lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2301786 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MARQUES-MELCHY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Marques-Melchy, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 3 juillet 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination ;
2°) d'annuler la décision du 3 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Vienne l'a assigné à résidence pendant une durée de cent quatre-vingts jours dans le département de la Vienne ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur les décisions dans leur ensemble :
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il remplit les conditions posées pour se voir délivrer un titre de séjour mention " salarié " ainsi qu'un titre de séjour " vie privée et familiale ", sans que puissent lui être opposées les exigences ressortant de l'article 3 de l'accord franco-tunisien ni de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision portant assignation à résidence :
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle porte atteinte à sa liberté d'aller et de venir par les contraintes excessives qu'elle comporte sur la périodicité de présentation au commissariat et sur le périmètre géographique d'assignation ;
- elle est manifestement infondée et inappropriée.
La clôture de l'instruction a été fixée au 4 avril 2024 par une ordonnance du 14 mars 2024.
Un mémoire en défense a été produit par le préfet de la Vienne, le 8 avril 2024, après clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry ;
- et les observations de Me Marques-Melchy, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 9 février 1973, est entré en France le 12 septembre 2022, selon ses déclarations, sous couvert d'un visa de court séjour - circulation valable du 6 mai 2019 au 5 mai 2022. Il a demandé à bénéficier d'un titre de séjour " salarié - travailleur temporaire " ou à être admis exceptionnellement au séjour par un courrier du 22 novembre 2022 adressé à la préfecture de la Vienne. Par un courrier du 7 juin 2023, M. B a demandé la communication des motifs du rejet implicite de sa demande. Par des décisions du 3 juillet 2023, le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination. Par une autre décision du même jour, le préfet de la Vienne a également assigné M. B à résidence pour une durée de cent-quatre-vingts jours. Par sa requête, M. B demande l'annulation de chacune de ces décisions.
Sur les décisions dans leur ensemble :
2. Par un arrêté du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l'Etat, Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation de signature du préfet de la Vienne à l'effet de signer notamment tous les actes entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté comme manquant en fait.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable portant la mention " salarié " () ". Ces stipulations sont applicables au requérant dès lors qu'il ne relève pas de l'article 1er de cet accord, qui prévoit un régime particulier pour les ressortissants tunisiens en séjour régulier à la date de son entrée en vigueur. L'article 11 de cet accord précise que : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. Chaque État délivre notamment aux ressortissants de l'autre État tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". En outre, l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Enfin, aux termes de l'article L. 5221-1 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ".
4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que, l'article 3 de l'accord franco-tunisien prévoyant la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Il en va différemment du ressortissant tunisien qui demande son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale sur le fondement des dispositions de cet article L. 435-1, s'agissant d'un point non traité par l'accord. Le préfet peut, en tout état de cause, toujours faire usage de son pouvoir discrétionnaire d'appréciation lorsque l'intéressé ne remplit pas les conditions requises par cet accord.
5. En outre, la délivrance à un ressortissant tunisien d'un titre de séjour " salarié " est subordonnée à la condition, prévue aux articles L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail, tenant à la production par ce dernier d'un visa de long séjour.
6. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié ", ni qu'il aurait par ailleurs disposé, à la date de dépôt de sa demande de titre de séjour, d'un visa de long séjour. Pour ce seul motif, l'intéressé ne remplissait donc pas les conditions lui permettant de prétendre à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " en application des stipulations précitées de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, malgré son admissibilité au concours extra communautaire de l'institut de formation de manipulateur radiologie médicale en 2015 et en 2017, ainsi que son inscription à la formation d'aide-soignant pour l'année scolaire 2019-2020, qui sont à cet égard sans influence sur la légalité de la décision en litige.
7. D'autre part, si M. B entend se prévaloir de ce que son épouse a bénéficié d'un visa de long séjour en qualité d'étudiante en France à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, il ressort des pièces du dossier que ce visa, valable du 14 décembre 2016 au 14 décembre 2017, était expiré à la date à laquelle la décision de refus de séjour a été prise à son encontre, à l'instar du titre de séjour dont son épouse a bénéficié jusqu'au 14 décembre 2019, tel que son récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'indique. En outre, son épouse a fait l'objet d'une décision de refus de renouvellement de son titre de séjour le 26 février 2021, assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Enfin, M. B, qui déclare être entré en France en mars 2021, soit récemment, n'établit pas être dépourvu d'attaches personnelles dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie, soit au moins 42 ans. Les circonstances qu'il démontre avoir occupé un poste de nettoyeur au sein de l'entreprise Onet entre les mois de juillet 2022 et d'avril 2023 en produisant les bulletins de salaire afférents, et que plusieurs de ses cousins résident régulièrement en France, ne constituent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels propres à justifier son admission au séjour, à titre dérogatoire, sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet de la Vienne n'a ni méconnu les dispositions précitées, ni entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. S'il ressort des pièces du dossier que les trois enfants de M. B étaient scolarisés à Buxerolles au titre de l'année scolaire 2022-2023, leur scolarité est récente. En outre, il est constant que son épouse a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 26 février 2021. Dans ces conditions, et pour les motifs exposés au point 7 du présent jugement quant aux relations familiales du requérant et sa date d'entrée récente en France, le requérant n'établit pas avoir tissé les liens suffisamment anciens stables et intenses sur le territoire qu'il invoque. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
11. Le requérant n'établit pas que la cellule familiale qu'il forme avec son épouse, qui fait également l'objet d'une mesure d'éloignement, et ses trois enfants, ne pourrait pas se reconstituer dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 10 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
Sur la décision portant assignation à résidence :
13. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
14. Si M. B soutient que son épouse travaille à 8 heures du matin, soit l'heure à laquelle il doit se rendre au commissariat trois jours par semaine, faisant obstacle à ce qu'il prenne en charge leurs trois enfants à ces horaires, et qu'il n'est plus en mesure de les accompagner lors de sorties de loisirs prévues dans le cadre éducatif en dehors du département, M. B ne produit aucune pièce de nature à établir ces allégations. A cet égard, les certificats de travail de son épouse produits concernent des périodes passées, et ne précisent pas, en tout état de cause, qu'elle était indisponible à huit heures le matin. M. B ne fait ainsi état d'aucune circonstance de nature à faire regarder les modalités d'exécution de la décision d'assignation à résidence comme portant une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et n'apporte aucun élément de nature à établir que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable. Dans ces conditions, la mesure d'assignation à résidence contestée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ni à sa liberté d'aller et de venir.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 3 juillet 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a assigné à résidence pour une durée de cent-quatre-vingts jours ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fins d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Vienne.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, présidente,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
Mme Gibson-Théry, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
Le président,
Signé
P. CRISTILLELa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026