jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302219 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 août 2023, Mme B D, représentée par la SCP Breillat, Dieumegard, Masson, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français avec délai de départ volontaire et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
Sur la décision de refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mai 2024, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 15 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Boutet a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante algérienne née le 23 novembre 1971, est, selon ses déclarations, entrée en France le 11 mars 2019 avec ses trois enfants. Elle a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés le 12 février 2020 et des apatrides puis par la Cour nationale du droit d'asile le 10 juin 2021. Le 2 août 2021, elle a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par arrêté du 24 mars 2023, le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. Cet arrêté a été annulé par un jugement n° 2301008 du tribunal administratif de Poitiers du 11 mai 2023 qui a retenu le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué était entaché d'un défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressée et a enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Par un arrêté daté 24 juillet 2023, le préfet de la Charente-Maritime a à nouveau refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français avec délai de départ volontaire et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée. Mme D demande l'annulation de ce dernier arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dès lors que Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 septembre 2023, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande tendant à l'admission de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
3. L'arrêté attaqué a été signé par M. Emmanuel Cayron, secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime, qui a reçu délégation, par arrêté n° 17-2023-01-09-00003 du 9 janvier 2023 du préfet de la Charente-Maritime régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial le 10 janvier 2023 et accessible sur le site de la préfecture, à l'effet de signer les actes et décisions relevant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les obligations de quitter le territoire français prononcées en application de l'article L. 611-1 et les décisions fixant le pays de renvoi en application des articles L. 721-3 à L. 721-5 de ce code. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, la décision attaquée vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle fait référence à la demande de titre de séjour sur le fondement de l'admission exceptionnelle présentée par Mme D. Elle mentionne les conditions régulières d'entrée en France de l'intéressée en mars 2019 à l'âge de 49 ans ainsi que les décisions de rejet de la demande d'asile qu'elle avait formulée dans un contexte de violences conjugales. Elle indique que Mme D est mère de trois enfants nés en 2004, 2008 et 2009 en Algérie. Elle fait référence aux deux contrats de travail à durée indéterminée produits par l'intéressée. Elle relève toutefois que la requérante n'apporte pas la preuve des violences dont elle et ses enfants auraient été victimes, qu'elle ne démontre pas de liens personnels et familiaux particulièrement intenses et stables en France où vivent seulement une cousine et deux de ses enfants, alors qu'elle n'est pas dans l'impossibilité de poursuivre sa vie dans son pays d'origine où résident sa mère, son frère et son fils ainé. Le préfet en conclut qu'elle ne justifie pas ainsi de de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour. La décision est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait. Le moyen tiré du défaut de motivation doit par suite être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que dans le cadre de sa demande de titre de séjour, la requérante a indiqué avoir quatre enfants dont trois enfants nés en 2004, 2008 et 2009 résidaient en France, alors que l'aîné né en 1994 résidait en Algérie. Elle a en outre seulement mentionné, au titre de ses attaches familiales en France, la présence de sa sœur et de ses trois neveux. La requérante ne justifie pas non plus avoir depuis informé la préfecture de la présence en France de son cinquième enfant, M. C A né en 1999, ni de ses trois frères et de ses autres neveux ou nièces. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation personnelle de Mme D, qui est suffisamment décrite, doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Ces dispositions ne s'appliquent pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
7. Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Mme D fait valoir la présence en France de quatre de ses enfants nés en 1999, 2004, 2008 et 2009 ainsi que celle de sa sœur et de ses trois frères et de ses neveux et nièces. Elle se prévaut également d'un contrat à durée indéterminée signé par la société Foutaine Pajot le 17 avril 2023 qui lui permet de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, du fait qu'elle dispose d'un logement dont le bail est au nom d'une association et elle indique qu'elle devait subir deux opérations de dacryocystorhinostomie au mois d'octobre 2023. La requérante n'apporte toutefois aucun élément pour justifier de l'intensité et de la stabilité de ses relations avec les autres membres de sa famille qui résident en France, alors que la cellule familiale qu'elle compose avec ses enfants encore mineurs ou à sa charge, peut se reconstituer dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 47 ans. Dans ces conditions, et compte tenu de la relativement courte durée de présence en France de la requérante et de ses enfants à la date de l'arrêté attaqué, de ce que son plus jeune enfant est arrivé sur le sol français à l'âge de 9 ans et de ce qu'elle n'a été admise à y séjourner que pour l'examen de sa demande d'asile, le préfet de la Charente-Maritime n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'elle ne justifie pas ainsi de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour. Pour les mêmes motifs, cette décision n'a pas non plus porté à au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le préfet de la Charente-Maritime n'a par suite pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant cette décision.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la requérante ne saurait s'en prévaloir pour demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'annulation de cette décision.
10. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le préfet de la Charente-Maritime n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Mme D invoque la présence en France avec elle de ses deux enfants mineurs nés en 2008 et 2009 qui sont scolarisés au collège. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer en Algérie et que ces enfants, dont le plus jeune est arrivé sur le sol français à l'âge de 9 ans, ne pourraient y poursuivre leur scolarité. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, la décision attaquée a été prise au visa de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde. Elle mentionne l'absence de risques encourus par la requérante dans son pays d'origine. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi est suffisamment motivée.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. D'une part, la requérante n'établit pas qu'elle serait isolée en cas de retour en Algérie où elle a vécu jusqu'à l'âge de 47 ans. D'autre part, si elle indique qu'elle a dû fuir l'Algérie en raison des violences conjugales dont elle était victime, elle n'apporte aucun commencement de preuve qu'elle serait toujours exposée à de tel risques, alors que par ailleurs sa demande d'asile pour ce motif a été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile 10 juin 2021. La requérante n'établissant pas ainsi encourir des risques à titre personnel en cas de retour dans son pays d'origine, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par Mme D aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 24 juillet 2023 doit être rejetée, y compris les conclusions qu'elle a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de Mme D tendant à ce qu'elle soit admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de Mme D est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D, au préfet de la Charente-Maritime et à la SCP Breillat, Dieumegard, Masson.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jarrige, président,
Mme Boutet, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. BOUTET
Le président,
Signé
A. JARRIGE
La greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026