mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400580 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers JU |
| Avocat requérant | DESROCHES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mars 2024, M. B A, représenté par Me Desroches, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet de la Charente-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour temporaire d'une durée d'un an, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros qui devra être versée à son conseil en application des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à lui verser directement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté dans son ensemble est entaché d'incompétence ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ; elle est entachée d'erreur d'appréciation et méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il pouvait bénéficier d'un titre de séjour de plein droit ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnaît les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2024, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Poitiers a désigné M. C pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique, en présence de Mme Berland, greffière d'audience, et les observations de Me Desroches qui maintient ses écritures en précisant d'une part que l'état de santé de M. A est gravement altéré, nécessite que le suivi qu'il a entamé avec psychiatre et psychologue soit poursuivi, faute de quoi la situation pourrait empirer et aboutir à une issue fatale et d'autre part que la notice d'information relative à la possibilité de demander une autorisation de séjour sur un autre fondement que l'asile était particulièrement restrictive et ne répondait pas aux exigences de la réglementation en vigueur. Elle rappelle enfin que l'intéressé bénéficie d'un contrat d'insertion professionnelle et du parrainage républicain de l'adjointe au maire de la commune de La Rochelle.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant guinéen né le 25 décembre 2003, déclare être entré en France en mai 2022. Sa demande d'asile a été enregistrée le 11 mai 2022, en procédure Dublin, examinée en procédure normale par l'Office français pour les réfugiés et apatrides (OFPRA), faute de mise en œuvre de la procédure de transfert en Espagne. Par une décision du 24 mars 2024, l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile, confirmée par une décision du 25 octobre 2023 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 12 février 2024, le préfet de la Charente-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dès lors que M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mars 2024, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à ce qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
3. Par un arrêté du 11 décembre 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. Emmanuel Cayron, secrétaire général de la préfecture, a reçu délégation du préfet de la Charente-Maritime à l'effet de signer tous arrêtés et décisions qui concernent la mise en œuvre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci. Dans le cas où il est statué par ordonnance, l'autorité administrative ne peut engager l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français du demandeur d'asile dont le droit au maintien a pris fin qu'à compter de la date de notification de l'ordonnance. ".
5. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de la Charente-Maritime a visé le deuxième paragraphe de cet article en vigueur à la date de sa décision, qui correspond à la situation de M. A. La circonstance qu'il n'ait pas mentionné la dernière partie de ce paragraphe ajoutée dans la version en vigueur depuis le 28 janvier 2024 n'a aucune incidence sur la motivation de la décision, dès lors que ses dispositions ne s'appliquent pas à la situation de M. A, la CNDA ayant statué par décision lue en audience publique et non par ordonnance. Par suite le moyen tiré d'un défaut de motivation en droit du fait d'une référence à des dispositions législatives abrogées, doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la circonstance que le préfet de la Charente-Maritime a visé, entre autres, les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne s'appliquent pas au cas d'espèce, n'a aucune incidence sur la motivation en droit de la décision prise à l'encontre de M. A dès lors que les dispositions du code applicables à l'intéressé ont bien été visées dans la décision litigieuse. Par suite, le moyen tiré d'une motivation juridique erronée devra être écartée.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un étranger a présenté une demande d'asile qui relève de la compétence de la France, l'autorité administrative, après l'avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée et des conséquences de l'absence de demande sur d'autres fondements à ce stade, l'invite à indiquer s'il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l'affirmative, à déposer sa demande dans un délai fixé par décret. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles, notamment pour des raisons de santé, et sans préjudice de l'article L. 611-3, il ne pourra, à l'expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour. () ". Selon l'article D. 431-7 de ce même code : " Pour l'application de l'article L. 431-2, les demandes de titres de séjour sont déposées par le demandeur d'asile dans un délai de deux mois. Toutefois, lorsqu'est sollicitée la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article L. 425-9, ce délai est porté à trois mois. ".
