lundi 3 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2300177 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MARQUES-MELCHY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 18 janvier 2023 et le 10 mai 2023, M. A B, représenté par Me Marques-Melchy, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2023 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi ne précise pas le pays de renvoi, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, non assortie d'un délai de départ volontaire ;
- elle porte une atteinte manifestement excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel qu'il est garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il fait état de circonstances humanitaires justifiant l'absence d'interdiction de retour.
Par des mémoires enregistrés les 17 avril 2023 et 26 mai 2023, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 24 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry
- et les observations de Me Marques-Melchy, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant guinéen né le 10 mai 2003, déclare être entré en France en février 2020. Après avoir été pris en charge provisoirement par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Charente-Maritime à partir du 20 février 2020, il a été placé, par un jugement en assistance éducative du 25 mars 2020, auprès des services de l'aide sociale à l'enfance du même département. M. B a demandé à la préfecture de la Charente-Maritime, le 7 juin 2021, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 11 janvier 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2023. Par suite, ses conclusions tendant à ce qu'il soit admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité () ". Selon l'article L. 811-2 de ce code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
4. Ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il résulte également de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, une attestation de l'ambassade de Guinée du 9 avril 2021 mentionnant qu'il est né le 10 mai 2003 à Conakry, une carte d'identité consulaire valide du 8 février 2021 au 8 février 2023, et un jugement supplétif du 10 février 2020 ainsi que sa transcription, sous le numéro 2 400 en marge des registres d'état-civil de la commune de Matoto, légalisée par les services du Consulat de la République de Guinée en France. L'ensemble de ces documents mentionne une date de naissance au 10 mai 2003. En outre, le juge judiciaire a estimé dans son jugement en assistance éducative du 25 mars 2020 que la minorité de M. B pouvait être reconnue à cette date. Pour contester l'authenticité du jugement supplétif précité, le préfet de la Charente-Maritime produit un rapport technique d'analyse du jugement supplétif et de sa transcription, établi par la direction zonale de la police aux frontières sud-ouest du 14 septembre 2021, qui conclut que ces documents ne sont pas probants dès lors que le jugement supplétif ne mentionne pas le décès des parents du requérant, lesquels seraient seuls habilités à " déclarer " un jugement supplétif, et que le numéro 1 430 de ce jugement n'est pas cohérent au regard d'un autre jugement, adopté par le même juge guinéen cinq jours auparavant, que cette direction a eu à analyser. Toutefois, contrairement à ce que soutient l'autorité préfectorale, aucun article du code civil guinéen, dont elle a versé aux débats les extraits adéquats, ne prescrit l'obligation qu'un jugement supplétif soit " déclaré " par les " parents responsables de leur enfant mineur non émancipé et dépourvu de la capacité juridique ", dès lors que l'article 184 de ce code se borne à prévoir que les actes de l'état civil guinéens, parmi lesquels les actes de " reconnaissance ", ne doivent mentionner les dates et lieux de naissance des père et mère de l'intéressé qu'à la condition qu'ils soient " connus ", et que son article 201, relatif aux transcriptions des naissances non déclarées dans les deux mois de l'accouchement, ne le précise pas non plus. En outre, la circonstance que le jugement supplétif litigieux porte un numéro antérieur à celui d'un autre jugement, délivré par le même tribunal quelques jours auparavant n'est pas susceptible d'avoir une incidence sur son caractère probant, dès lors qu'il n'est pas établi que les numéros des jugements en Guinée se suivent en fonction de la date d'audience et non selon d'autres modalités telles que la date d'enregistrement. Par ailleurs, si le préfet relève également l'absence de mention du décès des parents de M. B dans le jugement supplétif précité, il ne résulte d'aucun des articles du code civil guinéen produits que les actes de reconnaissance doivent comporter ces mentions, même en cas de décès avant leur établissement. Enfin, le préfet ne peut utilement invoquer les textes applicables à la légalisation des actes des autorités étrangères par le ministre des affaires étrangères, alors que le cachet apposé sur le jugement supplétif émane des autorités guinéennes consulaires de France. Dans ces conditions, au regard de l'ensemble des documents concordants produits par M. B, et alors qu'il produit le classement sans suite, le 10 janvier 2022, de la procédure engagée à son encontre pour faux et usage d'un faux document administratif, quel que puisse être le motif de ce classement, le préfet de la Charente-Maritime a fait une inexacte application des dispositions précitées en estimant que le requérant ne justifiait pas de manière probante de son état civil.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
7. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, le préfet ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale notamment au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle restreint sur les motifs de refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier du jugement en assistance éducative du 25 mars 2020, que M. B s'est présenté au service d'aide sociale à l'enfance de la Charente-Maritime à l'âge de seize ans. Il bénéficie, depuis sa majorité, d'un contrat " jeune majeur ", lui permettant de prendre en charge, en partie, le montant du loyer du logement autonome qu'il occupe depuis le 1er septembre 2021. Par ailleurs, au moment de sa demande de titre de séjour, l'intéressé poursuivait une formation pour l'obtention du certificat d'aptitude professionnelle (CAP) en tant que monteur d'installations sanitaires, et avait déjà obtenu la note globale de 17,50 sur 20 au cours de la première année du diplôme. Il a ensuite été diplômé le 13 octobre 2022, et justifie avoir travaillé, en intérim, au cours du mois de novembre 2022 et du mois de janvier 2023. Si le préfet relève que M. B n'a pas travaillé de manière durable, il ressort de l'attestation de l'un de ses employeurs en intérim, datée du 26 janvier 2023, que la régularisation de sa situation administrative l'amènerait à lui proposer un nouvel emploi à La Rochelle. En outre, en vertu de la note du 22 avril 2021 du département de la Charente-Maritime, confirmée par un rapport actualisé du 30 mars 2023, cette structure d'accueil est favorable à l'octroi d'un titre de séjour, au regard de l'honorabilité du parcours d'insertion de M. B, dans lequel il est très impliqué, malgré les difficultés psychologiques qu'il rencontre en raison des deuils auxquels il a dû faire face. Il ressort de ces documents que M. B n'a plus aucun contact en Guinée, où sa mère biologique est décédée dès sa naissance, et où la femme qui l'a élevé, qu'il désigne comme sa " mère adoptive ", est décédée le 17 novembre 2018, ce qui est attesté par un jugement supplétif guinéen du 12 avril 2023, dont l'authenticité n'est pas contestée. Au regard de ces éléments, et dans les circonstances de l'espèce, en refusant de délivrer à M. B un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Charente-Maritime a fait une inexacte application de ces dispositions.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Charente-Maritime à M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être annulé.
En ce qui concerne les autres décisions :
10. L'annulation du refus de séjour en litige entraîne, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions contenues dans l'arrêté du 11 janvier 2023, obligeant M. B à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. Le présent jugement d'annulation, eu égard à ses motifs, implique nécessairement qu'un titre de séjour soit délivré à M. B sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, M. B ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme de 900 euros à verser à Me Marques-Melchy sur le fondement des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire de M. B.
Article 2 : L'arrêté du 11 janvier 2023 du préfet de la Charente-Maritime est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Charente-Maritime de délivrer à M. B un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'État versera à Me Marques-Melchy la somme de 900 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Charente-Maritime et à Me Marques-Melchy.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Gibson-Théry, première conseillère,
M. Pipart, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
La présidente,
Signé
S. BRUSTON
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026