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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2300356

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2300356

mardi 20 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2300356
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantMARQUES-MELCHY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 2 février 2023 et le 4 mai 2023, M. B A, représenté par Me Marques-Melchy, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 26 janvier 2023 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné en l'absence de départ volontaire et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de de cent cinquante euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;

- il n'est pas suffisamment motivé ;

- la décision de refus de titre de séjour a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission des titres de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet a omis de prendre en compte les derniers éléments qu'il avait transmis en cours d'instruction de sa demande et relatifs à la poursuite de sa formation ;

- le préfet de la Charente-Maritime n'était pas fondé à remettre en cause l'authenticité des documents d'état-civil qu'il a présentés pour justifier remplir la condition d'âge exigée par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qui concerne l'examen des conditions relatives au caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, à l'absence de liens personnels et familiaux dans son pays d'origine et à l'avis rendu par la structure qui l'a accueilli au titre de l'aide sociale à l'enfance ;

- la décision de refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de celle par laquelle le préfet lui a fait obligation de quitter le territoire français ;

- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée au respect dû à sa vie privée et familiale ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en présence de circonstances humanitaires.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 mai 2023, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pinturault,

- et les observations de Me Marques-Melchy, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant guinéen né le 18 mai 2003, est entré irrégulièrement en France en janvier 2019. Le 15 mars 2021, il a déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tant que jeune majeur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de seize ans. Par un arrêté en date du 26 janvier 2023, le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné en l'absence de départ volontaire et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur la demande d'aide juridictionnelle :

2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 février 2023. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur l'arrêté considéré dans son ensemble :

3. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par le secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime à qui, par un arrêté du 9 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes de la préfecture, le préfet de ce département a donné délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas ceux pris en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, que l'arrêté attaqué vise les textes sur lesquels le préfet s'est fondée et, notamment, les article L. 423-22 et L. 611-1, 3°, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il expose la situation administrative et personnelle de M. A et détaille les motifs de fait et de droit pour lesquels celui-ci ne peut obtenir de titre de séjour. La motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que, comme il vient d'être dit, ce refus est lui-même motivé en droit comme en fait et que les dispositions législatives qui permettent de l'assortir d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique. La décision par laquelle il n'a pas été accordé de délai de départ se réfère au caractère manifestement infondé ou frauduleux de sa demande de titre de séjour, formée sur la base de documents qui ont été estimés frauduleux. La décision fixant le pays de destination vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne la nationalité du requérant et la circonstance qu'il n'établit pas courir des risques dans son pays d'origine. Enfin, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français expose que l'intéressé ne justifie pas de circonstances humanitaires propre à justifier qu'il soit dérogé au principe du prononcé de cette interdiction sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

Sur la décision de refus de titre de séjour :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ".

6. Dès lors que, pour les motifs exposés ci-dessous aux points 8 et 9, M. A ne remplit pas les conditions auxquelles les articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile subordonnent la délivrance d'une carte de séjour temporaire, le moyen tiré de l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour, ne peut qu'être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. "

8. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 421-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française.

9. A supposer que, comme le prétend M. A, le préfet aurait commis à la fois une erreur de fait et une erreur d'appréciation en remettant en cause l'authenticité des documents d'état-civil guinéen qu'il a présentés pour justifier qu'il remplit la condition d'âge prévue par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte de l'instruction que cette autorité n'aurait, de toute façon, pas pris une décision différente dès lors que l'intéressé ne conteste pas, comme cela est mentionné dans les motifs de la décision attaquée, qu'il est défavorablement connu des forces de l'ordre pour son implication dans des faits d'offre ou cession de produits stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle, commis le 14 février 2020 à La Rochelle, et qu'il ne conteste pas davantage la matérialité et l'imputabilité de ces faits. Par suite, dès lors que le préfet de la Charente-Maritime était fondé à lui refuser la délivrance du titre de séjour sollicité au seul motif que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, le moyen tiré des erreurs de fait et d'appréciation que l'administration aurait commises dans l'examen de la condition d'âge de l'intéressé, ne peut qu'être écarté.

10. En troisième lieu, dès lors que, pour les motifs exposés ci-dessus, le préfet de la Charente-Maritime était fondé à refuser à M. A la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au seul motif que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, il résulte des principes exposés au point 8 qu'il n'était pas tenu d'examiner les conditions prévues au second alinéa de ce même article en ce qui concerne à la fois le caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que le préfet aurait commis une erreur de droit en omettant d'examiner les derniers éléments qu'il a produits sur sa formation professionnelle. Pour les mêmes motifs, il ne peut utilement soutenir que le préfet, qui n'a pas procédé à cet examen et qui n'était d'ailleurs pas tenu de le faire, aurait inexactement apprécié les conditions définies au second alinéa de l'article L. 423-22.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". L'article L. 412-5 du même code dispose : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 () ".

12. D'une part, comme il a été dit plus haut, le comportement de M. A, qui ne conteste pas avoir été mis en cause pour une infraction délictuelle à la législation sur les stupéfiants, constitue une menace pour l'ordre public. D'autre part, M. A ne démontre pas avoir tissé sur le territoire français, où il est arrivé à une date récente, des liens particulièrement stables et anciens. Les circonstances qu'il a obtenu le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) en réparation et entretien des embarcations de plaisance, à l'issue de la formation à laquelle il a été inscrit pendant sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, et qu'il était toujours en contrat d'apprentissage à la date à laquelle a été prise la décision en litige, ne sont pas suffisantes à elles seules pour démontrer l'insertion durable de M. A dans la vie professionnelle, ce qui ne saurait davantage être déduit de la qualité des résultats qu'il a obtenus pendant cette formation. En outre, si l'intéressé affirme n'avoir plus de contact avec sa famille restée en Guinée, il ne démontre pas qu'il y serait désormais privé d'attache. Dans ces conditions, au regard de la menace pour l'ordre public que constitue le comportement de M. A et faute pour celui-ci de présenter des garanties suffisamment sérieuses d'intégration effective et durable dans la société française, le préfet de la Charente-Maritime n'a pas porté au respect dû à sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a pris sa décision en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, cette autorité n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. Aux termes de l'article L. 612-6 de ce code : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ".

15. En premier lieu, dès lors que les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont été écartés, M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour obtenir l'annulation, par voie de conséquence, de celle par laquelle le préfet de la Charente-Maritime lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an.

16. En deuxième lieu, dès lors que, pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus, l'autorité administrative n'a pas porté d'atteinte disproportionnée au respect dû à sa vie privée et familiale en lui faisant obligation de quitter le territoire français, elle n'a pas davantage porté une telle atteinte en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.

17. En dernier lieu, si l'intéressé soutient l'existence de considérations humanitaires de nature à déroger au principe du prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français, il n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes pour en apprécier le bienfondé.

18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Charente-Maritime.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Campoy, président,

M. Crosnier, premier conseiller,

M. Pinturault, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.

Le rapporteur,

signé

M. PINTURAULT

Le président,

signé

L. CAMPOY La greffière,

signé

D. GERVIER

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

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