mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2300394 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BOUILLAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 9 février 2023 et le 5 mai 2023, M. B A, représenté par Me Bouillault, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 17 novembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour n'est pas suffisamment motivée ; elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation ainsi que l'indiquent les nombreuses erreurs commises par le préfet en ce qui concerne sa vie familiale et sa vie professionnelle ; elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle méconnaît l'article 9 de l'accord franco-béninois et l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît les dispositions des articles L. 233-1, L. 233-2 et L. 200-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle n'est pas suffisamment motivée ; elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistrés le 1er juin 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M.A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative à la circulation et au séjour des personnes entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin, signée à Cotonou le 21 décembre 1992, ensemble l'accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin signé à Cotonou le 28 novembre 2007 ;- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Campoy a été entendus au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant béninois né le 25 septembre 1990, est entré en France le 14 août 2015 muni d'un visa " étudiant " valable du 6 août 2015 au 6 août 2016. Il a ensuite bénéficié de quatre cartes de séjour en cette qualité valables du 7 août 2016 au 6 février 2021. Il a fait l'objet le 20 juillet suivant d'un premier refus de titre de séjour, assorti d'une mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait. Le 22 juin 2022, il a sollicité du préfet de la Vienne son admission au séjour, à titre principal, en qualité d'étudiant et, à titre subsidiaire, en tant que membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne. Par un arrêté en date du 17 novembre 2022, le préfet de la Vienne lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'arrêté dans son ensemble :
2. Par un arrêté du 12 juillet 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de l'Etat le 13 juillet suivant, la secrétaire générale de la préfecture de la Vienne a reçu délégation du préfet de la Vienne à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions concernant la mise en œuvre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait.
3. L'arrêté contesté vise les textes sur lesquels il se fonde et, notamment, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les articles L. 233-1, L. 423-23, L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il expose la situation administrative, personnelle et familiale de l'intéressé ainsi que les motifs pour lesquels il ne peut lui être accordé de titre de séjour. La motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que, comme il vient d'être dit, ce refus est lui-même motivé en droit comme en fait et que les dispositions législatives qui permettent de l'assortir d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique. Enfin, la décision fixant le pays de destination vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui en constituent les fondements juridiques. Elle expose que M. A n'établit pas être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. L'arrêté comporte ainsi un exposé suffisant des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet, qui, comme il est dit ci-dessous au point 5 du présent jugement, n'a commis aucune erreur de fait, ni de droit, en estimant que M. A ne pouvait être regardé comme un descendant direct à charge d'un citoyen de l'Union européenne, et dont il ressort des pièces du dossier qu'il aurait pris, de toute façon, la même décision de refus de titre de séjour s'il n'avait pas retenu, pour l'appréciation des conditions liées à la vie privée et familiale de l'intéressé, que celui-ci ne disposait d'aucune ressource, a procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de M. A.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () ". Aux termes de l'article L. 233-2 du même code : " Les ressortissants de pays tiers, membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° ou 2° de l'article L. 233-1, ont le droit de séjourner sur le territoire français pour une durée supérieure à trois mois ". Aux termes de l'article L. 200-4 du même code : " Par membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne, on entend le ressortissant étranger, quelle que soit sa nationalité, qui relève d'une des situations suivantes :1° Conjoint du citoyen de l'Union européenne ; 2° Descendant direct âgé de moins de vingt-et-un ans du citoyen de l'Union européenne ou de son conjoint ; 3° Descendant direct à charge du citoyen de l'Union européenne ou de son conjoint ; 4° Ascendant direct à charge du citoyen de l'Union européenne ou de son conjoint ".
6. Les pièces versées au dossier, à savoir un document illisible présenté comme étant une carte d'identité italienne, et une attestation manuscrite émanant de la mère de l'intéressé, Mme D E C, ne permettent pas d'établir que cette dernière serait de nationalité italienne. En toute hypothèse, M. A ne démontre pas qu'il était, à la date de la décision attaquée, à la charge de sa mère dès lors, d'une part, que, si Mme C a conclu un contrat de travail avec l'association APEF Familles rurales, il ressort de ses bulletins de salaire qu'elle ne perçoit à ce titre que des sommes extrêmement modestes, nettement insuffisantes pour lui permettre de prendre en charge financièrement son fils, d'autre part, que si Mme C a procédé à des versements en faveur de son fils, ceux-ci concernent uniquement la période du 19 avril 2016 au 14 octobre 2021 au cours de laquelle elle ne résidait pas encore en France et, enfin, que M. A revendique sa pleine autonomie professionnelle et financière du fait, notamment, de l'emploi rémunéré qu'il occupe au sein du CCAS de Niort, l'ensemble de ces circonstances indiquant que c'est M. A qui prend en charge financièrement sa mère et non le contraire. Dans ces conditions, M. A, qui ne peut être regardé comme un descendant direct à charge d'un citoyen de l'Union européenne, ne peut revendiquer le bénéfice des dispositions des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 9 de l'accord franco-béninois du 21 décembre 1992 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre Etat doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention "étudiant". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. () ". Aux termes de l'article 10 du même accord : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants béninois doivent posséder un titre de séjour. / (). / Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'Etat d'accueil ". Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. () ".
