Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2302737

mardi 9 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2302737
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers, rendue le 9 septembre 2025, donne acte du désistement d'instance de M. B, qui contestait le refus du Service Départemental d'Incendie et de Secours de Charente-Maritime de lui verser des indemnités horaires pour travaux supplémentaires. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal constate ce désistement sans examiner le bien-fondé de la demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 septembre 2023, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 août 2023 par laquelle le président du Conseil d'administration du Service Départemental d'Incendie et de Secours lui refuse le versement d'indemnités horaires pour travaux supplémentaires ;

2°) de condamner le Service Départemental d'Incendie et de Secours 17 à lui verser la somme de 31,50 euros correspondant aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires ;

3°) de condamner le Service Départemental d'Incendie et de Secours 17 à lui verser la somme de 500 euros en réparation des troubles subis dans ses conditions d'existence ;

4°) de condamner le Service Départemental d'Incendie et de Secours 17 à lui payer les sommes dues, majorées des intérêts au taux légal à compter de la date de la demande préalable indemnitaire avec capitalisation des intérêts échus ;

5°) de mettre à la charge du Service Départemental d'Incendie et de Secours 17 la somme de 500 euros au titre des dispositions contenues dans l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier envoyé le 23 juin 2025, M. B a été invité à confirmer expressément le maintien de sa requête, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de la justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : " 1° Donner acte des désistements () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. Conformément aux dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, une lettre invitant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions a été adressé le 23 juin 2025 à M. B, qui en a accusé réception le même jour, mentionnant qu'à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai d'un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Le requérant n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, confirmé le maintien de ses conclusions. Par suite, il doit être regardé comme s'étant désisté de l'ensemble des conclusions de la requête. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au Service Départemental d'Incendie et de Secours de Charente-Maritime

Fait à Poitiers, le 9 septembre 2025

Le président,

Signé

P. CRISTILLE

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière

N. COLLET

N°2302737