jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302107 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre - JU |
| Avocat requérant | SELARL DEHAN SCHINAZI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2023, M. B A, représenté par la SCP Dehan-Schinazi, demande au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé à des retraits de points à la suite des infractions commises les 19 octobre 2005, 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 17 avril 2013, 25 mai 2013, 29 mars 2015, 25 février 2018, 22 juin 2018, 25 juin 2018, 19 octobre 2018, 1er juin 2020, 14 juin 2020, 19 novembre 2020, 23 janvier 2021 et 4 février 2021, et, d'autre part, la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté le recours gracieux qu'il a exercé par courrier du 20 avril 2023 à l'encontre de ces décisions et de la décision référencée 48 SI du 17 mars 2023 invalidant son permis de conduire ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de créditer les points afférents à ces infractions sur son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les retraits de points en litige sont intervenus à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas bénéficié de l'information préalable rendue obligatoire par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route au titre des infractions relevées les 19 octobre 2005, 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 17 avril 2013, 25 mai 2013, 29 mars 2015, 25 février 2018, 22 juin 2018, 25 juin 2018, 19 octobre 2018, 1er juin 2020, 14 juin 2020, 19 novembre 2020, 23 janvier 2021 et 4 février 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur la requête, en tant qu'elle tend à l'annulation des retraits de points consécutifs aux infractions constatées les 19 octobre 2005, 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 25 mai 2013, 22 juin 2018, 25 juin 2018 et 19 novembre 2020, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, les conclusions dirigées à l'encontre des décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les 19 octobre 2005, 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 25 mai 2013, 22 juin 2018, 25 juin 2018 et 19 octobre 2018 sont irrecevables, soit que les points lui aient été restitués, soit que les décisions contestées n'aient pas entraîné de retrait de points ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés s'agissant des décisions de retrait de points consécutif aux infractions commises les 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 17 avril 2013, 29 mars 2015, 25 février 2018, 1er juin 2020, 14 juin 2020, 19 novembre 2020, 23 janvier 2021 et 4 février 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande au tribunal d'annuler, d'une part, les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé à des retraits de points sur le capital de points affecté à son permis de conduire à la suite des infractions commises les 19 octobre 2005, 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 17 avril 2013, 25 mai 2013, 29 mars 2015, 25 février 2018, 22 juin 2018, 25 juin 2018, 19 octobre 2018, 1er juin 2020, 14 juin 2020, 19 novembre 2020, 23 janvier 2021 et 4 février 2021, et, d'autre part, la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté le recours gracieux qu'il a exercé par un courrier du 20 avril 2023 à l'encontre de l'ensemble des décisions précitées et de la décision du 17 mars 2023 référencée 48 SI par laquelle cette même autorité a constaté l'invalidité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul, et lui a enjoint de le restituer aux services préfectoraux de son lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa notification.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer :
2. Il résulte tant des écritures du ministre de l'intérieur que des mentions du relevé d'information intégral édité le 2 mai 2024 que les points retirés consécutivement aux infractions relevées les 19 et 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010 et 23 juillet 2011 ont été restitués dix ans après la date définitive de ces infractions, soit respectivement les 27 octobre 2015, 10 janvier 2016, 9 février 2017, 1er mars 2020 et 23 juillet 2021. En outre, les infractions commises les 25 mai 2013, 22 et 25 juin 2018 et 19 octobre 2018 n'ont, en vertu du relevé d'information intégral précité, donné lieu à aucun retrait de points. Par suite, les conclusions par lesquelles M. A demande l'annulation des décisions portant retrait de points à la suite des infractions constatées les 19 octobre 2005, 27 octobre 2005, 9 février 2007, 1er mars 2010, 23 juillet 2011, 25 mai 2013, 22 juin 2018, 25 juin 2018 et 19 octobre 2018 sont, ainsi que le soutient le ministre de l'intérieur, irrecevables, et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation restant en litige :
3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".