8. Si les stipulations précitées de l'article 9 de l'accord franco-béninois déterminent les conditions dans lesquelles les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures sur le territoire de l'autre Etat peuvent se voir renouveler un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", elles ne font pas obstacle à ce qu'il soit fait application aux ressortissants béninois poursuivant des études en France, des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent la délivrance ou le renouvellement, à l'étranger qui suit en France un enseignement ou qui y fait des études, de la carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Pour l'application de ces dispositions nationales, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité, le sérieux et la progression des études poursuivies.
9. Il ressort des pièces du dossier que si M. A a obtenu en France un master 2 en sciences humaines et sociales en 2018 qu'il a passé en trois années, il a ensuite suivi un cursus de deux ans dans le cadre d'un diplôme d'université " étudiant-entrepreneur " à l'issue duquel il n'est pas établi, ni même allégué, qu'il aurait obtenu un quelconque diplôme, puis s'est inscrit au cours de l'année 2021/2022 en master 2 de philosophie qu'il a validé, avant de changer encore une fois d'orientation en s'inscrivant, pour l'année 2022/2023 à l'Institut régional du travail social dans le cadre d'une formation post-bac d'" accompagnant éducatif et social ", correspondant à un niveau BEP-CAP. Dans ces conditions, compte tenu, d'une part, de ce que l'intéressé a validé deux diplômes en cinq ans, d'autre part, de la fréquence et du manque de cohérence de ses réorientations successives et, enfin, du niveau de la dernière formation entreprise, les études de M. A ne peuvent être regardées comme présentant un caractère réel et sérieux. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Vienne aurait commis une erreur d'appréciation en s'abstenant de lui délivrer un titre de séjour mention " étudiant " doit être écarté.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que si le requérant, célibataire et sans enfant, est entré en France il y a six ans, son statut d'étudiant ne lui donnait pas vocation à s'y installer durablement. S'il se prévaut de la présence en France d'une sœur, d'une tante et de sa mère, il ne démontre pas entretenir avec ces dernières des liens particulièrement intenses dès lors que la première vit à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), que la deuxième réside dans l'Essonne et que la cohabitation de l'intéressé et de sa mère est extrêmement récente et fait suite à une longue période durant laquelle ceux-ci ont vécu séparés l'un de l'autre. Hormis les relations qu'il prétend entretenir avec ces trois personnes, il n'établit pas avoir noué en France des liens personnels ou familiaux dont l'intensité et la stabilité seraient de nature à lui conférer un quelconque droit au séjour. Il ressort des mentions non contestées de l'arrêté attaqué que M. A ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu pendant plus de 25 ans et où vit encore son père. Il n'est pas établi que le suivi médical de sa hernie discale, qui se limite à des séances de rééducation rachidienne spécifique, ne pourrait être poursuivi au Bénin. Dans ces conditions, et à supposer même que M. A soit bien inséré professionnellement en France, le préfet de la Vienne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet ne s'est pas non plus livré à une appréciation manifestement erronée des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. A en lui refusant un titre de séjour.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. La décision de refus de séjour n'étant pas illégale, M. A n'est pas fondé à invoquer son illégalité, par voie d'exception, à l'encontre de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
13. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 concernant le refus de titre de séjour que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. A n'est pas fondé à invoquer son illégalité, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays à destination duquel il doit être éloigné.
15. Le requérant n'établit pas qu'il serait, en cas de retour au Bénin, susceptible d'être personnellement exposé à des peines ou traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Vienne.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Pinturault, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.
Le président-rapporteur,
Signé
L. CAMPOY
L'assesseur le plus ancien,
Signé
Y. CROSNIER
La greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026