vendredi 18 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2301341 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DESROCHES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2023, M. A B, représenté par Me Desroches, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 12 avril 2023 par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation en lui délivrant, durant ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, le tout dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat ou, à défaut d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, d'ordonner que cette somme lui soit versée.
M. B soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen approfondi de situation personnelle en ce qu'elle ne mentionne pas une précédente demande de carte de séjour, en ce qu'elle n'examine pas sa demande de titre de séjour en qualité d'étudiant, en ce qu'elle se fonde sur la circonstance qu'il ne bénéficie pas d'une autorisation de travail et en ce qu'elle ne porte aucune appréciation sur sa qualification, son expérience et les caractéristiques de l'emploi pour lequel il demande à bénéficier d'un contrat de travail ; elle est également, pour ce même dernier motif, entachée d'une erreur de droit ; elle méconnait l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la justification de son état civil ; elle méconnait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie d'un visa de court séjour, d'études sérieuses et de ressources suffisantes ; elle méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il se trouvait dans sa cinquième année d'études sur le territoire à la date de cette décision, qu'il bénéficiait d'un contrat de travail jusqu'en août 2024, qu'il est logé sur son lieu de travail, qu'il est assidu et sérieux et qu'il a noué des liens forts sur le territoire français ; elle méconnait pour les mêmes motifs l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux susévoqués ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision d'obligation de quitter le territoire français ; elle est insuffisamment motivée en droit en ce qu'elle ne mentionne pas l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 4 août 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Campoy a été entendu au cours de l'audience publique :
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant guinéen qui prétend être né le 21 juillet 2003, est, selon ses déclarations, entré en France en novembre 2017 sous couvert d'un visa valable du 29 septembre 2017 au 29 mars 2018. Sous la fausse identité de A Sylla, il a obtenu sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance dans le département de l'Eure-et-Loir du mois de novembre 2017 jusqu'au 8 janvier 2018. Cette prise en charge lui a, par la suite, été refusée par les services de l'aide sociale à l'enfance dans le département de la Vienne le 4 avril 2018 et il a été évalué comme étant majeur par un jugement en assistance éducative du tribunal pour enfants de C le 8 octobre 2018. Le 30 mars 2022, il a sollicité du préfet de la Vienne la délivrance d'un titre de séjour " travailleur temporaire " et, à titre subsidiaire, son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté en date du 12 avril 2023, celui-ci a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai. M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par la secrétaire générale de la préfecture de la Vienne à qui, par un arrêté du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs dans ce département, le préfet de ce département a donné délégation de signature à l'effet de signer notamment tous arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ainsi que les articles L. 421-3, L. 435-1, L. 611-1 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde. Elle mentionne l'ensemble des éléments relatifs à la situation administrative, personnelle et familiale de l'intéressé et rappelle les motifs pour lesquels sa demande de titre de séjour doit être rejetée. Le préfet, qui n'avait pas à faire état de l'historique des demandes de l'intéressé, n'avait pas nécessairement à rappeler sa précédente demande de titre de séjour. Dès lors que le préfet y indique que le requérant ne bénéficie pas d'une autorisation de travail, ni d'un visa de long séjour, l'administration n'avait pas nécessairement à porter une appréciation sur la qualification et l'expérience de l'intéressé ainsi que sur les caractéristiques de l'emploi pour lequel il demandait à bénéficier d'un contrat de travail. Le bien-fondé de ces deux derniers motifs est, en tout état de cause, sans influence sur la régularité formelle de cette motivation. Enfin, M. B faisant seulement valoir à l'appui de sa demande de titre de séjour du 30 mars 2022 qu'il avait été accepté en apprentissage et évoquant une promesse d'embauche ainsi que son ambition " d'accéder très prochainement à un emploi qualifié ", ce qui s'analysait en une demande de titre de séjour mention " travailleur temporaire ", le préfet n'était pas tenu de motiver un quelconque refus d'admission au séjour en qualité d'étudiant. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée tant en fait qu'en droit.
4. En troisième lieu, il ressort de cette motivation que le préfet de la Vienne, qui, comme il a été dit au point précédent, n'était pas saisi d'une demande de titre de séjour en qualité d'étudiant, a procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation personnelle du requérant. Si l'intéressé conteste l'appréciation portée par le préfet sur l'absence d'autorisation de travail ou d'un visa de long séjour, les constats opérés sur ces différents points par l'autorité préfectorale, quel qu'en soit le bien-fondé, ne révèlent pas davantage un défaut d'examen de sa situation.
