mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2401512 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers JU |
| Avocat requérant | SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n° 2401512 et des pièces complémentaires enregistrées le 10 et le 26 juin 2024, M. G représenté par Me Masson demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel la préfète des Deux-Sèvres a refusé de lui accorder un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire et lui a interdit de revenir en France pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans le même délai et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que son conseil renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans l'hypothèse où elle lui aurait été accordée.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un défaut d'examen attentif de sa situation ; elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnait l'article L. 435-1 de ce même code ; elle méconnait l'article L. 425-9 de ce code ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle méconnait l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et entraîne des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnait l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Par une requête n° 2401522 et des pièces complémentaires enregistrées le 10 et le 26 juin 2024, Mme H B représentée par Me Masson demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel la préfète des Deux-Sèvres a refusé de lui accorder un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire et lui a interdit de revenir en France pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans le même délai et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que son conseil renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans l'hypothèse où elle lui aurait été accordée.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un défaut d'examen attentif de sa situation ; elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnait l'article L. 435-1 de ce même code ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnait l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Ont été entendus lors de l'audience publique qui s'est tenue en présence de Mme Berland, greffière, le rapport de M. D et les observations de Me Heilmann qui reprend les conclusions de la requête et soutient que la demande de titre de séjour " étranger malade " est toujours pendante.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2401512 et n° 2401522 concernent la situation au regard du séjour de deux époux de nationalité géorgienne et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. I F et Mme H B, ressortissants géorgiens, nés respectivement les 12 février et 25 mars 1983, déclarent être entrés en France irrégulièrement le 20 octobre 2023, accompagnés de leurs trois enfants mineurs, E, A et C nés respectivement le 16 juillet 2008, 6 juillet 2010 et le 13 novembre 2020 en Géorgie. Leurs demandes d'asiles enregistrées le 5 décembre 2023 ont été rejetées par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 2 février 2024. Par deux arrêtés du 15 mai 2024, la préfète des Deux-Sèvres a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et leur a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an. M. F et Mme B demandent l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes des intéressés, de prononcer leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un étranger a présenté une demande d'asile qui relève de la compétence de la France, l'autorité administrative, après l'avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée et des conséquences de l'absence de demande sur d'autres fondements à ce stade, l'invite à indiquer s'il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l'affirmative, à déposer sa demande dans un délai fixé par décret. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles, notamment pour des raisons de santé, et sans préjudice de l'article L. 611-3, il ne pourra, à l'expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour. Les conditions d'application du présent article sont précisées par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article D. 431-7 du même code : " Pour l'application de l'article L. 431-2, les demandes de titres de séjour sont déposées par le demandeur d'asile dans un délai de deux mois. Toutefois, lorsqu'est sollicitée la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article L. 425-9, ce délai est porté à trois mois. ". Enfin, aux termes de l'article L. 425-9 de ce code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. (). ".
5. D'une part il ressort des pièces du dossier que M. F a procédé à une demande de titre de séjour " étranger malade " dans les délais impartis. La circonstance qu'il a dû réitérer cette demande par voie postale au-delà du délai de trois mois réglementaire ne peut lui être reprochée dès lors qu'il avait initialement, dans les délais prescrits, adressé sa demande par voie dématérialisée comme il le lui avait été demandé. D'autre part, à la lecture de l'arrêté contesté, il est constant que la préfète qui indique que " l'intéressé n'a pas fourni d'éléments faisant apparaître qu'il se trouvait dans une situation () médicale (..) susceptible de lui octroyer un titre de séjour " a, pour prendre sa décision, pris en compte les éléments médicaux. Toutefois, dans son mémoire en défense, elle soutient en contradiction avec les termes de l'arrêté, que la situation médicale de l'intéressé n'a pas été prise en compte du fait de l'irrecevabilité de la demande, tirée de la circonstance que M. F n'établit pas disposer en France d'une résidence habituelle. Ces informations qui n'ont pas été portées à la connaissance du requérant et ne sont pas reprises dans l'arrêté en litige, viennent également en contradiction avec le courrier reçu le 27 mai 2024, soit douze jours après que l'arrêté en litige a été pris, par lequel la préfète invite M. F à se rendre en préfecture le 12 juin dans le cadre de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Par suite, la préfète qui a refusé d'octroyer un titre de séjour à M. F et à Mme B, sa compagne, en se bornant à examiner leurs situations sur le seul fondement de la demande d'asile alors même que l'instruction de la demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile régulièrement déposée est toujours pendante, n'a pas procédé à un examen suffisant de leurs situations personnelles respectives.
6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les arrêtés du 15 mai 2024 par lesquels la préfète des Deux-Sèvres a refusé d'accorder aux requérants un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire et leur a interdit de revenir en France pour une durée d'un an, doivent être annulés.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
8. L'annulation, par le présent jugement, des arrêtés attaqués implique nécessairement, en application des dispositions citées au point précédent, que la préfète des Deux-Sèvres délivre à M. F et Mme B une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur leurs cas. En revanche elle n'implique pas que la préfète délivre aux intéressés un titre de séjour. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre seulement à la préfète des Deux-Sèvres de délivrer à M. F et Mme B une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur leurs cas dans le délai de deux mois. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par les requérants.
Sur les frais liés au litige :
9. Il y a lieu d'admettre provisoirement M. F et Mme B à l'aide juridictionnelle. Par suite, leur avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Masson, avocat de M. F et de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de ses clients à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Masson de la somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. F et à Mme B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros leur sera versée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er: M. F et Mme B sont admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Les arrêtés du 15 mai 2024 par lesquels la préfète des Deux-Sèvres a refusé d'accorder à M. F et à Mme B un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire et leur a interdit de revenir en France pour une durée d'un an, doivent être annulés.
Article 3 : La préfète des Deux-Sèvres délivrera à M. F et à Mme B une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement et statuera sur leurs cas dans le délai de deux mois.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. F et Mme B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Masson renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Masson, avocat de M. F et de Mme B, une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. F et Mme B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros leur sera versée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. G, à Mme H B et à la préfète des Deux-Sèvres.
Fait à Poitiers, le 3 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. D
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026