LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402092

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402092

mardi 6 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402092
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme C, fonctionnaire stagiaire à l’EHESP, concernant son affectation, la validation de son stage et sa titularisation. La requête a été jugée irrecevable faute de requête distincte en annulation et d’exposé de moyens sérieux, et dépourvue d’urgence. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, Mme B C demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions concernant son affectation au titre de ses fonctions de directrice d'établissement sanitaire social et médico-social prévue en semaine 35, 36, 37, 38 début septembre 2024, la validation du stage arrêtée par la commission de notation prévue en novembre 2024 en semaine 45 et la décision de titularisation prévue en décembre 2024 en semaine 50.

Elle soutient que :

- l'action en urgence se justifie et est permise par la décision non entièrement exécutée ;

- il y a lieu de se référer aux pièces jointes s'agissant des arguments constituant l'illégalité des décisions en litige.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article R. 522-1 de ce code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.

3. Mme C est fonctionnaire stagiaire dans le corps des directeurs d'établissement sanitaire, social et médico-social, à l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP). Elle demande, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions concernant son affectation au titre de ses fonctions de directrice d'établissement sanitaire social et médico-social prévue en semaine 35, 36, 37, 38 début septembre 2024, la validation du stage arrêtée par la commission de notation prévue en novembre 2024 en semaine 45 et la décision de titularisation prévue en décembre 2024 en semaine 50.

4. Il résulte de l'instruction que Mme C n'a pas présenté de requête distincte comportant des conclusions à fin d'annulation des décisions dont elle demande la suspension. Par ailleurs, la requérante ne développe pas de moyens intelligibles s'agissant de l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées en se bornant à renvoyer aux pièces du dossier et notamment à sa requête à fin d'annulation concernant d'une part les évaluations de ses stages réalisés dans les hôpitaux Sud-Charente et au centre hospitalier d'Angoulême notifiées respectivement les 9 avril et 25 mars 2024 et, d'autre part, le compte rendu d'entretien avec la direction des ressources humaines du 6 mai 2024 notifié le 22 mai 2024. Enfin, la requérante ne justifie aucunement de l'urgence à suspendre l'exécution des décisions attaquées. Dans ces conditions, les conclusions à fin de suspension présentées par Mme C sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont manifestement irrecevables et dépourvues de caractère d'urgence. Elles doivent par suite être rejetées par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C.

Copie en sera adressée à l'Ecole des hautes études en santé publique, aux hôpitaux Sud-Charente et au centre hospitalier d'Angoulême.

Fait à Poitiers, le 6 août 2024.

La juge des référés,

Signé

M. A

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions