mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302452 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers 96/144 heures |
| Avocat requérant | AGO SIMMALA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 10 et 15 septembre 2023, M. C A, représenté par Me Ago-Simmala, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 8 septembre 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans à compter de son éloignement ;
3°) d'annuler la décision du 8 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de cent-quatre-vingt jours ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Vienne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à son conseil en application des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, à titre subsidiaire, dans l'hypothèse où il n'obtiendrait pas le bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne les décisions dans leur ensemble :
- il n'est pas établi qu'elles aient été prises par une autorité compétente ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne conditionnent pas l'octroi d'un titre de séjour " parent d'enfant français " à la condition qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle porte atteinte à sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistrées le 2 février 2024, le préfet de la Vienne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation de la décision du 8 septembre 2023 portant assignation à résidence pour une durée de centre-quatre-vingt jours et au rejet du surplus de la requête. Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête sont infondés.
M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. B pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Heilmann, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant gabonais, né le 10 mars 1989, est entré en France une première fois en 2011 et pour la dernière fois en 2019 selon ses déclarations. Il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire valable du 7 août 2015 au 6 août 2016. Par des décisions du 8 septembre 2023, le préfet de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par une décision du même jour, le préfet de la Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de cent-quatre-vingt jours. Par une décision du 1er février 2024, le préfet de la Vienne a abrogé cette dernière décision et a assigné M. A à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions du 8 septembre 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans à compter de son éloignement, ainsi que de la décision du 8 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de cent-quatre-vingt jours.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dès lors qu'il a été statué sur la demande d'aide juridictionnelle de M. A par une décision du 15 septembre 2023, il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
3. Le préfet de la Vienne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 septembre 2023 portant assignation à résidence pour une durée de cent-quatre-vingt jours suite à son abrogation par une décision du 1er février 2024. Toutefois, la décision en litige portant assignation à résidence, M. A a dû se conformer, depuis sa notification, aux mesures restreignant sa liberté d'aller et venir. Par suite, les conditions d'un non-lieu à statuer ne sont pas réunies et l'exception de non-lieu présentée par le préfet de la Vienne ne peut être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions dans leur ensemble :
4. Par un arrêté du 4 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Vienne a donné délégation à M. Etienne Brun-Rovet, secrétaire général de la préfecture de la Vienne, signataire des décisions en litige, à l'effet de signer toutes décisions prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions litigieuses manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, la décision contestée a été prise au visa, notamment de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique qu'il a été interpellé et placé en garde à vue pour des faits de violences aggravées, qu'il ne justifie pas être entré régulièrement en France et qu'il s'y est maintenu sans titre de séjour. Dès lors, la décision attaquée, qui comporte les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée et n'est pas entachée d'un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".
7. Si M. A soutient qu'il est le père de deux enfants de nationalité française, notamment le dernier né le 6 avril 2023, d'une mère qui serait française, et qu'il contribue à l'entretien et l'éducation de ce dernier, il n'établit pas avoir contribué effectivement à l'entretien et l'éducation de son fils, de sa naissance jusqu'à la décision contestée, en se bornant à produire une dizaine de factures Auchan entre mars 2023 et août 2023 comportant plusieurs articles pour enfant d'un montant allant de 7,80 euros à 422,26 euros. Au surplus, il est constant que M. A a été condamné, par un jugement du 8 septembre 2023 du tribunal judiciaire de Poitiers, pour des faits de violence sur sa compagne, à une peine de six mois d'emprisonnement assortie d'un délai probatoire pendant deux ans et d'une interdiction d'entrer en contact avec sa compagne ou de se rendre à son domicile. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Vienne a méconnu les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. En l'absence d'éléments démontrant une implication suffisante avec ses enfants, ainsi que la réalité et l'intensité d'une vie privée et familiale sur le territoire français, alors qu'il ressort des pièces du dossier que M. A justifie de deux adresses différentes à Châtellerault, le moyen tiré de ce que le préfet de la Vienne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En quatrième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle n'a pas pour objet de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour, alors qu'au demeurant le préfet de la Vienne s'est également fondé sur les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui permettant de prendre une telle décision lorsque " Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ".
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Ainsi qu'il a été dit au point 7 du présent jugement, le requérant, qui ne vit pas avec ses enfants et qui ne peut entrer en contact avec la mère de son dernier, n'établit pas contribuer à leur entretien et leur éducation, ni entretenir avec eux des liens réguliers. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751. ".
14. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été condamné par un jugement du tribunal judiciaire de Poitiers du 8 septembre 2023 à une peine de six mois d'emprisonnement assortie d'un délai probatoire pendant deux ans, pour des faits de violences aggravées sur sa compagne. Eu égard au caractère récent de ces faits, et compte tenu de leur gravité, le préfet de la Vienne a pu considérer que la présence de M. A en France représente une menace à l'ordre public. Par suite, le préfet de la Vienne n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français () ". Selon les dispositions de l'article L. 612-10 du même code, pour décider d'édicter une interdiction de retour et en fixer la durée, " l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
16. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Vienne s'est fondé pour prononcer à l'encontre de M. A la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
17. En second lieu, il résulte de ce qui précède que M. A a été condamné récemment à une peine de six mois d'emprisonnement assortie d'un délai probatoire pendant deux ans, pour des faits de violences aggravées sur sa compagne et qu'il ne justifie pas d'une implication suffisante avec ses enfants, ainsi que de la réalité et l'intensité d'une vie privée et familiale sur le territoire français. Dès lors, le préfet de la Vienne n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
19. En deuxième lieu, la décision litigieuse vise l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui constitue le fondement en droit de la décision fixant le pays de destination, et énonce que M. A n'établit pas être exposé dans son pays d'origine à des risques de traitements contraires à la convention européenne de de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, ce qui en constitue les motifs de fait. La décision fixant le pays de destination est, dès lors, suffisamment motivée.
20. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
21. M. A soutient qu'en cas de retour dans son pays d'origine, il sera exposé à un risque de subir des traitements inhumains et dégradants, et fait état en particulier d'une situation socio-politique difficile au Gabon après le coup d'Etat militaire du 30 août 2023. Toutefois, il n'apporte aucun élément de nature à établir l'existence de risques actuels, sérieux et personnels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
22. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de la Vienne, ainsi qu'à Me Ago Simmala.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
V. B
La greffière d'audience,
Signé
T.H.L. GILBERT
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
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