lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2301221 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MARQUES-MELCHY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 1er mai 2023 et le 15 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Marques-Melchy, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 3 avril 2023 par lesquelles la préfète des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être renvoyée ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur les décisions dans leur ensemble :
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que la préfète des Deux-Sèvres était tenue d'obtenir l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avant de se prononcer ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle remplit les conditions posées par cet article compte tenu de son état de santé, de son âge, de ses attaches familiales en France et de sa durée de présence sur le territoire de près de dix ans ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires enregistrés les 25 mars 2024 et 2 mai 2024, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B sont irrecevables s'agissant de ceux qui sont tirés de l'irrégularité de la procédure relevant de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la violation des dispositions de l'article L. 425-9 du même code, et, qu'en tout état de cause, aucun moyen soulevé par la requérante n'est fondé.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry ;
- et les observations de Me Marques-Melchy, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante arménienne née le 15 février 1952, déclare être entrée en France le 9 décembre 2013. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 2 novembre 2015 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), qui a été confirmée par une décision du 28 mars 2017 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 17 juin 2021, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui octroyer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire le français dans le délai de trente jours. Par un courrier du 28 octobre 2022, Mme B a demandé à la préfecture des Deux-Sèvres la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale ". Par des décisions du 3 avril 2023 dont elle demande l'annulation, la préfète des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les décisions dans leur ensemble :
2. Par un arrêté du 2 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de l'Etat, M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres, a reçu délégation de signature de la part de la préfète des Deux-Sèvres à l'effet de signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département des Deux-Sèvres, à l'exception de certaines matières parmi lesquelles ne figurent pas les actes relevant du champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit être écarté comme manquant en fait.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la demande de titre de séjour de Mme B du 28 octobre 2022, qu'elle a sollicité l'examen de sa situation en vue d'obtenir un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", notamment au regard des éléments médicaux qu'elle y a exposés. A cet égard, Mme B précise avoir obtenu, dans le cadre de sa demande d'asile, une carte européenne de stationnement pour personnes handicapées d'une durée de deux ans, ayant justifié, d'après les termes de la décision de refus de séjour du 3 avril 2023, que le préfet de la Seine-Maritime ait étudié sa première demande de titre de séjour au regard de son état de santé, en saisissant préalablement le collège des médecins de l'OFII. Elle indique également faire l'objet d'une prise en charge médicale à plusieurs niveaux en raison de son diabète, d'une coronaropathie et d'un syndrome dépressif, être suivie par un même médecin depuis 2015, bénéficier de la couverture maladie universelle depuis plusieurs années, et être hébergée chez sa fille compte tenu de ses problèmes de santé. Si la requérante soutient également ne pas avoir pu contester dans les délais de recours l'arrêté du 3 février 2021 pris par le préfet de la Seine-Maritime en raison de son changement de domicile, elle se borne à produire, postérieurement à l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime, un certificat médical du 1er septembre 2022 confirmant ses pathologies chroniques et la nécessité d'un suivi médical régulier, qui n'est pas de nature à remettre en cause la validité de l'avis du collège des médecins de l'OFII émis le 3 février 2021, selon lequel l'état de santé de la requérante, bien que nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, est compatible avec un voyage sans risque vers son pays d'origine, dont l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé lui permettent d'y bénéficier d'un traitement approprié. A cet égard, il ressort de la décision attaquée que la préfète des Deux-Sèvres, qui pouvait se fonder sur cet avis du collège des médecins de l'OFII en l'absence de circonstance nouvelle, a, en tout état de cause et alors qu'elle n'y était pas tenue au regard de la demande de titre de la requérante, étudié la demande de l'intéressée au regard de son état de santé. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure et de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la fille de Mme B a certifié, par un document du 18 avril 2023, l'héberger à Niort, et que la requérante justifie avoir été hébergée en sa qualité de demandeur d'asile à Grand Quevilly entre le 21 juillet 2014 et le 5 avril 2017. Elle bénéficie également d'une couverture maladie universelle depuis le 1er avril 2015. Toutefois, par les seuls témoignages d'amitié qu'elle produit, elle n'établit pas avoir tissé de liens suffisamment intenses, stables et anciens en France, en dehors de ceux qu'elle entretient avec sa propre fille, sa petite-fille et son petit-fils, et ne démontre pas davantage être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine ni sa présence continue sur le territoire français, en dehors de la période au cours de laquelle sa demande d'asile a été examinée, pour être rejetée en dernier lieu par une décision de la CNDA du 28 mars 2017. Dans ces conditions, et alors que Mme B s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français à la suite de la première obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 17 juin 2021, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis par la mesure d'éloignement contestée.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, malgré les liens familiaux de la requérante en France et le suivi médical dont elle doit faire l'objet, elle ne fait état d'aucune circonstance humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel qui justifierait son admission au séjour sur le fondement des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que Mme B n'établit pas qu'elle ne pourrait bénéficier dans son pays d'origine des soins appropriés à son état de santé. Par suite, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas méconnu ces dispositions en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
10. Ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme B n'établit pas l'inaccessibilité du traitement médical nécessité par son état de santé dans son pays d'origine. Le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
11. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, l'obligation de quitter le territoire français contestée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
12. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / (). Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
13. Si Mme B soutient avoir été victime de graves menaces tant en Russie qu'en Arménie, ses deux filles ayant d'ailleurs bénéficié de la protection subsidiaire, il est constant que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA puis en dernier lieu par la CNDA le 28 mars 2017, et qu'elle ne produit aucun élément permettant d'établir les risques qu'elle allègue encourir pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 3 avril 2023 par lesquelles la préfète des Deux-Sèvres a refusé de délivrer à Mme B un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination vers lequel elle est susceptible d'être renvoyée doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles qu'elles a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète des Deux-Sèvres.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, présidente,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
Le président,
Signé
P. CRISTILLELa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026