lundi 7 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2301776 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers JU |
| Avocat requérant | ROBILIARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2023, M. C A, représenté par Me Robiliard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel la préfète des Deux-Sèvres l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de circuler sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) à titre principal, d'enjoindre à la préfète de lui délivrer un titre de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ; elle méconnaît les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire elle méconnaît les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle n'est pas justifiée en l'absence d'urgence, et alors même qu'il doit respecter des obligations et contraintes judiciaires ;
- la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans et insuffisamment motivée ; elle méconnaît les stipulations de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, la Préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour exercer les fonctions prévues par les articles L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Robiliard, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant roumain né le 9 janvier 2000, est, selon ses déclarations, entré en France en 2018. Il a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français le 6 août 2018, suite à une interpellation pour des faits de violences aggravées et tentative d'extorsion. Entre juin 2022 et janvier 2023, il a été interpellé à plusieurs reprises, pour différents faits puis, le 2 février 2023, il a été écroué à la maison d'arrêt de Niort et a ensuite été condamné par jugement du tribunal correctionnel de Niort, le 10 mars 2023, à une peine de deux ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire pour des faits de vol en réunion, vol aggravé par deux circonstances, vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance, vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance, vol aggravé par deux circonstances, participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement. Par une décision du 4 juillet 2023, dont M. A demande l'annulation, la préfète des Deux-Sèvres l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de circuler sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par le secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres à qui, par un arrêté du 2 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes de la préfecture, le préfet de ce département a donné délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas ceux pris en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté en litige vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. Pour la décision portant obligation de quitter le territoire français, il mentionne le fait que le comportement de l'intéressé constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société et qu'il a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en 2018. La décision par laquelle il n'a pas été accordé de délai de départ se réfère au fait que, eu égard au comportement de l'intéressé et en raison de ses multiples interpellations et des faits commis qui ont conduit à son incarcération, il y a urgence à éloigner sans délai l'intéressé du territoire français à sa levée d'écrou. La décision fixant le pays de destination vise notamment les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que la décision ne contrevient pas aux stipulations précitées. La décision portant interdiction de circulation sur le territoire français mentionne notamment l'ancienneté de la présence de l'intéressé sur le territoire et sa situation familiale et administrative. Par suite, les décisions précitées sont suffisamment motivées et il ressort de cette motivation qu'elles ont été prises après un examen approfondi de la situation personnelle de M. A.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en France : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3°. "
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la fiche pénale de M. A, versée aux débats, que ce dernier a été interpellé puis condamné, comme dit au point 1, notamment pour des faits de vol, vol par ruse, vol en réunion. Il a été condamné à une peine d'emprisonnement de deux ans, dont un an avec sursis par un jugement du tribunal correctionnel de Niort du 10 mars 2023 et est libérable le 2 septembre 2023. Dans ces conditions, son comportement constitue une menace à l'ordre public. Il a en outre fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en 2018. Par ailleurs, l'intéressé, qui est entré en 2018 en France, ne justifie pas exercer une activité professionnelle récente, en tout état de cause en 2022, ou disposer pour lui et pour les membres de sa famille, de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie. Par ailleurs, il n'établit pas davantage qu'un membre de sa famille satisfait aux conditions précitées. Par suite, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas méconnu les dispositions précitées en prenant la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre du requérant.
7. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Et aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. M. A déclare être entré en 2018 en France, mais n'établit toutefois pas une présence continue sur le territoire français. Il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, comme dit au point 1. Il n'établit pas davantage, par les pièces versées aux débats, disposer d'un logement personnel, se bornant à produire une seule page d'un contrat de bail et des quittances de loyer manuscrites. S'il soutient que sa compagne et ses deux enfants résident en France, il se borne à produire leurs documents d'identité et une attestation de scolarité pour la période 2022-2023 et ne justifie pas, en tout état de cause, de l'ancienneté de leur vie commune. En ce qui concerne son insertion professionnelle, s'il verse aux débats des contrats et bulletins de salaire pour les années 2019, 2020 et 2021, il ne justifie d'aucune activité pour l'année 2022 et n'établit pas davantage la réalité de son activité d'autoentrepreneur par la simple production d'un dossier de création et d'immatriculation. Rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue dans leur pays d'origine, la Roumanie, pays dans lequel la scolarité des enfants pourra se poursuivre ou être entamée, l'aîné des enfants n'étant en tout état de cause scolarisé que depuis l'année scolaire 2022-2023 et la fille cadette, née le 6 avril 2021, n'étant pas encore en âge d'être scolarisée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel.
10. Si M. A soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire sans délai n'était pas justifiée par les faits commis par l'intéressé et que, en outre, sa présence en France est requise par ses obligations judiciaires et civiles, toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant a commis de nombreux faits de vol. Dans ces conditions, au regard de la gravité, de la multiplicité et du caractère récente des faits, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas méconnu les dispositions précitées en édictant la mesure attaquée à son encontre.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans :
11. Aux termes de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les restrictions au droit de circuler et de séjourner librement en France prononcées à l'encontre de l'étranger dont la situation est régie par le présent livre ne peuvent être motivées que par un comportement qui constitue, du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société. () ". Et aux termes de l'article L.251-4 du même code : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. "
12. Comme dit aux points 6, 8 et 10, le comportement de M. A constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, M. A qui, comme il a été dit ci-dessus, n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français qui lui est opposée serait entachée d'illégalité, n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence d'une telle illégalité.
14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. Si le requérant soutient que la décision litigieuse méconnaît les stipulations précitées, il ne fait toutefois état d'aucun risque spécifique de torture, de peines ou traitements inhumains ou dégradants lié à son retour dans son pays d'origine, la Roumanie, qui est un pays membre de l'Union européenne. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la préfète des Deux-Sèvres.
Fait à Poitiers, le 7 août 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
R. B
La république mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026