratives en ligne débutent le 6 juillet 2022 et se terminent pour les licences 2 au plus tard le 22 septembre 2022. Il fixe, par ailleurs, au 30 septembre 2022, la date limite pour déposer les pièces justificatives nécessaires à l'inscription et prévoit que, au-delà de cette date, l'inscription est annulée.

7. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, inscrite en deuxième année de licence sciences humaines et sociales à l'université de Poitiers au titre de l'année universitaire 2021-2022, a reçu le 1er juillet 2022 un courriel adressé à l'ensemble des étudiants de l'UFR les informant des modalités de réinscription en ligne et, notamment, de la date butoir du 22 septembre 2022. En outre, à l'occasion d'échanges de courriel les 12, 13 et 14 septembre 2022 entre la requérante et la chargée d'accompagnement des étudiants en situation de handicap, il lui a été rappelé que l'inscription est une démarche personnelle qui ne peut être faite par un tiers, qu'elle peut se faire sur place ou en ligne et qu'il existe une date limite d'inscription à laquelle elle doit être vigilante. Dans ces conditions, alors que Mme A disposait déjà des informations utiles à son inscription et en connaissait la date limite, et qu'elle a d'ailleurs procédé en ligne au paiement le 17 septembre 2022 de la contribution étudiante et de campus, qui est un préalable à toute inscription, le courriel que l'université de Poitiers lui a adressé le 19 octobre 2022 l'informant qu'il n'était plus possible de procéder à son inscription au titre de l'année universitaire 2022-2023 et que les inscriptions étaient ouvertes du 6 juillet au 22 septembre 2022, revêt un caractère purement informatif. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par l'université de Poitiers, tirée de ce que la requête est dirigée contre un acte qui ne fait pas grief à la requérante, doit être accueillie.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de Mme A tendant à obtenir, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Lelong et au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Copie en sera adressée à la présidente de l'université de Poitiers.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Bris, présidente,

Mme Dumont, première conseillère,

Mme Balsan-Jossa, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

G. DUMONT

La présidente,

Signé

I. LE BRISLe greffier,

Signé

S. GAGNAIRE

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

N. COLLET

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions