jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302230 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BOUILLAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 mai 2023, M. B A, représenté par Me Bouillault, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 2 ans ;
3°) d'annuler l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet de la Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de 180 jours ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Vienne :
- à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard,
- à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- les deux arrêtés sont entachés d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas procédé à un examen personnel approfondi de sa situation et s'est estimé en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté portant assignation à résidence est illégal par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen personnel approfondi de sa situation.
Par des pièces enregistrées les 11 et 12 août 2023 et un mémoire enregistré le 5 septembre 2024, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Balsan-Jossa a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 15 septembre 2001 à Abidjan (Côte d'Ivoire), de nationalité ivoirienne, déclare être entré irrégulièrement en France fin 2015. Par deux arrêtés en date du 3 mai 2023, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a assigné à résidence pour une durée de 180 jours.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du 24 septembre 2024, le bénéfice de l'aide juridictionnelle a été accordé à M. A, il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Les deux arrêtés du 3 mai 2023 ont été signé Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté 2022-SG-DCPPAT-020 du préfet de la Vienne en date du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture en date du 13 juillet 2022, accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des actes attaqués, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision par lequel le préfet de la Vienne a obligé M. A à quitter le territoire français vise les textes dont elle fait application, notamment les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique également les circonstances relatives à la situation personnelle du requérant, et comporte ainsi l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement conformément à l'exigence de motivation résultant des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré du défaut de motivation doit par suite être écarté.
5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Vienne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. S'il est loisible au requérant de contester l'appréciation portée par l'autorité administrative, cette divergence d'analyse ne saurait établir le défaut d'examen invoqué alors que la décision attaquée rappelle les éléments déterminants de sa situation. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en l'absence d'examen particulier et en s'estimant en situation de compétence liée pour prendre l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ".
7. M. A fait valoir qu'il a toutes ses attaches personnelles et familiales sur le territoire français, où il vit depuis huit années, où il a effectué toute sa scolarité et vécu toute sa vie d'adulte et où il fait l'objet d'un suivi médical. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant est célibataire et sans charge de famille. Il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où vivent son frère et sa sœur selon ses déclarations, il est sans emploi et ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle en France où il est connu des services de police. En outre, il ne produit aucun justificatif de nature à attester d'un quelconque suivi médical. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour, et au fait qu'il se soit déjà soustrait à deux précédentes mesures d'éloignement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant le délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; /() / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
9. En l'espèce, la décision attaquée vise les articles L. 612-2 et L. 612-3 précités et mentionne que M. A est entré irrégulièrement sur le territoire français fin 2015, qu'il ne justifie d'aucune circonstance particulière pour s'être maintenu irrégulièrement sur le territoire français, qu'il s'est soustrait à deux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet et que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Ainsi et contrairement à ce que soutient M. A, la décision attaquée comporte des éléments de motivation en fait suffisants au regard des exigences des dispositions précitées.
En ce qui concerne l'interdiction de retour
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
11. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaitre les motifs. Cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi. Il ressort de la lecture de la décision attaquée qu'elle indique la date d'entrée de M. A en France et donc nécessairement la durée de sa présence en France, que l'intéressé ne démontre pas de liens personnels et familiaux en France suffisamment anciens, intenses et stables, qu'il s'est soustrait à deux précédentes mesures d'éloignement et que son comportement constitue une menace à l'ordre public. Il s'ensuit que la motivation de la décision interdisant à M. A de revenir sur le territoire français pour une durée de deux ans atteste de la prise en considération par le préfet de la Vienne des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité. Dans ces conditions, elle n'est pas entachée d'une insuffisance de motivation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination
12. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de renvoi doit par voie de conséquence, être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
14. La décision vise l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que le requérant n'a fait état d'aucun élément permettant de penser qu'il encourrait des risques de traitement inhumain ou dégradant en cas de retour dans son pays d'origine. Le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit par suite, être écarté.
15. Enfin, si M. A soutient que la décision fixant le pays de destination a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, son moyen n'est pas assorti de précisions permettant d'en apprécier la portée.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
16. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
17. En second lieu, l'arrêté prononçant l'assignation à résidence de M. A vise notamment l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il reprend la teneur, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il précise les éléments de faits et de droit sur lesquels il se fonde en indiquant que l'intéressé a fait l'objet le même jour d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, qu'il n'est en possession d'aucun document d'identité ou de voyage ce qui ne permet pas l'exécution d'office immédiate de son obligation de quitter le territoire français et que la crise sanitaire a ralenti les délais d'obtention d'un " routing " vers la Côte d'Ivoire. Cette motivation a permis au requérant de connaître les raisons pour lesquelles il fait l'objet d'une telle mesure. L'arrêté attaqué est ainsi suffisamment motivé en fait et en droit et révèle, contrairement à ce qui est soutenu, un examen particulier de la situation de M. A. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la décision d'assignation à résidence et du défaut d'examen de la situation du requérant doivent être écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du 3 mai 2023 présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire de M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A, au préfet de la Vienne et à Me Bouillault.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente,
Mme Balsan-Jossa, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
S. BALSAN-JOSSA La présidente
signé
I. LE BRIS
La greffière,
signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier en chef
signé
S. GAGNAIRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026