mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302120 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL D'AVOCATS THIERRY ZORO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 août 2023, Mme B A, représentée par Me Zoro, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 15 juin 2023 par lequel le préfet de la Vienne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, en lui délivrant, le temps de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- la décision portant refus de délivrance de titre de séjour est entachée d'incompétence ; elle n'est pas suffisamment motivée s'agissant de sa situation de ressortissante d'un état tiers bénéficiant d'un titre de séjour en Italie et en l'absence de visa de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'une erreur de fait en ce que le préfet mentionne une entrée en France en 2007 alors qu'elle est entrée sur le territoire français en 2020 ; elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet aurait dû faire application des dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisqu'elle dispose d'une carte d'identité italienne qui l'autorisait à travailler sans visa de long séjour ; elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de sa situation professionnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour sur laquelle elle se fonde ;
- la décision fixant le pays d'éloignement n'est pas suffisamment motivée en ce que le préfet n'a pas visé " les dispositions conventionnelles avec la France et l'Italie " ; elle est entachée d'une erreur d'appréciation en tant qu'elle ne mentionne pas l'Italie comme pays de destination alors qu'elle y est légalement admissible ; elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité des décisions lui refusant un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français sur lesquelles elle se fonde.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 juin 2024, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une décision du 7 juillet 2023, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Burkina Faso du 14 septembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes ;
- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Burkina Faso relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au développement solidaire du 10 janvier 2009 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Campoy a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante burkinabé née le 27 février 1995, est, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement sur le territoire français, munie d'une carte d'identité italienne, le 17 février 2020. Elle s'est maintenue sur le territoire sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Le 12 octobre 2022, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en tant que salariée. Par un arrêté en date du 15 juin 2023, le préfet de la Vienne a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n°2022-SG-DCPPAT-020 du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Vienne n° 86-2002-111 du 13 juillet 2022, le préfet de la Vienne a donné délégation de signature à la secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, à l'effet de signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Vienne, à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions en matière de police des étrangers. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté contesté doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision de refus de titre de séjour contestée, qui n'avait pas à viser l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel es inopérant dans les circonstances de l'espèce, vise les textes sur lesquels s'est fondé le préfet de la Vienne et, notamment, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention franco-burkinabé relative à la circulation et au séjour des personnes ainsi que l'accord franco-burkinabé relatif à la gestion des flux migratoires. Il vise également les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 421-1. Il mentionne l'ensemble des éléments relatifs à la situation administrative et personnelle de l'intéressée en rappelant les conditions de son entrée sur le territoire français, ainsi que les motifs pour lesquels sa demande de titre de séjour doit être rejetée, notamment, les circonstances qu'elle ne justifie pas d'une résidence habituelle en France depuis le 20 novembre 2007, qu'elle n'est pas titulaire d'un visa de long séjour, et qu'elle ne justifie pas disposer d'une autorisation de travail. La requérante ne justifiant pas détenir un titre de séjour italien en cours de validité, auquel ne saurait être assimilée la carte d'identité italienne, le préfet n'avait pas davantage à développer, sur ce point, la motivation de sa décision. Il suit de là que cette décision, qui comporte l'exposé des motifs de droit et des circonstances de fait justifiant le rejet de la demande de l'intéressée, est suffisamment motivée.
4. En troisième lieu, aux termes des stipulations du b) de l'article 2.2 de l'accord franco-burkinabé du 10 janvier 2009 visé ci-dessus : " Sans préjudice des dispositions de la législation française visant à l'exercice de certaines professions, un titre de séjour portant la mention " salarié " est délivré aux ressortissants burkinabés appartenant à l'une des deux catégories définies à l'alinéa ci-après, titulaires d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente sans que soit prise en compte la situation de l'emploi en France, pour l'exercice d'une activité salariée dans l'un des métiers mentionnés sur la liste figurant à l'annexe I. Cette liste peut être modifiée tous les ans par simple échange de lettres entre les Parties. Le ressortissant burkinabé mentionné à l'alinéa précédent est : - soit un ressortissant burkinabé résidant au Burkina Faso à la date à laquelle est visé le contrat de travail mentionné ci-dessus et titulaire d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois ; - soit un ressortissant burkinabé justifiant d'une résidence habituelle en France à la date du 20 novembre 2007. ".
