vendredi 19 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400977 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 avril 2024, M. B demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de faire cesser des actes de harcèlement et des violences professionnelles ;
Il soutient que l'Université de Bordeaux a violé ses droits, lui faisant subir des traitements inhumains et dégradants conduisant à un état de séquestration avec torture et actes de barbarie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondé
2. Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. À cet égard, la seule circonstance qu'une atteinte à une liberté fondamentale, portée par une mesure administrative, serait avérée, n'est pas de nature à caractériser l'existence d'une situation d'urgence au sens de ces dispositions. Il appartient au juge des référés d'apprécier objectivement, au vu des éléments que lui soumet le requérant comme de l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la condition d'urgence particulière est satisfaite, en prenant en compte la situation du requérant et les intérêts qu'il entend défendre mais aussi l'intérêt public qui s'attache à l'exécution des mesures prises par l'administration.
3. A l'appui de sa requête, M B dont les propos et les revendications sont particulièrement confus n'établit pas l'existence d'une situation d'urgence dès lors qu'il démontre par les différents documents qu'il a transmis à la juridiction qu'il est en conflit avec plusieurs institutions depuis plusieurs années. En ce sens, la situation d'urgence n'est pas caractérisée. Par ailleurs, si M. B emploie des expressions particulièrement violentes comme son état de séquestration avec acte de torture et de barbarie dont l'université de Bordeaux serait co-responsable ou encore des traitements inhumains ou dégradants qu'il subirait, il n'établit pas la réalité de tels actes de telle sorte qu'il est difficile de comprendre quels sont les agissements dont il demande la cessation en urgence. Par conséquent et en dépit de ses allégations, il n'établit pas une atteinte grave et manifestement illégale à une ou plusieurs libertés fondamentales telle que prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative qui nécessiterait l'urgence pour le juge à intervenir dans les quarante-huit heures. Par suite, la demande ainsi présentée par le requérant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut qu'être rejetée, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B.
Fait à Poitiers, le 19 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé
F. A
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