jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2302974 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DROUINEAU 1927 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 octobre 2023, la SARL Energies de Loire demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 août 2023 par lequel le maire de la commune de Mauléon a refusé de délivrer à M. A B un permis de construire pour la réalisation d'un bâtiment ouvert à usage de stabulation et de stockage avec couverture photovoltaïque situé au lieu-dit l'Augeoire.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mars 2025, la commune de Mauléon, représentée par l'AARPI Drouineau 1927, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SARL Energies de Loire au titre de l'article L. 761-1 de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable pour tardiveté, défaut d'intérêt à agir de la SARL Energies de Loire et défaut de qualité pour agir du signataire de la requête ;
- aucun des moyens n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 28 avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Boutet, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Par la présente requête, la SARL Energies de Loire demande l'annulation de l'arrêté du 18 août 2023 par lequel le maire de la commune de Mauléon (Deux-Sèvres) a refusé de délivrer à M. A B un permis de construire pour la réalisation d'un bâtiment ouvert à usage de stabulation et de stockage avec couverture photovoltaïque situé au lieu-dit l'Augeoire.
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire en litige a été déposée par M. A B. Si la SARL Energies de Loire est indiquée dans le formulaire Cerfa de demande de permis de construire en tant que " autre personne que le demandeur " à qui " les réponses de l'administration (autre que les décisions) " peuvent être adressées, elle n'apporte aucun élément pour justifier de ses liens avec le demandeur M. A B. Par suite, la société requérante n'établit pas son intérêt à agir pour contester la décision en litige, ainsi que le fait valoir la commune de Mauléon. Par ailleurs, il n'est pas établi que le signataire de la requête M. C D était habilité pour représenter la société Energies de Loire en justice, ainsi que le fait valoir la commune de Mauléon qui conteste sa qualité pour agir.
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 424-10 du code de l'urbanisme : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la décision de refus de permis de construire en litige a été notifiée au demandeur, M. A B, le 23 août 2023. Cette décision pouvait donc être contestée dans un délai franc de deux mois qui expirait le 24 octobre 2023. Par suite, la requête enregistrée par la SARL Energies de Loire le 27 octobre 2023 est tardive, ainsi que le fait valoir la commune de Mauléon.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SARL Energies de Loire est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance, sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Energies de Loire une somme de 1 200 euros que la commune de Mauléon demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la SARL Energies de Loire est rejetée.
Article 2 : La SARL Energies de Loire versera à la commune de Mauléon la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Energies de Loire et à la commune de Mauléon.
Fait à Poitiers, le 22 mai 2025.
La magistrate désignée,
Signé
M. BOUTET
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026