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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2401440

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401440

mercredi 11 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401440
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDESROCHES

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance de M. B, qui contestait son expulsion du territoire français ordonnée par le préfet de la Vienne le 3 avril 2024. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. La solution retenue est donc le constat de ce désistement, sans examen au fond de la légalité de la décision d'expulsion.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 juin 2024, M. A B, représenté par Me Desroches, demande au tribunal

1°) d'annuler la décision du 3 avril 2024 par laquelle le préfet de la Vienne l'a expulsé du territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de prendre toutes les mesures utiles permettant son retour dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui restituer son titre de séjour valable jusqu'au 5 avril 2026 ;

4°) d'enjoindre à l'administration de réexaminer sa situation dans le délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991, une somme de 1 200 euros à verser à son conseil qui s'engage à renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle s'il parvient dans les six mois de la délivrance de l'attestation de fin de mission à recouvrer auprès de l'Etat la somme ainsi allouée ou, à titre subsidiaire, de mettre à la charge de l'Etat la somme 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 juin 2024.

Vu :

- l'ordonnance du juge des référés du présent tribunal n° 2401441 du 5 juillet 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Selon le 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, donner acte des désistements.

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. ".

3. Par ordonnance du 5 juillet 2024, le juge des référés du tribunal a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision visée ci-dessus du 3 avril 2024, présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Par un courrier du 5 juillet 2024, le tribunal a notifié à M. B cette ordonnance en mentionnant, qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête à fin d'annulation dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté. En dépit de cette invitation, M. B n'a pas procédé à la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai imparti. Par suite, elle est réputée s'être désistée de sa requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au Préfet de la Vienne.

Fait à Poitiers, le 11 septembre 2024.

Le président,

Signé

P. CRISTILLE

La République mande et ordonne au Préfet de la vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Le Greffier,

N. COLLET

N°2401440

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