5. En quatrième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Si les dispositions de l'article L. 422-1 du même code permettent à l'administration de délivrer une carte de séjour en tant qu'étudiant à un étranger, il ne ressort pas de cet article que le législateur aurait entendu imposer à l'administration, saisie d'une demande d'une carte de séjour, quel qu'en soit le fondement, d'examiner d'office si l'étranger remplit les conditions prévues par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte que M. B ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de ce texte à l'encontre du refus opposé à sa demande de titre de séjour qui, comme il a été dit au point précédent n'a pas été présentée sur le fondement de cet article.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L.421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire" d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par lesarticlesL.5221-2etsuivantsducodedutravail. Elle est délivrée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement, dans la limite d'un an. Elle est renouvelée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement. ". Aux termes de l'article L.5221-5 du code du travail : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5522-2. L'autorisation de travail est accordée de droit à l'étranger autorisé à séjourner en France pour la conclusion d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation à durée déterminée. Cette autorisation est accordée de droit aux mineurs isolés étrangers pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, sous réserve de la présentation d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation (). ".
7. D'une part, à la date à laquelle M. B a sollicité son admission au séjour, l'intéressé, dont il n'est pas allégué qu'il bénéficiait d'un récépissé d'une demande de titre de séjour l'autorisant à travailler et qui se maintenait irrégulièrement sur le territoire français, ne pouvait être regardé comme ayant été autorisé à séjourner en France au sens des dispositions précitées. L'intéressé ne pouvait donc se prévaloir des dispositions de la première phrase du deuxième alinéa de l'article L. 5221-5 du code du travail.
8. D'autre part, à la date à laquelle il a sollicité, le 30 mars 2022, son admission au séjour en tant que " travailleur temporaire ", M. B n'était plus mineur et ne pouvait donc se prévaloir des dispositions de la seconde phrase du deuxième alinéa de l'article L. 5221-5 du code du travail.
9. Par suite, contrairement à ce qu'il soutient, M. B ne bénéficiait pas, de droit, d'une délivrance d'une autorisation de travail. Dès lors, les moyens tirés de ce que, en ne délivrant pas une autorisation de travail à l'intéressé et en lui opposant le défaut d'un tel document, le préfet de la Vienne aurait commis une erreur de droit et aurait fait une inexacte application des dispositions précitées doivent être écartés.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
11. Si M. B est entré en France au mois de novembre 2017 où il a momentanément été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance et qu'il se prévaut d'un contrat d'apprentissage, des liens qu'il aurait noués sur le territoire et de ses bonnes conditions d'insertion en France et notamment l'achèvement de sa scolarité, il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire et sans enfant, qu'il n'établit aucunement la présence de membres de sa famille en France, ni qu'il y aurait développé des liens personnels particulièrement intenses, stables et anciens. Il ressort des mentions non contestées de l'arrêté attaqué qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, la Guinée, dans lequel il a, à tout le moins, vécu plus de 14 ans avant son entrée en France et où réside encore son père et sa mère ainsi que ses deux sœurs et son frère. Au surplus, il n'est pas réellement contesté qu'il a tenté frauduleusement d'être prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, et alors même qu'il aurait accompli des efforts d'insertion en tant que bénévole et suivi un parcours scolaire en France depuis 2018, le requérant ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle et ne fait pas davantage état de considérations humanitaires de nature à lui ouvrir un droit exceptionnel au séjour. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En septième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent.
13. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que, pour les motifs exposés aux points 9 et 11, le préfet aurait pris la même décision de refus de séjour, même s'il n'avait pas tenu compte du caractère frauduleux des documents d'état-civil présentés par le requérant.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré de ce que la décision obligeant le requérant à quitter le territoire français serait, par voie de conséquence, illégale, ne peut qu'être écarté.
15. En second lieu, il y a lieu d'écarter, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, dès lors que les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ont été rejetés, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de celle par laquelle le préfet a fixé le pays à destination duquel il doit être éloigné en l'absence de départ volontaire.
17. En deuxième lieu, la décision attaquée a été prise au visa de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui en constituent les fondements juridiques. Elle expose que M. B n'établit pas être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. L'arrêté comporte ainsi un exposé suffisant des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde.
18. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Vienne.
Une copie sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 11 août 2023, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
Mme Dumont, première conseillère,
M. Pipart, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 août 2023
Le président rapporteur,
Signé
L. CAMPOY
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
G. DUMONT
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026