LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402122

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402122

mardi 6 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402122
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A, professeure d'anglais. Celle-ci contestait le refus de mutation au lycée du Bois d'Amour, estimant que l'urgence était caractérisée par la rentrée scolaire imminente et que la décision était entachée d'un doute sérieux sur sa légalité, en raison d'une erreur dans le calcul des points de mutation. Le juge a toutefois estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressée n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou à l'intérêt public. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 août 2024, Mme B A, représentée par Me Lelong, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 3 juin 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Poitiers a refusé sa mutation au lycée du Bois d'Amour de Poitiers au titre de l'année 2024, ensemble le courriel du 3 juillet 2024 par lequel cette même autorité a rejeté son recours gracieux contre cette décision, ainsi que, par voie de conséquence, la suspension de l'exécution de la décision par laquelle la rectrice de l'académie de Poitiers a nommé une autre enseignante sur le poste du lycée du Bois d'Amour, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;

2°) d'enjoindre, à titre provisoire, à la rectrice de l'académie de Poitiers de la nommer sur au lycée du Bois d'Amour, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence posée par les dispositions du premier alinéa de l'article L. 521-1

du code de justice administrative est satisfaite dès lors que les décisions contestées concernent la rentrée de septembre 2024 et qu'elles auront produit leurs effets avant que n'intervienne un ugement au fond ;

- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions dont elle demande la suspension ; la décision du 3 juin 2024 ainsi que celle du 3 juillet suivant ne comportent pas le nom, prénom et la qualité de leur signataire, pas plus qu'elle ne comporte de signature en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ; elles méconnaissent les dispositions combinées de l'article L. 512-18 du code général de la fonction publique, des articles L. 512-19, L512-20, L. 512-21, L. 512-22, R. 931-2, R. 931-3, R. 931-4 et R. 931-5 du code de l'éducation ainsi que de l'article 39-1 du décret n°72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés et des lignes directrices de gestion académiques relatives à la mobilité des personnels du 5 mars 2024, en ce que, compte tenu des 670 points de mutation dont elle disposait au regard de son ancienneté de poste et de service, elle pouvait prétendre à une mutation au lycée du Bois d'Amour, dont le poste de professeure d'anglais a été attribué, par erreur, par les services du rectorat à une autre professeur disposant de moins de points qu'elle, dont le poste au lycée Henri IV a été supprimé à la rentrée scolaire 2024-2025.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 4 août 2024 sous le n° 2402123 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Campoy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier que Mme B A, professeure certifiée de classe normale d'anglais titulaire, affectée au lycée Aliénor d'Aquitaine de Poitiers, a sollicité le 15 mars 2024 sa mutation au lycée du Bois d'Amour de Poitiers. Par une décision du 3 juin 2024, la rectrice de l'académie de Poitiers a rejeté sa demande au motif que ses points de mutation étaient insuffisants pour lui permettre d'obtenir une telle mutation. Par un courriel du 3 juillet 2024, cette même autorité a rejeté le recours gracieux de l'intéressée contre sa précédente décision. Mme A demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de ces deux décisions, ensemble celle par laquelle la rectrice de l'académie de Poitiers a nommé une autre enseignante sur le poste du lycée du Bois d'Amour.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

3. Il résulte de ces dispositions que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. Pour justifier de la situation d'urgence qu'elle invoque, Mme B A se borne à soutenir que les décisions contestées produiront leurs effets à la rentrée de septembre 2024, avant que n'intervienne un jugement au fond, sans faire d'aucun élément indiquant que ces décisions porteraient une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle, familiale ou professionnelle. Dans ces conditions, et compte tenu de l'intérêt public s'attachant au bon fonctionnement du service public de l'enseignement dans l'académie de Poitiers à la rentrée scolaire 2024-2025, la condition d'urgence, qui doit s'apprécier objectivement et globalement, ne peut être regardée comme remplie. Dès lors, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par Mme A ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera transmise à la rectrice de l'académie de Poitiers.

Fait à Poitiers, le 6 août 2024.

Le juge des référés,

signé

L. Campoy

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions