Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2400870

mardi 9 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2400870
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 avril 2024, M. A C saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il fait état des différends qui l'ont principalement opposé, notamment, à son employeur, l'Université Clermont-Auvergne, à la région Auvergne-Rhône-Alpes, à la direction départementale de la cohésion sociale du Puy-de-Dôme, au centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand, à la direction départementale des finances publiques du Puy-de-Dôme, au conseil national des Barreaux, au Défenseur des droits et en dernier lieu à la Mutuelle assurance des instituteurs de France.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative.

3. Si le requérant fait valoir que son assureur n'exécute pas le contrat d'assurance qui les lie, celui-ci relève du droit privé et est en conséquence régi par les dispositions du code civil et du code des assurances. Par suite, le présent litige, relatif à la gestion d'un contrat d'assurance conclu entre la MAIF et M. C, relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Il s'ensuit que la requête doit être rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative précité.

4. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ". Présentent notamment un caractère abusif des demandes réitérées d'un même requérant ayant directement ou indirectement le même objet ou manifestement non fondées. En l'espèce, la requête de M. C présente un caractère abusif. Il y a lieu de condamner M. C à payer une amende de 2 000 euros.

D E C I D E :

Article 1er : La requête susvisée de M. C est rejetée.

Article 2 : M. C est condamné à payer une amende de 2 000 euros.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à la directrice départementale des finances publiques de la Vienne.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Puy-de-Dôme.

Fait à Poitiers, le 9 avril 2024.

La juge des référés,

Signé

R. B

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

N°2400870

Maj 5-09-202