LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2401910

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401910

lundi 22 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401910
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 juin 2024 de la commission de l'académie de Poitiers refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant A. Les requérants, représentants légaux de l'enfant, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants se bornant à évoquer un bouleversement sans démontrer une atteinte grave et immédiate à leur situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 juillet 2024, Mme C F et M. E D, agissant en leur qualité de représentants légaux de leur fille mineure A, représentés par Me Duclos, demandent au juge des référés :

1°) de leur accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 17 juin 2024 par laquelle la commission de l'académie de Poitiers devant laquelle sont formés les recours administratifs préalables obligatoires exercés contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction dans la famille a rejeté leur réclamation préalable obligatoire formée contre la décision du 16 mai 2024 du directeur académique des services de l'éducation nationale de la Charente leur refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant A ;

3°) d'enjoindre à titre provisoire, à la rectrice de l'académie de Poitiers de délivrer l'autorisation sollicitée ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation de leur enfant A, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à leur conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que leur enfant bénéficiait déjà d'une instruction dans la famille depuis trois ans ; la modification de son mode d'instruction constituera un bouleversement de leurs conditions de vie ; cela les contraint à inscrire en urgence leur enfant dans un établissement à la rentrée de septembre 2024 ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée ;

- en effet, elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'une situation propre à leur enfant motivait ce projet éducatif au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant.

Vu :

- la requête, enregistrée sous le n° 2401909, par laquelle Mme F et M. D demandent au tribunal d'annuler la décision du 17 juin 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de Mme F et M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.

4. Pour justifier de l'urgence attachée à la suspension de l'exécution de la décision attaquée du 17 juin 2024, Mme F et M. D se bornent à soutenir que la modification du mode d'instruction de leur enfant constituera un bouleversement de leurs conditions de vie et que cela les contraint à inscrire en urgence leur enfant dans un établissement scolaire à la rentrée de septembre 2024. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du projet éducatif élaboré par les requérants et soumis à l'autorité administrative dans le cadre de la demande d'instruction dans la famille, que la situation propre de leur enfant soit incompatible avec les modalités d'enseignement dispensées en établissement scolaire. Par ailleurs, les autorisations d'instruction en famille sont désormais délivrées annuellement, sans droit acquis au renouvellement, et la circonstance qu'une autorisation ait précédemment été octroyée ne crée pas, en soi, de situation d'urgence présumée, alors qu'au demeurant la requête à fin de suspension n'a été enregistrée que le 19 juillet 2024. Il résulte de ce qui précède que la condition tenant à l'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie.

5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête, y compris les conclusions tendant au prononcé d'une injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme F et M. D sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus de la requête de Mme F et M. D est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C F et M. E D.

Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Poitiers.

Fait à Poitiers, le 22 juillet 2024.

Le juge des référés,

Signé

V. B

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

G. FAVARD

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions