mercredi 24 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2401934 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2024, la société Transport Anousa Jean Valérie doit être regardée comme demandant au juge des référés d'ordonner au préfet de la Vienne, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de délivrer à M. C B une autorisation de travail pour la période estivale de l'année 2024.
La société requérante, société de transport de marchandises, indique que plusieurs de ses chauffeurs ont démissionné depuis mars 2024, que la demande est forte, qu'un de ses clients lui facture des pénalités en l'absence de chauffeurs supplémentaires, qu'elle souhaite recruter jusqu'au 6 septembre 2024 M. C B, titulaire d'un titre de séjour " étudiant " valable jusqu'au 18 novembre 2024, pour lequel elle a effectué une demande auprès de la préfecture de la Vienne pour une demande d'embauche à temps plein en tant que chauffeur livreur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".
3. La société Transport Anousa Jean Valerie, qui ne précise pas sur quelles dispositions elle entend se fonder, indique dans le titre de sa requête qu'elle présente une " demande de référé URGENCE ". Dans ces conditions, alors qu'elle produit la confirmation de son dépôt d'une demande d'autorisation de travail pour M. B en date du 23 juillet 2024, et à supposer que la société requérante demande, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet de la Vienne de délivrer à M. B une autorisation de travail pour la période estivale de l'année 2024, la société ne développe toutefois aucun moyen de droit au soutien de sa demande. En conséquence, cette requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité définie par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Transport Anousa Jean Valerie est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Transport Anousa Jean Valerie et au préfet de la Vienne.
Fait à Poitiers, le 24 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé
V. A
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
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