vendredi 6 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2401695 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JAMMES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire de production de pièces enregistrés le 26 juin 2024 et le 5 août 2024, Mme D A, représentée par Me Jammes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 février 2024 par lequel la préfète de la Charente lui a refusé un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Charente de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 4 septembre 2024, le préfet de la Charente conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête est tardive et, comme telle, irrecevable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 776-2 du même code, applicable en l'espèce : " I. - Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application () des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que Mme D B, épouse A, ressortissante marocaine née le 3 mai 1992, est entrée sur le territoire le 5 avril 2019 en compagnie de son mari, M. C A, et de leur enfant. Elle a sollicité le 16 janvier 2023 l'obtention d'une carte de séjour portant la mention " salarié temporaire ". Par l'arrêté du 26 février 2024 attaqué, la préfète de la Charente a refusé à Mme A un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai. Il ressort des pièces du dossier que le pli contenant cet arrêté, qui mentionnait les voies et délais de recours ouverts à l'intéressée contre ces décisions, a été présenté le 1er mars 2024 au 1 rue Plumejeau, appartement n°3, à Cognac (Charente), adresse que l'époux de la requérante avait lui-même déclarée à l'administration comme étant celle de leur domicile dans deux courriers du 10 octobre 2023 et du 18 décembre 2023. Le pli contenant l'arrêté attaqué a été retourné à la préfecture le 20 mars 2024 avec la mention " pli avisé et non réclamé " et pas " n'habite pas à l'adresse indiquée ", ce qui indique que le domicile de l'intéressée était bien, à cette date, fixé à cette adresse. S'il est constant que la requérante avait indiqué aux services préfectoraux, lors de sa demande initiale de titre de séjour, qu'elle était domiciliée chez un ami à une autre adresse située à Cognac, il ressort de ce qui a été plus haut que son époux a, par la suite, lui-même rectifié cette information auprès de l'administration préfectorale. L'arrêté attaqué doit ainsi être réputé avoir été notifié le 1er mars 2024. Le délai de trente jours dont Mme A disposait pour former un recours contentieux contre cet arrêté expirait ainsi le 1er avril 2024. La remise par l'administration d'une copie de cette décision, le 27 mai 2024, n'a pas eu pour effet de faire courir à nouveau ce délai. La requête de Mme A, enregistrée le 26 juin 2024, est ainsi tardive et par suite manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter, dans toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A et au préfet de la Charente.
Copie pour information en sera transmise au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Fait à Poitiers, le 6 septembre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
L. Campoy
La République mande et ordonne au préfet de la Charente en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026