mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400626 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers JU |
| Avocat requérant | LEDEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 18 mars et le 24 avril 2024, Mme E F B, représentée par Me Ledeux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 février 2024 par lequel le préfet de la Charente-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de sept jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application et des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle lui serait refusée, à lui verser directement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée d'une erreur de faits dès lors que la requérante a effectué les démarches pour régulariser sa situation en déposant une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle méconnaît les stipulations de l'articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- La décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de la décision obligeant à quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour d'un an est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ; elle est entachée d'une erreur de faits dès lors qu'elle a effectué des démarches pour régulariser sa situation ; elle méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales d'une part parce qu'elle ne pourrait plus se soigner dans son pays d'origine, d'autre part parce qu'elle y est exposée à un danger grave ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur les liens entre la requérante et sa fille qui vit en France ; elle méconnaît les stipulations de l'articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2024, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une décision du 9 avril 2024, Mme F B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Poitiers a désigné M. C pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme I B, ressortissante vénézuélienne, née le 17 novembre 1969 à Zulia (Venezuela), est entrée en France le 20 mai 2022, accompagnée de son compagnon, M. G A. Sa demande d'asile du 4 juillet 2022 a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 17 janvier 2023, puis par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 23 mai 2023. Par un arrêté du 29 février 2024, le préfet de la Charente-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être renvoyée et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Mme F B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, Mme F B soutient que le préfet de la Charente-Maritime a entaché sa décision d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a pas mentionné sa demande de titre de séjour " étranger malade ", pour laquelle elle a fourni les documents demandés, par lettre recommandée avec accusé réception du 9 février 2024. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante a été informée dès l'enregistrement de sa demande d'asile, soit le 4 juillet 2022, de la possibilité de demander une autorisation de séjour fondée sur un autre motif, dans un délai de trois mois s'il s'agit d'un motif sanitaire. Or, l'intéressée, qui déclare souffrir d'un diabète de type 2, n'a procédé à aucune diligence en ce sens auprès des services de la préfecture dans le délai imparti. La circonstance que ces mêmes services ont répondu à sa sollicitation du 4 juillet 2023 par un courrier daté du 19 octobre de la même année qui précisait les documents à fournir dans le cadre d'une demande de titre de séjour " étranger malade ", ne présumait en rien de la recevabilité de ladite demande arrivée, en tout état de cause, hors délai, la requérante ne pouvant prétendre, comme elle le fait dans ses dernières écritures, que le certificat médical du docteur D du 25 mai 2023 constituait une circonstance nouvelle dès lors qu'il y est écrit que le diabète de type 2 dont souffre l'intéressée était diagnostiqué depuis le mois de décembre 2021, soit six mois avant l'enregistrement de sa demande d'asile et son entrée sur le territoire national. Ainsi, le préfet de la Charente-Maritime n'a pas commis d'erreur de fait en considérant que Mme F B n'avait pas adressé de demande de séjour en bonne et due forme sur un autre fondement que celui de l'asile.
3. En deuxième lieu, si Mme F B soutient que la décision contestée méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comme il a été dit au point précédent, sa demande d'autorisation de séjour sur le fondement de ces dispositions n'a pas été enregistrée du fait de sa tardiveté alors que l'intéressée n'établissait pas de circonstances nouvelles relatives à son état de santé. Par ailleurs si au soutien de son argumentation elle allègue sans nullement l'établir, qu'elle ne pourra se soigner dans son pays d'origine du fait de la pénurie de médicaments, dans un second temps, cette impossibilité de se soigner procède non plus de la pénurie de traitements, mais du coût trop élevé des médicaments qui seraient, par conséquent, bien présents au Vénézuela. Par suite, Mme F B ne peut utilement se prévaloir à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire, de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard desquelles le préfet de la Charente-Maritime qui n'en avait pas l'obligation, n'a pas examiné sa situation.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi () ". Aux termes de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
5. Mme F B soutient être exposée à un danger grave dans son pays de la part des forces de l'ordre qui la racketteraient elle et sa famille. Au soutien de ses allégations, elle fournit deux témoignages écrits dont l'authenticité ne peut être établie. Par ailleurs, si sa fille a obtenu la protection subsidiaire, les circonstances de l'octroi de cette protection ne sont pas connues, et il n'est, en tout état de cause, pas avéré, qu'elles soient similaires à celles qui ont conduit la requérante à procéder à sa demande d'asile qui lui a été refusée. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegardes des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de cette même convention : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits de libertés d'autrui ".