5. Il résulte de ces dispositions que seuls peuvent se voir délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " en application de l'article 2.2 de l'accord entre la France et le Burkina Faso du 10 janvier 2009, les ressortissants du Burkina Faso titulaires d'un contrat de travail visé par l'autorité compétente résidant dans leur pays d'origine à la date à laquelle est visé le contrat ou ceux justifiant d'une résidence habituelle en France à la date du 20 novembre 2007. Or, il ressort des pièces du dossier que Mme A, entré en France le 17 février 2020, ne relevait d'aucune de ces deux catégories. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait et de l'erreur de droit qu'aurait commises le préfet de la Vienne rejetant la demande de Mme A sur le fondement des stipulations citées au point précédent, au motif que celle-ci ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis le 20 novembre 2007, ne peut qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 4 de la convention franco-burkinabé du 14 septembre 1992 visée ci-dessus : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les ressortissants burkinabé à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation. ". Aux termes de l'article 5 de cette convention : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre Etat une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet Etat, justifier de la possession : () 2° D'un contrat de travail visé par le ministère du travail dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil. ". Aux termes de l'article 10 de cette même convention : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants burkinabés doivent posséder un titre de séjour. () Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'État d'accueil. ". Il résulte de ces dernières stipulations que la convention franco-burkinabé renvoie à la législation nationale pour la délivrance et le renouvellement des titres de séjour. Ainsi, les ressortissants du Burkina Faso souhaitant exercer une activité salariée en France et n'entrant pas dans le champ des stipulations citées au point 4, du b) de l'article 2.2 de l'accord franco-burkinabé du 10 janvier 2009, doivent solliciter un titre de séjour en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 412-1 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 412-1 l'étranger est exempté de la production du visa de long séjour mentionné au même article pour la première délivrance des cartes de séjour suivantes : 1° La carte de séjour temporaire portant la mention " stagiaire mobile ICT " prévue à l'article L. 421-31 ; 2° La carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " prévue aux articles L. 423-7, L. 423-13, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 () ". Aux termes de l'article L. 421-1 du même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a demandé un titre de séjour afin d'exercer une activité salariée en France et en se prévalant d'un contrat à durée indéterminée conclu le 14 août 2021 avec une entreprise du secteur de la restauration. Pour refuser le titre de séjour " salarié " à l'intéressée, le préfet de la Vienne s'est fondé sur la double circonstance que Mme A ne justifiait pas d'un visa de long séjour, ni d'une autorisation de travail.
9. D'une part, il est constant que Mme A n'a pas produit de visa long séjour à l'appui de sa demande. La requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle était dispensée de produire un tel visa en application des dispositions précitées du 1°) ou du 2°) de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle a demandé la délivrance d'un titre de séjour en tant que salariée et non en tant que " stagiaire mobile ICT " ou sur le fondement de sa vie privée et familiale. La circonstance qu'elle est entrée en France en provenance d'Italie en possession d'une carte d'identité italienne, n'est pas davantage de nature à la dispenser de produire un tel visa. Au surplus, si la requérante verse aux débats son contrat de travail et ses bulletins de salaires, elle ne justifie pas de ses démarches ou de celles de son employeur en vue d'obtenir une autorisation de travail conformément aux dispositions précitées de l'article L. 5221-2 du code du travail. Dans ces conditions, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de la convention du 14 septembre 1992 et des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. D'autre part, si la requérante allègue qu'elle dispose d'une situation professionnelle stable, il est constant qu'à la date de la décision en litige, elle ne travaillait que depuis le 14 août 2021. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation en refusant le titre de séjour sollicité.
11. Il s'ensuit que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision en date du 15 juin 2023 par laquelle le préfet de la Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 que le moyen tiré de ce que la décision obligeant la requérante à quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, ne peut qu'être écarté.
Sur la décision fixant le pays d'éloignement :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 11 et 12 que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays d'éloignement de l'intéressée doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
14. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays d'éloignement n'est pas suffisamment motivée en ce qu'elle ne vise pas " les dispositions conventionnelles avec la France et l'Italie " n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
15. En dernier lieu, la décision attaquée mentionne que la requérante pourra rejoindre le pays dont elle a la nationalité ou tout autre dans lequel elle est légalement admissible. Le fait qu'elle ne mentionne pas expressément l'Italie comme pays de destination est sans incidence sur la possibilité pour la requérante de rejoindre ce pays, dès lors qu'elle y est légalement admissible.
16. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de la Vienne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
Mme Boutet, première conseillère,
M. Pipart, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
Le président rapporteur,
Signé
L. CAMPOY
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
M. BOUTET
La greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026