mercredi 10 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400822 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers 96/144 heures |
| Avocat requérant | THIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 avril 2024, M. E B, représenté par Me Thiam, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2024 par lequel le préfet de la Charente-Maritime lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire national pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer, dans un délai de sept jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, un titre de séjour portant la mention " salarié temporaire " et, dans l'attente, de le munir d'une autorisation de séjour dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé et révèle un défaut d'examen personnel de sa situation ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- il méconnaît le principe du contradictoire ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'erreur d'appréciation et d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2024, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour exercer les fonctions prévues par les articles L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- et les observations de Me Thiam.
Considérant ce qui suit :
1. Le requérant, se présentant comme M. E B, ressortissant malien né le 7 novembre 2003 est entré sur le territoire français, selon ses dires, en septembre 2019. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance (ASE) en qualité de mineur non accompagné et a été confié aux services du département de la Charente-Maritime. A sa majorité, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale ". Par un arrêté du 28 février 2024, le préfet de la Charente-Maritime lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné, a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire national pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'étendue du litige :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". La procédure applicable en cas d'assignation à résidence résulte des articles L. 614-7 à L. 614-13 de ce code, ainsi que des articles R. 776-14 et suivants du code de justice administrative.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 776-14 du code de justice administrative : " La présente section est applicable aux recours dirigés contre les décisions mentionnées à l'article R. 776-1, lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence. () ". L'article R. 776-1 ne vise pas les décisions relatives au séjour.
4. M. B ayant fait l'objet, concomitamment aux autres décisions attaquées, d'une assignation à résidence en application des dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient au magistrat désigné de statuer dans un délai de quatre-vingt-seize heures à compter de l'expiration du délai de recours, outre sur cette décision, sur les décisions par lesquelles le préfet de la Charente-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. En revanche, il y a lieu de renvoyer devant une formation collégiale, seule compétente, les conclusions dirigées contre la décision par laquelle le même préfet lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ainsi que les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Charente-Maritime de délivrer un titre de séjour au requérant, qui se rattachent nécessairement aux conclusions tendant à l'annulation du refus de titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, M. Emmanuel Cayron, secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime, disposait d'une délégation de signature permanente régulièrement publiée, de M. A D, préfet de la Charente-Maritime, en date du 11 décembre 2023. Elle concerne notamment la mise en œuvre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité ayant édicté la décision doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux mentionne les textes applicables à la situation du requérant, notamment les articles de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention entre le gouvernement de la république française et le gouvernement de la république du Mali sur la circulation et le séjour des personnes du 26 septembre 1994, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. L'arrêté énumère les éléments de fait relatifs à la situation de M. B, sur lesquels elle se fonde, en particulier ses conditions d'entrée et de séjour, les rapports établis par la police de l'air et des frontières amenant à douter de l'authenticité des documents d'état-civil fournis par l'intéressé, ainsi que différents éléments relatifs à sa situation personnelle et familiale. Par suite, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et révèle que le préfet de la Charente-Maritime a procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de M. B.
7. En troisième lieu, la circonstance que le préfet de la Charente-Maritime se soit approprié l'avis émis par la direction zonale de la police aux frontières (DZPAF) Sud-Ouest ne saurait établir qu'il se serait cru lié par cet avis pour prendre l'arrêté litigieux, dès lors notamment qu'il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet a procédé à l'examen de la situation administrative et personnelle de la requérante. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui est entré sur le territoire français en 2019, est célibataire et sans enfant. Il n'établit ni même n'allègue entretenir des liens stables, anciens et intenses en France. Rien ne s'oppose à ce qu'il poursuive sa vie et sa carrière professionnelle dans son pays d'origine, le Mali, dans lequel il a vécu au moins jusqu'à 15 ans, et où résident ses parents, ainsi que des frères et sœurs. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la décision du préfet de la Charente-Maritime n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En cinquième lieu, 5. aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique ".
11. Il résulte de ces dispositions que la procédure contradictoire prévue par l'article L. 122-1 du code précité n'est pas applicable au cas où il est statué sur une demande. Par suite, M. B qui a spontanément déposé une demande de titre de séjour, ne peut pas utilement faire valoir qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations, en particulier, sur le rapport de la DZPAF Sud-Ouest, postérieurement au dépôt de cette demande, pour soutenir que l'arrêté litigieux a été pris à l'issue d'une procédure qui aurait méconnu les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire doit donc être écarté.
12. En dernier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
13. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
14. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". L'article R. 431-10 du même code prévoit que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ".
15. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
16. Pour refuser à M. B la délivrance d'un titre de séjour, le préfet de la Charente-Maritime s'est fondé, notamment, sur la circonstance que le requérant a présenté à plusieurs reprises des faux documents pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Il ressort du rapport technique établi le 4 avril 2022 par la direction zonale de la police aux frontières (DZPAF) que l'acte de naissance, produit par le requérant à l'appui de sa demande de titre de séjour, comporte plusieurs anomalies tenant à l'absence du nom de l'imprimeur et du numéro en rouge placé normalement en haut de l'acte, à une faute d'orthographe sur le mot " officier ", au bord gauche du document déchiré et à l'établissement ayant délivré l'acte. Ce rapport conclut ainsi à la présentation d'un faux document. Suite aux nouveaux documents produits par M. B, un nouveau rapport de la DZPAF du 17 novembre 2023 conclut à la présence d'incohérences et d'éléments contradictoires relatifs à la production du nouveau jugement supplétif ainsi qu'au caractère frauduleux du nouvel acte de naissance produit. Si le requérant verse aux débats un troisième jugement supplétif du 23 octobre 2023 du tribunal de grande instance de Bamako, ce dernier document, présente à nouveau des incohérences majeures similaires à celles analysées par la DZPAF, notamment des dates à nouveau incohérentes avec les précédents documents transmis. Dans ces conditions, M. B, ne peut se prévaloir de ces documents pour justifier de son identité et de son âge. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
17. Il résulte de l'ensemble de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision du 28 février 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour et les conclusions accessoires correspondantes sont renvoyées à une formation collégiale de jugement.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et au préfet de la Charente-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
R. CLa greffière,
Signé
C. BERLAND
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026