7. Mme F B, arrivée récemment sur le territoire national, se déclare proche de sa fille présente en France depuis 2019 et qui l'accompagnerait dans ses démarches médicales. Toutefois l'intéressée qui ne fait état d'autres relations que celles de sa fille avec laquelle elle a donc vécu séparée pendant au moins trois ans, et de son beau-fils, alors que le reste de sa famille réside au Vénézuela où elle a passé la plus grande partie de sa vie, n'atteste d'aucune intégration particulière de quelque nature que ce soit, en France. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant cette décision.
Sur la décision fixant le pays de retour
8. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination est en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois :
9. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant interdiction d'un retour sur le territoire national en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
. 10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
11. Il ressort des termes mêmes des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
12. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressée sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
13. D'une part, et comme il a déjà été dit au point 2, la demande de titre de séjour au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de Mme F B n'a pas été faite dans les délais prescrits alors qu'elle avait reçu l'information sur la possibilité de demander une autorisation de séjour sur un autre fondement que celui de l'asile et les délais pour y procéder conformément à l'article L. 431-2 de ce même code. Par suite, la requérante qui ne démontre pas que les conditions pour obtenir un titre de séjour " étranger malade " sont remplies, n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Charente-Maritime a commis une erreur de fait en motivant sa décision par l'absence d'une demande d'enregistrement de titre de séjour à l'effet de régulariser sa situation administrative.
14. D'autre part, et comme il a été dit au point 3, Mme F B n'établit pas ne pouvoir soigner son diabète de type 2 dans son pays d'origine, reconnaissant implicitement la présence sur place de traitements adaptés cependant à un coût trop élevé pour qu'elle puisse y avoir accès, cette seule circonstance restant à démontrer. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision méconnait les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15.Comme il a également été dit au point 5, la requérante n'établit pas être exposée à un danger dans son pays d'origine en dépit des deux témoignages succincts qu'elle produit et dont l'authenticité reste à démontrer, en plus de celui de sa fille, pas plus qu'elle n'établit que la protection subsidiaire accordée à sa fille procède des mêmes circonstances que celles qu'elle invoque dans le cadre du présent recours. Par suite, le préfet de la Charente-Maritime qui n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation, n'a pas méconnu les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. Par ailleurs, s'il n'est pas contesté que la fille de Mme F B vit en France avec son compagnon, cette seule circonstance n'est pas constitutive d'une erreur manifeste d'appréciation de la part du préfet qui a tenu compte pour prendre sa décision d'interdiction de retour sur le territoire français de la requérante, de la présence du reste de sa famille au Vénézuela, et notamment de ses autres enfants mais également de l'absence de liens personnels sur le territoire français. Par suite, l'impossibilité de rester avec sa fille en France où elle ne pourra plus se rendre pendant une durée d'un an à compter de son retour dans son pays d'origine où toutes ses autres relations familiales et personnelles se trouvent ne constitue pas une atteinte disproportionnée aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. Enfin, au regard de ce qui vient d'être dit dans les points précédents, et nonobstant le fait que Mme F B n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public, la décision litigieuse n'est entachée d'aucune erreur d'appréciation pour déterminer la durée pendant laquelle la requérante sera interdite de retour sur le territoire français et ne méconnait pas les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 janvier 2024 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a obligé la requérante à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais d'instance, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de Mme H est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E H et au préfet de la Charente-Maritime.
Le magistrat désigné,
Signé
F. CLa greffière d'audience,
Signé
C. BERLAND
Fait à Poitiers, le 24 avril 2024.
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026