jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302170 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SAINTE MARIE PRICOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 août 2023, Mme C, M. E, Mme H, M. D, M. F et Mme F, M. A, M. I, Mme I, M. B et Mme G, représentés par Me Sainte Marie Pricot, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Préguillac a accordé un permis d'aménager n° PA01728923P0002 à la SARL D-Squared pour la réalisation d'un lotissement de cinq lots, situé sur les parcelles cadastrées section C n°7, 403, 407 et 675 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Préguillac une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il n'a pas permis à l'autorité compétente de prendre en compte la présence de la sortie du virage de la route départementale à proximité immédiate de l'accès principal au futur lotissement ;
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comporte aucune indication sur la manière dont les accès vont être traités ;
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 442-5 du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnait les dispositions de l'article R. 411-2 du code de l'urbanisme et de l'article UB 3 du règlement du PLU s'agissant de la sécurité des accès au terrain d'assiette du projet ;
- il méconnait l'article UB 6 du règlement du PLU relatif aux règles d'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques ;
- il méconnait les dispositions de l'article UB 12 du règlement du PLU relatif au stationnement des véhicules ;
- il est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation n°3 du PLU.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2023, la commune de Préguillac, représentée par la SCP Brossier-Carré- Joly, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de sursoir à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, afin de permettre au titulaire de l'autorisation de régulariser le projet ;
3°) à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, d'une part, pour défaut d'intérêt à agir des requérants et, d'autre part, par défaut de justification de leur titre de propriété par M. et Mme F ;
- aucun des moyens n'est fondé.
La requête a été communiquée à la SARL D-Squared qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Boutet,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Brossier, représentant la commune de Préguillac.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 15 juin 2023, le maire de la commune de Préguillac (Charente-Maritime) a accordé un permis d'aménager n° PA01728923P0002 à la SARL D-Squared pour la réalisation d'un lotissement de cinq lots, situé sur les parcelles cadastrées section C n°7, 403, 407 et 675. Les requérants, propriétaires de parcelles cadastrées voisines, demandent l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le caractère complet du dossier de demande :
2. La circonstance que le dossier de demande de permis d'aménager ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R.431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la notice descriptive du dossier de demande de permis d'aménager indique que le terrain d'assiette du projet est desservi par la route de la tranchée, en précisant qu'il s'agit d'une route départementale (RD 138E1). Le dossier de demande comporte également un plan qui permet de visualiser le terrain dans son environnement lointain et qui indique, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la proximité entre la sortie d'un virage de la doute départementale et l'accès au terrain d'assiette du projet. Le tracé de la route départementale figure également sur le plan de localisation des vues qui indique les angles de prises de vue des photographies de l'environnement proche et lointain jointes au dossier. Par ailleurs, l'arrêté accordant le permis d'aménager vise l'avis favorable de la direction des infrastructures du département de la Charente-Maritime daté 14 mars 2023, qui prend en compte les risques relatifs à l'accès par la route départementale. Dans ces conditions, le service instructeur n'a pas été induit en erreur s'agissant de la présence de ce virage à proximité du projet, quand bien même les photographies de l'environnement du terrain ne le représentaient pas. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R.431-10 du code de l'urbanisme doit par suite être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : () 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () c) L'organisation et l'aménagement des accès au projet ; () ".
6. La notice du dossier de demande de permis d'aménager, ainsi qu'un plan joint au dossier, présentent un parti pris d'aménagement du terrain qui indique notamment les modalités d'accès au projet. Ces documents prévoient un accès principal à double sens par la rue de la tranchée avec une voie traitée en enrobé noir d'une largeur à l'entrée de 5,5 mètres, ainsi qu'un accès secondaire à sens unique par le chemin de la Paquellerie avec entrée d'une largeur de 3,50 mètres traitée en enrobée noir, qui se prolonge par une voie traitée en marquage résine sur enrobé. La description des accès est ainsi suffisamment précise pour permettre au service instructeur de vérifier le respect de la règlementation. Le moyen tiré de la méconnaissance du c) du 2° de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme doit donc être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 442-5 du code de l'urbanisme : " Un projet architectural, paysager et environnemental est joint à la demande. Il tient lieu du projet d'aménagement mentionné au b de l'article R*441-2. Il comporte, outre les pièces mentionnées aux articles R*441-2 à R*441-8 :() d) Un document graphique faisant apparaître une ou plusieurs hypothèses d'implantation des bâtiments () ".
