mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400934 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers JU |
| Avocat requérant | GOUILLON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 avril 2024, Mme F E, représentée par Me Gouillon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 mars 2024 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour vie privée et familiale, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, ou à défaut de procéder à un nouvel examen de sa situation et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour a été prise par une autorité incompétente ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 531-32 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ; elle méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ; elle est insuffisamment motivée.
La requête a été communiquée au préfet de la Charente-Maritime qui n'a produit aucune observation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue en présence de Mme Berland, greffière.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F E, ressortissante congolaise (République démocratique du Congo) née le 3 décembre 1988, déclare avoir fui son pays avec sa fille, A E, pour rejoindre la Grèce en octobre 2019 afin de solliciter l'asile. La protection internationale lui a été accordée le 19 mai 2022. Elle serait, suivant ses déclarations, entrée en France le 7 mars 2023 avec sa fille. Sa demande d'asile, enregistrée le 17 mars 2023, a été rejetée par une décision d'irrecevabilité du 30 juin 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). Par un arrêté du 20 mars 2024, le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé la Grèce, ou tout autre pays où elle serait légalement admissible, comme pays de renvoi. Mme E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour :
2. En premier lieu, M. Emmanuel Cayron, secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime, disposait d'une délégation de signature permanente régulièrement publiée, de M. B D, préfet de la Charente-Maritime, en date du 11 décembre 2023. Elle concerne notamment la mise en œuvre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité ayant édicté la décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / a) une décision d'irrecevabilité prise en application des 1° ou 2° de l'article L. 531-32 ; / () ". Aux termes de l'article L. 531-32 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut prendre une décision d'irrecevabilité écrite et motivée, sans vérifier si les conditions d'octroi de l'asile sont réunies, dans les cas suivants : 1° Lorsque le demandeur bénéficie d'une protection effective au titre de l'asile dans un Etat membre de l'Union européenne ; () ". Aux termes de l'article L. 542-3 du même code : " Lorsque le droit au maintien sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 ou L. 542-2, l'attestation de demande d'asile peut être refusée, retirée ou son renouvellement refusé ".
4. La requérante soutient que le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des articles L. 542-1 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que si elle s'est vue accorder la protection internationale en Grèce, elle ne peut bénéficier d'une protection effective dans ce pays. Elle soutient qu'en dépit de la détention de son titre de séjour en Grèce, ses conditions étaient précaires et émaillées de violences envers elle et sa fille, qu'elle a fait l'objet de trois agressions, dont une fois sous la menace d'une arme, que sa fille a été victime de viol par la personne qui l'hébergeait nécessitant son hospitalisation pendant quinze jours, que ses plaintes sont restées infructueuses, que la protection conférée par les autorités grecques est ineffective. Toutefois, et même si Mme E soutient qu'elle n'a réussi à obtenir aucun récépissé de dépôt de plainte, ni la copie du dossier médical de sa fille, elle ne démontre les faits allégués par aucune pièce. Dès lors la requérante ne peut soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'elle bénéficiait d'une protection effective dans un état membre. Ainsi, le droit de la requérante de se maintenir sur le territoire français a pris fin dès la notification de la décision de rejet de l'OFPRA, en vertu du a) 1° de l'article L. 542-2 cité au point précédent. Dans ces conditions, le préfet pouvait, le 20 mars 2024, abroger l'attestation de demande d'asile dont elle était titulaire, lui refuser un titre de séjour et obliger la requérante à quitter le territoire français, en application des dispositions du 4° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure () nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
6. Si la requérante soutient qu'elle serait exposée à des traitements inhumains en Grèce, la décision attaquée n'implique pas nécessairement un retour dans ce pays et Mme E, qui n'a introduit aucune demande de titre de séjour sur un autre fondement que l'asile, n'établit pas, comme il a été relevé au point précédent, de quelconques considérations humanitaires ou motifs exceptionnels pour se voir attribuer une carte de séjour temporaire, ses propos n'étant corroborés d'aucun document, qu'il s'agisse de témoignages, d'attestations, de procès-verbaux. De surcroît, l'OFPRA, qui a instruit sa demande, l'a rejetée pour irrecevabilité. Par ailleurs, si elle fait état de troubles psychologiques qui la conduisent à un état de vulnérabilité majeur et nécessitent une prise en charge, d'une part, elle ne produit aucun document faisant état de la réalité de ces troubles, d'autre part, à supposer qu'ils soient avérés, elle ne produit aucun élément permettant d'établir qu'elle ne pourrait pas bénéficier de cette prise en charge en Grèce, pays dans lequel elle bénéficie de la protection internationale, ou dans son pays d'origine. En outre, son enfant a vocation à rester auprès d'elle. Elle ne démontre pas avoir tissé des liens intenses et stables sur le territoire français. Par suite, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
8. Il n'est pas établi que Mme E qui, comme il a déjà été dit, n'a fait de demande de titre de séjour qu'au titre de l'asile, ne pourrait pas bénéficier des traitements appropriés à son état de santé en Grèce ou dans tout autre pays à supposer que son état de santé ait été altéré par des traitements inhumains et dégradants, aucune pièce du dossier ne venant étayer cette thèse. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ".
11. Mme E soutient que la décision attaquée méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le préfet n'est pas en situation de compétence liée, et qu'il lui appartenait d'examiner si elle remplissait les conditions d'admission au séjour. Toutefois, comme il a été dit au point 4, le droit de la requérante de se maintenir sur le territoire français a pris fin dès la notification de la décision de rejet de l'OFPRA, en vertu du a) 1° de l'article L. 542-2 cité au point précédent. Dans ces conditions, le préfet, qui a par ailleurs procédé à l'examen de la situation de la requérante au-delà de la seule prise en compte de la décision défavorable qui lui a été opposée par l'OFPRA, pouvait, le 20 mars 2024, l'obliger à quitter le territoire français, en application des dispositions du 4° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet a visé les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'il a indiqué, après avoir rappelé que la requérante bénéficiait de la protection internationale accordée le 19 mai 2022 par la Grèce, que sa jeune fille née en Turquie pouvait poursuivre sa scolarité en Grèce dans des conditions équivalentes à celles de la France, que la cellule familiale pouvait conséquemment se reconstituer dans ce pays et qu'elle n'établissait pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans ce pays. Le préfet de la Charente-Maritime a ainsi énoncé de manière suffisamment précise les considérations de droit et de fait sur lesquelles il s'est fondé pour fixer le pays à destination duquel Mme E est susceptible d'être éloignée. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme E tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 mars 2024 par lequel le préfet de la Charente-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et au préfet de la Charente-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 22 mai 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. C
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
N°2400934
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026