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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2401221

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401221

lundi 27 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401221
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 mai 2024, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 31 janvier 2024 par lequel la maire de Poitiers s'est opposée à sa déclaration préalable relative à l'installation d'une station relais de téléphonie mobile sur un terrain situé 64 rue de la Gibauderie ;

2°) d'enjoindre à titre principal à la maire de Poitiers de lui délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réinstruire sa déclaration préalable en prenant une décision dans le délai d'un mois ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Poitiers une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la condition d'urgence :

- la condition d'urgence est remplie compte-tenu de l'intérêt public au développement de ses installations d'intérêt collectif et de ses intérêts propres pour l'amélioration de la couverture réseau de ses abonnés et le respect de ses engagements en matière de développement de la 4G et du THD ; la partie de territoire en cause n'est pas couverte par ses réseaux ;

Sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision du 31 janvier 2024, notifiée le 5 février 2024, s'analyse comme une décision de retrait de la décision tacite de non-opposition née le 4 février 2024 sur sa demande du 3 janvier 2024 ; cette décision de retrait est intervenue sans procédure contradictoire préalable en méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- l'article U.2.2 du règlement du PLUi sur lequel l'arrêté en litige se fonde est illégal en tant qu'il conditionne l'implantation des antennes relais à une distance minimale des établissement scolaires ; en tout état de cause, pour l'application de ces dispositions, le terrain d'implantation du projet en litige doit être regardé comme situé à une distance suffisante des établissements scolaires ;

- la décision en litige est par ailleurs fondée sur une inexacte lecture des dispositions de l'article U2.13 du règlement du PLUi.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 mai 2024, la commune de Poitiers conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir que par arrêté du 22 mai 2024, la maire de Poitiers a retiré l'arrêté d'opposition à déclaration préalable du 31 janvier 2024 de sorte que la requête aux fins de suspension de l'exécution de cette dernière décision a perdu son objet.

Par un mémoire enregistré le 26 mai 2024, la société Free Mobile déclare se désister de sa requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation présentée par la société Free Mobile, enregistrée le 29 mars 2024 sous le numéro 2400825.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Poitiers a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, puis averties de la radiation de l'affaire du rôle du 27 mai 2024.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. D'autre part, l'article L. 522-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale () ". Selon l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif et () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".

3. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

4. Par un mémoire enregistré le 26 mai 2024, la société Free Mobile déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1 : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Free Mobile présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free Mobile et à la commune de Poitiers.

Fait à Poitiers, le 27 mai 2024,

La juge des référés,

Mme A

La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

G. FAVARD

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