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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2303239

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2303239

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2303239
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Montlieu-la-Garde. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2023, M. C A demande au tribunal d'annuler l'arrêté par lequel le maire de Montlieu-la-Garde a accordé un permis de construire n° PC 017 240 23 H0018 à Mme B.

Par une lettre du 1er mars 2024, le tribunal a invité M. A à régulariser sa requête dans un délai de 15 jours, en produisant la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

3. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

4. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 1er mars 2024, M. A n'a pas, à l'expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, ni à la date de la présente ordonnance, produit la décision attaquée et n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut, dès lors, qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Fait à Poitiers, le 20 août 2024.

Le président,

Signé

A. JARRIGE

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

N. COLLET

N°2303239

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