8. Le dossier de demande de permis d'aménager comporte un document qui permet de visualiser une hypothèse d'implantation des bâtiments. Ce document indique de manière suffisamment distinctes la présence des constructions avoisinantes, quand bien même celles-ci sont floutées. Complété par les autres photographies et plans produits au dossier, ce document a permis au service instructeur de visualiser l'insertion du projet dans son environnement proche, notamment par rapport aux constructions voisines. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 442-5 du code de l'urbanisme doit donc être écarté.
En ce qui concerne le respect du PLU :
9. Il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
10. En premier lieu, aux termes de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Préguillac : " 1. Accès : Pour être constructible, un terrain doit comporter un accès automobile à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisin ou éventuellement obtenu par application de l'article 682 du Code Civil. Toute opération doit prendre le minimum d'accès sur les voies publiques. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle de ces voies qui présente une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit. Les accès doivent être aménagés de façon à ne pas présenter un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Une construction ou activité pourra être refusée si son accès au réseau routier qui la dessert présente des risques pour la sécurité des usagers. Les caractéristiques des nouveaux accès doivent répondre à des conditions satisfaisantes de desserte pour les services publics (défense contre l'incendie, protection civile, collecte des ordures ménagères). Ces nouveaux accès ne pourront être inférieurs à 3 mètres. Les accès sur les voies publiques peuvent se voir imposer des aménagements spéciaux nécessaires au respect des conditions de sécurité mentionnées ci-dessus ".
11. Ces dispositions ont le même objet que celles, également invoquées par les requérants, de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
12. Comme cela a été exposé au point 6, le projet prévoit deux accès depuis la voie publique : une entrée/sortie principale à double sens par la route départementale une largeur de 5,50 mètres et une entrée secondaire à sens unique par le chemin de la Paquellerie d'une largeur de 3,50 mètres. S'agissant de la circulation des véhicules, le chemin de la Paquellerie, quand bien même il est étroit et dessert cinq autres d'autres habitations, mène seulement à l'entrée secondaire du lotissement, qui, d'après le plan des hypothèses de construction, ne pourra desservir que le lot n°1. Par ailleurs, si l'accès principal se situe en contrebas à environ 100 mètres de la sortie d'un virage à 90 degrés de la route départementale, l'arrêté accordant le permis d'aménager impose le respect des préconisations de la direction des infrastructures du département de la Charente-Maritime, figurant dans son avis favorable du 14 mars 2023. Ces préconisations prévoient notamment que l'accès au lotissement soit inclus dans la limitation de vitesse à 50 km/heure, que les espaces verts, clôtures et constructions de part et d'autre du débouché de la voie interne soient dimensionnés de manière à prévoir des cônes de visibilité suffisants et que les dimensions, formes et caractéristiques du débouché soient adaptés au trafic induit par le lotissement. S'agissant de la circulation des piétons, le projet prévoit de favoriser l'utilisation du chemin de la Paquellerie par les piétons, plutôt que la route départementale. Il ressort des pièces du dossier que ce chemin dispose d'accotements enherbés ou de trottoirs permettant le cheminement sécurisé de piétons et, en tout état de cause, il accueille une circulation limitée de véhicules comme cela a été exposé ci-dessus. Dans ces conditions et compte tenu de l'ampleur limitée des déplacements liés au nouveau lotissement qui porte sur la construction de cinq maisons individuelles, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire de Préguillac a fait une inexacte application des dispositions de l'article UB 3 du règlement du PLU en ce qui concerne la sécurité des accès au lotissement.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB 6 du règlement du PLU relatif aux règles d'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques existantes ou à créer : " 1. Sauf indications contraires dans les documents graphiques et les Orientations d'Aménagement et de Programmation, les constructions principales au nu du mur de façade, les extensions de constructions et annexes accolées devront être implantées dans une bande comprise entre 0 et 5 mètres mesurée à partir de l'alignement des voies et emprises publiques, existantes ou projetées ".
