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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2400564

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2400564

jeudi 22 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2400564
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le versement de la prime d'activité et d'une indemnité forfaitaire pour les personnels d'éducation relevant du ministre chargé de la mer, ainsi qu'un remboursement de cotisations de protection sociale complémentaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation adressée via l'application Télérecours le 26 mars 2024, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mars 2024, Mme A B demande au tribunal le versement de la prime d'activité et de l'indemnité forfaitaire pour les personnels d'éducation relevant du ministre chargé de la mer, ainsi que le remboursement partiel de cotisations de protection sociale complémentaire en santé.

Par une lettre du 26 mars 2024, le tribunal a invité Mme B à régulariser sa requête dans un délai d'un mois, en produisant la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

3. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

4. Aux termes de l'article R. 611-8-2 dudit code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ".

5. Aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce même code : " () Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a ainsi été adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

6. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 26 mars 2024 par l'application " Télérecours ", et dont elle est réputée en avoir eu connaissance, en l'absence d'accusé de réception, le 28 mars suivant en application des dispositions précitées de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, Mme B n'a pas, à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti, ni à la date de la présente ordonnance, produit la décision attaquée ou la demande que l'administration aurait implicitement rejetée, et n'a pas justifié de l'impossibilité de produire l'une ou l'autre. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut, dès lors, qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Poitiers, le 22 août 2024.

Le président,

Signé

A. JARRIGE

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

N°2400564

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