LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2302303

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2302303

jeudi 7 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2302303
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKOUAMO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 août 2023, et des pièces complémentaires enregistrées le 6 septembre 2023, M. A D, représenté par Me Kouamo, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de procéder au réexamen de sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, par l'arrêté en litige, le préfet de la Charente-Maritime a refusé le renouvellement de son titre de séjour, ce qui nuira nécessairement à sa situation professionnelle ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- l'arrêté attaqué est signé par une autorité incompétente ;

- la décision portant refus de séjour méconnaît l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la viabilité économique de son entreprise dès lors que son précédent titre de séjour ne lui a été délivré que le 15 mars 2022, que le retard de l'administration dans la délivrance de son titre a nui à son activité économique sur l'année 2022 et que le préfet de la Charente-Maritime n'a pas pris en compte l'impact sur son activité économique de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 ;

- elle porte une atteinte disproportionné à son droit à une vie privée et familiale normale, tel qu'il est garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité dont est entachée la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2023, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 19 août 2023 sous le n° 2302252 par laquelle M. C demande l'annulation de l'arrêté du 24 juillet 2023.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de la juge des référés, Mme B ;

- les observations de Me Kouamo, représentant M. C, qui reprend les moyens soulevés dans la requête et précise que M. C se trouve en grande précarité suite au refus opposé à sa demande de délivrance d'un titre de séjour, qu'il n'a pu percevoir l'allocation d'aide au retour à l'emploi dès lors qu'il ne justifiait pas de la qualité d'autoentrepreneur et qu'elle lui a ensuite été retirée en décembre 2021 en raison de l'expiration de son titre de séjour ; que l'autorité préfectorale n'a pas tenu compte des revenus perçus au cours de l'année 2023 et, enfin, que les factures fournies justifient de la viabilité économique de son entreprise.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité camerounaise et né en février 1996, est entré en France le 26 janvier 2019 muni d'un visa de long séjour. Il a été titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " depuis le 10 décembre 2019 jusqu'au 30 septembre 2020. Après avoir obtenu un Master In Business Administration, spécialisation en Banque-Assurance et Gestion de patrimoine et immobilier à La Rochelle Business School, délivré en décembre 2020, M. C a sollicité un titre de séjour en tant qu'étudiant qui souhaite créer une entreprise, qui lui a été accordé pour la période courant jusqu'au 31 décembre 2021. Par la suite, M. C a sollicité un changement de statut afin d'obtenir un titre de séjour portant la mention " entrepreneur/profession libérale " qui lui a été délivré le 15 mars 2022. Le 24 octobre 2022, M. C a demandé le renouvellement de son titre de séjour. Par l'arrêté du 24 juillet 2023, le préfet de la Charente-Maritime a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par sa requête, M. C demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur l'étendue du litige :

3. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. () Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. ". Aux termes de l'article L. 722-7 du même code : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ".

4. Il résulte des pouvoirs confiés au juge par les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des délais qui lui sont impartis pour se prononcer et des conditions de son intervention, que la procédure spéciale prévue par ce code présente des garanties au moins équivalentes à celles des procédures régies par le livre V du code de justice administrative et est exclusive de ces dernières. Il n'en va autrement que dans le cas où les modalités selon lesquelles il est procédé à l'exécution de la décision d'éloignement emporteraient des effets qui, en raison de changements dans les circonstances de droit ou de fait survenus depuis l'intervention de cette mesure et après que le juge a statué ou que le délai prévu pour le saisir a expiré, excèdent ceux qui s'attachent normalement à sa mise à exécution.

5. Il résulte des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 3 que la requête en annulation formée par M. C le 19 août 2023 a eu pour effet de suspendre l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Dès lors, les conclusions de la requête tendant à la suspension de l'exécution de cette décision sont sans objet et, par suite, irrecevables. Elles doivent donc être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

6. L'article L. 521-1 du code de justice administrative dispose : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne l'urgence :

7. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence, compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement de titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.

8. Il est constant que M. C a bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " entrepreneur/profession libérale ", délivré, le 15 mars 2022 et valide jusqu'au 5 décembre 2022. Ainsi, l'arrêté du 23 juillet 2022 porte refus de renouvellement de ce titre de séjour, sollicité par le requérant le 24 octobre 2022. En outre, M. C fait état de ce que la décision attaquée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation dès lors notamment qu'il a conclu un contrat de prestation de services le 2 décembre 2022 avec la société Sinequanone Conseil qui devra être résilié dès lors que son titre de séjour n'a pas été renouvelé. Dans ces conditions, la condition d'urgence doit être regardée comme étant remplie.

En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

9. Aux termes de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité non salariée, économiquement viable et dont il tire des moyens d'existence suffisants, dans le respect de la législation en vigueur, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " entrepreneur/profession libérale " d'une durée maximale d'un an. " Il résulte de ces dispositions que le renouvellement d'une carte de séjour portant la mention " entrepreneur/profession libérale " est subordonné à la justification des mêmes conditions que celles prévues pour son attribution initiale, au nombre desquelles figure notamment celle de la viabilité économique de l'activité commerciale.

10. Pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. C sur le fondement des dispositions précitées, le préfet de la Charente-Maritime s'est fondé sur l'insuffisance des revenus générés par son activité.

11. En l'état de l'instruction, et au regard en particulier des justificatifs produits par M. C pour établir la viabilité économique de son entreprise et la perception de moyens d'existence suffisants, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par le préfet de la Charente-Maritime dans l'application des dispositions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les deux conditions fixées par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies. Il y a donc lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 24 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. C.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. La présente ordonnance implique que le préfet de la Charente-Maritime réexamine la situation de M. C et statue de nouveau sur sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de " entrepreneur/profession libérale " et lui délivre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Il y a lieu de lui enjoindre de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de délivrer sans délai au requérant une autorisation provisoire de séjour. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette mesure d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 900 euros à verser à Me Kouamo en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de M. C à l'aide juridictionnelle à titre définitif.

ORDONNE :

Article 1 : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'exécution de la décision du 24 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. C est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Charente-Maritime de procéder au réexamen, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance, de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. C et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Article 4 : L'Etat versera la somme de 900 euros à Me Kouamo sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission à titre définitif de M. C à l'aide juridictionnelle.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D, à Me Kouamo et au préfet de la Charente-Maritime.

Fait à Poitiers, le 7 septembre 2023.

La juge des référés,

Signé

R. B

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour le greffier en chef,

La greffière

N. COLLET

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions