lundi 26 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2402085 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VERDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er et 19 août 2024, M. C A, représenté par Me Verdier, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 4 juin 2024 par laquelle la présidente de l'université de Poitiers a rejeté sa candidature au master 1 de Droit de l'entreprise et des affaires au titre de l'année universitaire 2024-2025 ;
3°) d'enjoindre à la présidente de l'université de Poitiers de l'inscrire à ce Master 1 pour l'année universitaire 2024-2025 ;
4°) de mettre à la charge de l'université de Poitiers la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la condition urgence est remplie dès lors que le début de l'année universitaire est imminent, que l'exécution de la décision en litige aurait pour effet de le priver de la possibilité de poursuivre ses études lors de celle-ci, alors que toutes ses demandes d'admission dans des formations similaires ont été rejetées, faisant ainsi obstacle à la réalisation de son projet professionnel ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ;
- elle est dépourvue de base légale dès lors que les délibérations du conseil d'administration de l'université de Poitiers fixant les capacités d'accueil pour l'accès à la première année du 2e cycle conduisant au diplôme national de master pour l'année 2024 et 2025, les attendus et les critères généraux d'examen des candidatures n'ont pas fait l'objet d'une publicité adéquate et n'ont pas été transmises à la rectrice de l'académie de Poitiers pour contrôle de légalité ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que la présidente de l'université de Poitiers, seule compétente, s'est regardée comme liée par la décision du jury d'admission ;
- elle est entachée d'un vice de procédure qui l'a privé d'une garanti dès lors que le jury d'admission n'a pas été régulièrement désigné par la présidente de l'université.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 août 2024, l'université de Poitiers, représentée par la SCP Gand-Pascot, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés sont mal fondés et qu'il n'existe ainsi pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n°2401963 enregistrée le 24 juillet 2024 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision en litige.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Genest, représentant l'université de Poitiers qui a conclu aux mêmes fins que son mémoire en défense et par les mêmes moyens.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé un dossier de candidature en vue d'être inscrit, au titre de l'année universitaire 2024-2025, à la formation de la première année conduisant au diplôme de master de Droit de l'entreprise et des affaires de l'université de Poitiers. Sa demande a été rejetée par une décision du chef d'établissement du 4 juin 2024 au motif que le niveau académique de l'intéressé présentait des fragilités dans au moins une des disciplines jugées fondamentales par le jury. Par la présente requête, M. A demande la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la demande de suspension :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
4. Aucun des moyens soulevés par M. A à l'encontre de la décision du 4 juin 2024 par laquelle la présidente de l'université de Poitiers a rejeté sa candidature au master 1 de Droit de l'entreprise et des affaires au titre de l'année universitaire 2024-2025, et tirés d'un défaut de base légale en raison d'une publicité inadéquate des délibérations du conseil d'administration de l'université de Poitiers fixant les capacités d'accueil pour l'accès à la première année du 2e cycle conduisant au diplôme national de master pour l'année 2024 et 2025, les attendus et les critères généraux d'examen des candidatures et d'un défaut de transmission à la rectrice de l'académie de Poitiers pour contrôle de légalité, d'une erreur de droit en ce que la présidente de l'université de Poitiers, seule compétente, s'est regardée comme liée par la décision du jury d'admission et d'une désignation irrégulière du jury d'admission par la présidente de l'université n'est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Par suite, M. A n'est pas fondé à demander la suspension de son exécution sans qu'il soit besoin de rechercher si la condition tenant à l'urgence est remplie. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à l'université de Poitiers et à Me Verdier.
Fait à Poitiers, le 26 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
A. B
La République mande et ordonne la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026