Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401140

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401140
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait un échéancier suite au refus de la caisse d'allocations familiales de la Charente de lui accorder une remise de dette de revenu de solidarité active. La juridiction a considéré que ces conclusions étaient irrecevables par leur objet même, car le tribunal n'a pas compétence pour accorder un échéancier de paiement. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mai 2024, Mme A B demande au tribunal un échéancier à la suite de la décision du 22 mars 2024 de la caisse d'allocations familiales de la Charente lui refusant une remise de dette de revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / () ".

2. Si Mme B demande au tribunal un échéancier à la suite de la décision du 22 mars 2024 de la caisse d'allocations familiales de la Charente lui refusant une remise de dette de revenu de solidarité active en faisant état de difficultés financières pour rembourser certaines de ses échéances, de telles conclusions, irrecevables par leur objet même, ne peuvent qu'être rejetées conformément au 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Poitiers, le 9 août 2024.

Le président,

Signé

A. JARRIGE

La République mande et ordonne à la préfète de la Charente en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

N°2401140