4. L'information prévue par ces dispositions constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation.
En ce qui concerne les infractions commises les 17 avril 2013 et 14 juin 2020 :
5. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date par procès-verbal électronique, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. Il en est de même de la mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée, qui possède la même valeur probante. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
6. D'une part, il résulte de l'instruction qu'en ce qui concerne l'infraction commise le 17 avril 2013, correspondant à une conduite sans port de ceinture de sécurité ayant donné lieu au retrait de trois points, l'administration, à qui incombe la charge de la preuve, se borne à produire le procès-verbal de constatation de cette infraction, d'ailleurs non signé par le requérant, et en tout état de cause dépourvu des mentions résultant des articles cités au point 3 du présent jugement. Dès lors, et alors que l'infraction précédente, au titre de laquelle le ministre soutient que le requérant aurait eu connaissance des informations légalement exigées, qui a été constatée le 23 juillet 2011, ne concerne pas une infraction de même nature mais un excès de vitesse, l'administration ne produit pas de document établissant l'accomplissement de la formalité d'information préalable ayant permis à l'auteur de l'infraction en litige d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis de conduire, de sorte qu'elle n'établit pas que l'information préalable a été délivrée, sans réserve, au contrevenant. Dans ces conditions, l'administration ne peut être regardée comme apportant la preuve qui lui incombe de la remise à l'intéressé de l'information exigée par les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le retrait de trois points opéré à la suite de l'infraction commise le 17 avril 2013 doit être regardé comme intervenu au terme d'une procédure irrégulière, et doit être annulé.
7. D'autre part, s'agissant de l'infraction relevée le 14 juin 2020, il ressort des mentions du relevé d'information intégral qu'elle a été constatée par un procès-verbal électronique du même jour, produit par le ministre à l'instance. Ce procès-verbal, qui comporte l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, porte la mention " refus de signer " à l'emplacement où il a été demandé au requérant de signer, laquelle revêt, ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, la même force probante que si le conducteur l'avait signé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant l'infraction du 14 juin 2020 doit être écarté.
En ce qui concerne les infractions commises les 29 mars 2015, 25 février 2018 et 1er juin 2020 :
8. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
9. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral, et n'est pas contesté par le requérant, qu'il s'est acquitté des amendes forfaitaires afférentes aux infractions constatées par procès-verbal électronique le 29 mars 2015 pour un excès de vitesse compris entre 30 et 40 km/heure, le 25 février 2018 pour un excès de vitesse compris entre 20 et 30 km/heure et le 1er juin 2020 pour un excès de vitesse de 30 à 40 km/heure. Dès lors, M. A ayant nécessairement reçu les avis de contravention correspondants, l'administration doit être regardée comme lui ayant communiqué les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable s'agissant des infractions des 29 mars 2015, 25 février 2018 et 1er juin 2020 doit être écarté.
En ce qui concerne les infractions constatées les 19 novembre 2020, 23 janvier 2021 et 4 février 2021 :
10. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée contient des informations suffisantes pour porter à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, informations qui figurent désormais dans ces avis en application de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale issu d'un arrêté du 13 mai 2011. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
11. Il résulte des trois attestations de paiement établies par le comptable public de la trésorerie du contrôle automatisé de Rennes, produites par le ministre, que M. A s'est acquitté d'une somme de 180 euros le 11 avril 2022 en paiement de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction relevée le 4 février 2021, d'une somme de 180 euros le 29 septembre 2021 en paiement de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction constatée le 23 janvier 2021 et d'une somme de 180 euros le 30 novembre 2021 en paiement de l'amende forfaitaire majorée émise concernant l'infraction commise le 19 novembre 2020. Dans ces conditions, il découle donc de la seule constatation du paiement de ces amendes forfaitaires majorées qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers le requérant de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de ces amendes, les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là que le moyen tiré du défaut d'information préalable au retrait de points consécutif à ces trois infractions doit être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que, d'une part, les conclusions à fin d'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions relevées les 29 mars 2015, 25 février 2018, 1er juin 2020, 14 juin 2020, 19 novembre 2020, 23 janvier 2021 et 4 février 2021, doivent être rejetées, et, que, d'autre part, la décision de retrait de trois points prise consécutivement à l'infraction relevée le 17 avril 2013 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement n'appelle aucune autre mesure d'exécution que celle de la restitution de trois points, qu'implique l'annulation de la décision de retrait de points prise à la suite de l'infraction relevée le 17 avril 2013, qui ne permet toutefois pas au solde du permis de conduire du requérant de redevenir positif.
Sur les frais liés au litige :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1 : La décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction relevée le 17 avril 2013 est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 juillet 2024.
La magistrate désignée,
Signé
S. GIBSON-THERYLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026