mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2203218 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 décembre 2022 et le 24 mars 2023, M. B C, représenté par Me Bonnet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 12 décembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne lui a refusé le renouvellement ainsi que la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, à défaut, de réexaminer sa situation, le tout dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la décision de refus de titre de séjour méconnaît également les dispositions de l'article L. 423-23 du même code ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mars 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant tchadien né le 7 novembre 1978, est entré en France le 25 juillet 2019. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 30 juin 2021, confirmée la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 21 février 2022. Il a obtenu des titres de séjour successifs en raison de son état de santé du 9 juin 2020 au 8 juin 2022. Le 5 mai 2022, il a sollicité à titre principal, la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle mention " vie privée et familiale " et, à défaut, le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis le 26 juillet 2022 un avis défavorable à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par un arrêté en date du 12 décembre 2022, le préfet de la Vienne a rejeté la demande de l'intéressé et lui a également refusé la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié ou d'étudiant, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai. M. C demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. D'une part, il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour à un étranger qui en fait la demande sur le fondement des dispositions précitées, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins mentionné à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé du demandeur, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays d'origine de l'étranger concerné.
4. D'autre part, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
5. En l'espèce, il ressort des mentions non contestées de l'arrêt attaqué que, dans son avis du 26 juillet 2022, le collège des médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé du requérant nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, celui-ci pouvait néanmoins bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel il pouvait voyager sans risque. La seule circonstance que M. C a obtenu, à partir de l'année 2020, des précédents titres de séjour en qualité d'étranger malade n'implique pas nécessairement que, compte tenu de l'évolution de son état de santé et des traitements disponibles dans son pays d'origine, il remplissait toujours en 2022 les conditions pour obtenir le renouvellement d'un tel titre de séjour. L'attestation établie le 21 décembre 2022 par un gastro-entérologue du centre hospitalier de Niort, qui est dépourvue de toute précision quant aux sources sur lesquelles se fonde ce spécialiste pour prétendre que les soins que nécessite l'état de santé de l'intéressé sont disponibles uniquement en France, n'est pas de nature à remettre en cause le sens de l'avis collégial susmentionné, pas plus, du reste, que l'attestation, non circonstanciée, établie le 29 décembre 2022 par un médecin généraliste, qui se borne à confirmer l'attestation de ce spécialiste. Par ailleurs, il est constant que les médicaments qu'utilise l'intéressé sont disponibles au Tchad. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne ne s'est pas livré à une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L.412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./ L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
7. M. C est entré en France le 25 juillet 2019. Il ne justifie pas de la poursuite de ses études après l'obtention de la seconde année de son master management des risques des systèmes d'information. S'il se prévaut d'un contrat de professionnalisation conclu avec la société Factoria 2.0, il est constant que celui-ci a pris fin le 5 septembre 2022. Le contrat de travail à durée déterminée valable du 6 février 2023 au 12 avril 2024 qu'il a conclu le 3 février 2023 avec le département de la Vienne, outre qu'il est irrégulier puisque l'intéressé n'est plus autorisé à travailler, est postérieur à la décision contestée. Si son épouse et ses trois enfants l'ont rejoint le 23 septembre 2022, rien ne fait obstacle à ce que le couple et ses enfants retournent à l'étranger, soit au Tchad, soit, en toute hypothèse, au Cameroun où, selon ses déclarations à l'OFPRA, le reste de sa famille vivait jusqu'à son départ pour la France. Si son épouse a présenté une demande d'asile le 19 octobre 2022, le délai dans lequel l'OFPRA et, le cas échéant, la CNDA, sont appelés à statuer sur cette demande ne justifie pas que M. C, auquel l'administration peut attribuer, dans l'attente, des autorisations provisoires de séjour, bénéficie, pour ce seul motif, d'un titre de séjour d'un an. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne n'a pas méconnu les dispositions précitées en refusant à M. C un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
8. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Comme il a été dit au point précédent, l'épouse de M. C a présenté, avant même l'adoption de l'arrêté attaqué, une demande d'asile, dont il ne ressort d'aucune des pièces du dossier qu'elle aurait entretemps été rejetée par le directeur général de l'OFPRA et par la CNDA. La décision attaquée, si elle est exécutée, aura ainsi pour conséquence de séparer l'intéressé de son épouse et de ses enfants qui conservent le droit de se maintenir sur le territoire français, à tout le moins, jusqu'à la décision de l'OFPRA. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne a porté au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et a, dès lors, méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en décidant de son éloignement.
10. Il y a lieu, par suite, d'annuler la décision en date du 12 décembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a obligé M. C à quitter le territoire français dans le délai de trente jours ainsi que, par voie de conséquence, la décision du même jour fixant le pays à destination duquel le requérant est susceptible d'être éloigné, et de rejeter le surplus des conclusions à fin d'annulation de la requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Eu égard au motif d'annulation retenu au point 9, le présent jugement n'implique pas que le préfet de la Vienne délivre un titre de séjour à M. C, mais qu'il réexamine sa situation dans un délai de deux mois à compter de la décision statuant, à titre définitif, sur la demande d'asile de son épouse en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Bonnet, avocat de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à cette dernière de la somme de 900 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision en date du 12 décembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a obligé M. C à quitter le territoire français dans le délai de trente jours ainsi que la décision du même jour fixant le pays à destination duquel M. C est susceptible d'être éloigné, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Vienne de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois à compter de la décision statuant, à titre définitif, sur la demande d'asile de son épouse et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'État versera la somme de 900 euros à Me Bonnet, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Bonnet et au préfet de la Vienne.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Pinturault, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
Le président rapporteur,
Signé
L. A
L'assesseur le plus ancien,
Signé
Y. CROSNIER La greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026