mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302186 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 août 2023, Mme A B, représentée par Me Rouché, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 juillet 2023 par laquelle le doyen de l'unité de formation et de recherche santé de l'université de Poitiers a retiré la décision du 10 juillet 2023 la déclarant admise en licence accès santé - groupe C - odontologie ;
2°) d'enjoindre à l'université de Poitiers, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de prononcer son admission et ainsi de permettre son inscription définitive en deuxième année du premier cycle de formation odontologie dans un délai de 10 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Poitiers les dépens de l'instance et les frais de justice ;
4°) de mettre à la charge de l'université de Poitiers une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 novembre 2023, l'université de Poitiers conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et, à titre infiniment subsidiaire, à ce que l'injonction de réexamen de la candidature de la requérante par le jury d'admission de l'université soit conditionnée au désistement de Mme B de sa formation d'odontologie au sein de l'université de Strasbourg et à l'acceptation de l'augmentation par l'université de Bordeaux de ses capacités d'accueil dans la filière odontologie pour l'année 2023-2024, voire à l'ordonner à ce même établissement, de prononcer l'astreinte provisoire, de ramener le montant de l'astreinte à de plus justes propositions, de prononcer le versement de l'astreinte au profit du budget de l'Etat, de fixer la date de prise d'effet de l'astreinte à deux mois à compter du jugement à intervenir, de ramener à de plus justes proportions le montant de la somme demandée au titre des frais irrépétibles et de conditionner le paiement du montant de la somme demandée au titre des frais irrépétibles à la production par la requérante de justificatifs en bonne et due forme.
Par une lettre du 20 novembre 2023, Mme B a été informée qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'en être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 19 décembre 2023, Mme B conclut au non-lieu à statuer sur sa requête, au rejet des conclusions présentées par l'université de Poitiers et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 13 juin 2024, l'université de Poitiers conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B ainsi qu'au rejet de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, à titre subsidiaire, demande au tribunal de ramener à de plus justes proportions le montant de la somme demandée et d'en conditionner le paiement à la production de justificatifs.
Par une ordonnance du 13 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 juin 2024 à 12h.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
Sur le non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a été reçue à l'unité de formation et de recherche d'odontologie de l'université de Strasbourg le 25 septembre 2023, qu'elle a validé son inscription et a commencé les enseignements au sein de ladite université. Par suite, et ainsi qu'elle le fait valoir elle-même, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B.
Sur les frais du litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'université de Poitiers.
Fait à Poitiers, le 10 décembre 2024.
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Signé
S. GAGNAIRE
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