14. Il ressort des pièces du dossier que l'Orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n°3 du PLU, qui concerne au terrain d'assiette du projet, prévoit que les jardins des lots n°1 et n°2 soient orientés au sud et que les fronts bâtis s'organisent autour de l'espace public central, en cohérence avec les logiques d'orientation privilégiant le sud. Par suite, la société pétitionnaire pouvait prévoir, comme elle l'a fait, d'implanter les constructions des lots n°1 et n° 2 du côté de la voie interne du lotissement qui correspond à l'espace public central décrit dans l'OAP, sans méconnaitre les règles d'implantation des constructions prévues par les dispositions de l'article UB6 du règlement du PLU.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article UB 12 du règlement du PLU relatif au stationnement des véhicules : " 1. Règles générales : Le stationnement des véhicules et des deux-roues des occupants et des usagers des constructions doit être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. / Réglementation des places de stationnement pour les constructions nouvelles à destination de l'habitat. Construction individuelle nouvelle : 2 places sont exigées pour un nouveau logement. Groupe de constructions de plus de 4 nouveaux logements : 2 places sont exigées pour un nouveau logement. Dans les opérations d'aménagement groupé, l'aménageur devra réaliser, dans les espaces communs, 1 place banalisée par tranche de 4 nouveaux logements. / Le nombre de places nécessaires pour chaque nouveau logement, calculé en application des normes ci-dessus, sera arrondi au nombre entier supérieur. () / 2. Règles particulières : a) Les règles définies pour les habitations ne s'appliquent pas pour les opérations de logements locatifs et, le cas échéant, améliorés avec un prêt aidé par l'Etat. Dans ce cas, il n'est exigé qu'une seule place de stationnement par logement ; b) Les emplacements réservés au stationnement des personnes à mobilité réduite sont à intégrer dans le calcul des places défini plus haut pour chaque type de construction ; c) Selon la nature et l'importance des établissements abritant des activités professionnelles ou des établissements recevant du public, des aires de stationnement pour les autobus et les véhicules des personnes à mobilité réduite, ainsi que des emplacements sécurisés pour les agences bancaires, pourront être imposées par l'autorité administrative () ".
16. Le règlement du PLU précité renvoie ainsi implicitement au nombre de places prévues à par les dispositions applicables du code de la construction et de l'habitation en la matière et dispose seulement que celles-ci doivent être intégrées dans le calcul des places qu'il définit pour chaque type de construction.
17. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de composition valant règlement graphique, que le projet prévoit deux places de stationnement pour chacun des cinq logements prévus, auxquelles s'ajoutent cinq places de stationnement visiteurs, soit quinze places de stationnement au total, dont deux présentent une largeur de 3,32 mètres pour une longueur de 5 mètres. Le projet excède ainsi de trois places le nombre minimum de places de stationnement prévu par les dispositions générales de l'article UB 12 pour un groupe de construction de plus de 4 logements. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet de lotissement pour cinq constructions individuelles ne permettrait pas le respect des normes prévues en matière de stationnement des personnes à mobilités réduites par le code de la construction et de l'habitation, sur lesquelles les requérants n'apportent aucune précision, et qui ne sont, en tout état de cause, pas au nombre de celles dont il appartient à l'autorité administrative compétente d'assurer le respect lors de l'édiction d'un permis d'aménager.
18. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ".
19. Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) d'un PLU et, en particulier, en contrarient les objectifs.
20. L'OAP n°3 du PLU de la commune de Préguillac applicable au projet impose que les jardins des constructions soient implantés au sud. Les requérants soutiennent que cela ne sera pas le cas des lots n°1 et n°2 dont les jardins seront nécessairement implantés au nord pour respecter les règles d'implantation prévues à l'article UB 6 du règlement du PLU précitées. Toutefois, comme cela a été exposé au point 15, le projet prévoit que les jardins seront implantés au sud, dans le cadre des dérogations permises pour les projets relevant des OAP par l'article UB 6 relatif aux règles d'implantation des constructions par rapport au voies et emprises publiques. Par suite, le projet n'est pas incompatible avec l'OAP.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 15 juin 2023 du maire de Préguillac doivent être rejetées, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur leur recevabilité.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que soit mis à la charge de la commune de Préguillac, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche de mettre à la charge des requérants ensemble une somme de 1 200 euros que la commune de Préguillac demande au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C, M. E, Mme H, M. D, M. F et Mme F, M. A, M. I, Mme I, M. B et Mme G est rejetée.
Article 2 : Mme C, M. E, Mme H, M. D, M. F et Mme F, M. A, M. I, Mme I, M. B et Mme G verseront ensemble la somme totale de 1 200 euros à la commune de Préguillac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C, première dénommée, à la commune de Préguillac et à la SARL D-Squared.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente,
Mme Boutet, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2025.
La rapporteure,
Signé
M. BOUTET
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D.MADRANGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026