8. Il ressort des pièces du dossier, et contrairement à ce que soutient le requérant, que l'administration lui a remis le 13 décembre 2022, l'information prévue par les dispositions précitées de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lesquelles il pouvait demander la délivrance d'une autorisation de séjour sur d'autres fondements que celui de l'asile, et notamment au titre de son état de santé. Quand bien même cette information ne lui aurait pas été délivrée, aucun obstacle n'empêchait, au-delà des délais prescrits, à M. A de déposer une demande d'autorisation de séjour sur ce motif. Or, l'intéressé qui se prévaut d'une situation médicale qui n'a pas été prise en compte par le préfet de la Charente-Maritime, n'a pas déposé cette demande au-delà même du délai de trois mois prévus par les dispositions de l'article D. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions susmentionnées ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, M. A soutient qu'il est en droit de bénéficier d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il se prévaut de son état de santé, notamment d'un suivi psychologique et psychiatrique au groupe hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis depuis l'été 2023, notamment une psychothérapie de type EMDR liées aux évènements vécus dans son pays d'origine. Toutefois, et comme il a été dit au point précédent, M. A n'a procédé à aucune demande d'autorisation de séjour au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait informé les services de la préfecture de quelconques problèmes de santé antérieurement à la décision litigieuse. Par suite, le préfet qui ne disposait pas, à la date de la décision attaquée, d'éléments d'information permettant d'établir que M. A, présenterait un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire, n'a pas procédé à l'examen de la situation du requérant à l'aune de considérations médicales. Ainsi, le moyen tiré de l'état de santé de l'intéressé, dont il n'est par ailleurs pas démontré par des éléments suffisamment probants qu'il ne pourrait être pris en charge dans son pays d'origine, pour justifier de l'impossibilité à l'obliger à quitter le territoire français, doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. M. A soutient que la mesure d'éloignement prise à son encontre aura pour effet de le priver de son suivi psychologique et psychiatrique qu'il lui est impossible de suivre dans son pays d'origine où se sont produits les évènements traumatiques ayant entraîné l'apparition de ses troubles. Toutefois, comme il a été dit au point 8, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé a demandé un titre de séjour sur ce fondement alors qu'il en avait la possibilité et que le préfet de la Charente-Maritime ait été informé de quelque façon que ce soit de ses problèmes de santé, dont il n'est pas établi, au regard des éléments produits, qu'ils sont d'une exceptionnelle gravité et ne pourraient être pris en charge dans son pays d'origine quand bien même les violences dont il se déclare victime se sont produites dans son pays. Par ailleurs, si l'intéressé fait état de témoignages qui attestent de son sérieux dans le cadre de l'apprentissage de la langue française au sein de l'association les restos du cœur, de son activité professionnelle de plongeur, et qu'il bénéficie d'un parrainage républicain depuis le 19 décembre 2023, il n'est présent sur le territoire français que depuis le 4 mai 2022, soit moins de deux ans à la date de l'arrêté préfectoral. Célibataire, sans enfant, il a passé la plus grande partie de sa vie dans son pays d'origine et ne bénéficie en France d'aucune relation familiale. Les premiers liens personnels qu'il a pu nouer sur le territoire national ne peuvent être qualifiés d'intenses et de stables du fait de leur caractère encore récent. Par suite, il ne peut soutenir que le préfet de la Charente-Maritime a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant la décision contestée.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté du 12 février 2024 que le préfet de la Charente-Maritime a visé les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'il a indiqué, après avoir rappelé la nationalité du requérant, qu'il n'établissait pas, en dépit de ses allégations, et alors que ni l'OFPRA, ni la CNDA ne lui ont accordé la protection internationale, être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Le préfet a par ailleurs indiqué que M. A n'était pas dépourvu d'attaches familiales en Guinée où il a vécu la majeure partie de sa vie. Le préfet a ainsi énoncé de manière suffisamment précise les considérations de droit et de fait sur lesquelles il s'est fondé pour fixer le pays à destination duquel M. A doit être éloigné. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi: 1o Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile; / 2o Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral; / 3o Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative qui prononce une mesure d'éloignement peut désigner, par une décision distincte, comme pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé celui dont il possède la nationalité ou tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision qui fixe comme pays de destination celui dont il possède la nationalité ou tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible est contraire aux dispositions précitées. Par ailleurs, s'il soutient que les troubles dont il souffre sont en lien avec les traumatismes qu'il a vécus dans son pays d'origine, les pièces qu'il produit à cet égard dans le cadre du présent recours n'ont pas été adressées au préfet de la Charente-Maritime avant qu'il ne prenne sa décision, ce dernier mentionnant que : " M. B A n'a pas communiqué aux services de la préfecture des éléments faisant mention d'une altération de son état de santé (). ". Au surplus, M. A dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA et la CNDA et qui n'a, comme il a déjà été dit, déposé aucune demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoque, pour justifier l'impossibilité de retourner dans son pays d'origine, les traumatismes qu'il y a subis rendant inenvisageable le suivi d'un traitement thérapeutique sur place sans pour autant établir qu'aucune solution thérapeutique ne serait envisageable quand bien même les faits répréhensibles se seraient déroulés dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doivent être écartés.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles formulées au titre des frais de l'instance.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Charente-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 avril 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. CLa greffière d'audience,
Signé
C. BERLAND
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026