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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402299

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402299

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402299
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formationétrangers JU
Avocat requérantBOUILLAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 août 2024, M. A B, représenté par Me Bouillault, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 août 2024 par lequel le préfet de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté dans son ensemble est entaché d'incompétence ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ; le préfet de la Vienne a commis une erreur d'appréciation et méconnu l'article L. 611-1-5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; elle viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu de la durée de son séjour et du contrat de travail à durée indéterminée qu'il a conclu en janvier 2024 ; elle est entachée pour ce motif d'une erreur d'appréciation de sa situation personnelle ;

- la décision portant refus de délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ; elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est insuffisamment motivée ; elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée.

Le préfet de la Vienne a produit des pièces complémentaires enregistrées le 30 août 2024.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 septembre 2024, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Poitiers a désigné M. E comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers sur lesquelles il est statué selon les procédures visées au chapitre Ier du titre II du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les observations de Me Bouillault, représentant M. B, qui reprend les conclusions et les moyens de la requête en insistant sur les points suivants : le préfet de la Vienne a édicté cet arrêté à la suite d'une simple mesure de garde à vue, le temps d'interroger M. B ; M. B n'a pas été condamné ; l'enquête se poursuit mais les délais d'instruction sont extrêmement longs ; en attendant la fin de cette instruction, M. B a été placé en détention provisoire car il ne dispose pas de passeport et le juge a estimé qu'il ne disposait pas de garantie de représentation et était susceptible de repartir à tout moment ; les velléités de vengeance manifestées par la famille de la victime dans l'affaire où le nom de M. B apparaît explique aussi la décision de le placer en détention provisoire ; cette mesure n'est donc pas motivée par l'existence d'une menace à l'ordre public ; M. B est présumé innocent ; l'autorité préfectorale ne pouvait déduire de la détention provisoire que le requérant constitue une menace à l'ordre public ; M. B conteste fermement les accusations de viol portées à son encontre ; certes, le préfet de la Vienne a le droit de ne pas attendre une condamnation pénale pour prendre son obligation de quitter le territoire français, toutefois il faut que la matérialité des faits ne soit pas contestée ; or, elle l'est en l'espèce ; la détention provisoire n'est pas en soi un indice de gravité des faits ; la matérialité des faits reprochés n'est pas établie ; la volonté de M. B de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite ne suffit pas à constituer une menace à l'ordre public ; le préfet de la Vienne a commis une erreur d'appréciation de sa situation.

Le préfet de la Vienne n'était pas présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant tunisien né le 15 novembre 1994, est entré en France, selon ses déclarations, le 12 août 2022. Interpellé le 15 août 2024 et placé en garde à vue, il a fait l'objet par l'arrêté du 17 août 2024 du préfet de la Vienne d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, à destination de son pays d'origine. Le préfet de la Vienne a assorti la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur l'arrêté pris dans son ensemble :

2. Par un arrêté du 1er juillet 2024, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour et accessible en ligne sur le site internet de la préfecture de la Vienne, dans la rubrique " publications - Recueil des actes administratifs ", dans des conditions garantissant la fiabilité et la date de mise en ligne de tout nouvel acte, M. D C, sous-préfet de Montmorillon, a reçu délégation du préfet de la Vienne à l'effet de signer, lorsqu'il assure le service de permanence, toute décision nécessitée par une situation d'urgence et notamment les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi et les décisions concernant l'interdiction de retour. Par ailleurs, il tient nécessairement de cette délégation de compétence pour signer la décision portant refus de délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté en litige vise les dispositions du 1° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel est fondée la décision portant obligation de quitter le territoire français, les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du même code, ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet de la Vienne y rappelle que l'intéressé n'est en possession d'aucun document d'identité, qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire national sans avoir sollicité de titre de séjour, qu'il a été interpellé le 16 août 2024 par les services de police de Poitiers et placé en garde à vue pour des faits de viol. La décision portant obligation de quitter le territoire français est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait. Le moyen tiré du défaut de motivation doit par suite être écarté.

4. En deuxième lieu, il ressort de cette motivation que le préfet de la Vienne a bien procédé à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant.

5. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; ".

6. M. B conteste être coupable de faits de viol qui lui sont reprochés. Il souligne que l'enquête se poursuit que sa détention provisoire actuelle ne constitue pas une preuve de sa culpabilité et invoque le principe de présomption d'innocence en l'absence de condamnation pénale. Toutefois, la mise en examen de M. B n'a pu être prononcée, conformément à l'article 80-1 du code de procédure pénale, que parce qu'il existait des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'il ait pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions dont était saisi le juge d'instruction. Ainsi compte tenu de la gravité des faits ayant conduit au placement en détention provisoire de M. B, indépendamment de la durée de la présence en France de ce dernier et de sa situation professionnelle, le préfet de la Vienne n'a pas fait une inexacte application des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'obligeant à quitter le territoire français au motif que son comportement constitue une menace pour l'ordre public.

7. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. Il ressort des pièces du dossier que la présence en France de M. B est récente et qu'il n'y dispose d'aucune attache particulière. Si M. B se prévaut de l'exercice d'une activité professionnelle grâce à un contrat à durée indéterminée en qualité de poseur de fibre optique, il n'enjustifie pas . M. B n'apporte pas non plus d'éléments suffisants pour attester d'un hébergement ni de ressources stables en France. En outre, il n'établit pas être dépourvu de liens dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans. Par ailleurs, au regard des éléments évoqués au point 6 du jugement, les faits reprochés à M. B constituent une menace à l'ordre public dont la gravité ne rend pas disproportionnée l'atteinte portée par la décision portant obligation de quitter le territoire français à la vie familiale du requérant aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, l'arrêté contesté vise les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. B est entré irrégulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu, que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, que M. B a déclaré son intention de ne pas se conformer à une mesure d'éloignement. Par suite, la décision portant refus de délai de départ est suffisamment motivée.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré irrégulièrement en France et s'y est maintenu depuis lors sans avoir tenté de régulariser son séjour. En outre, il ressort du procès-verbal de son audition du 16 août 2024 par l'officier de police judiciaire de Poitiers qu'il n'envisage pas de quitter le territoire français. Dans ces conditions, et alors que le préfet de la Vienne ne s'est pas fondé exclusivement, pour prendre la décision en litige, sur la menace à l'ordre public qu'il pourrait représenter mais a relevé également l'intention de l'intéressé de se soustraire à l'exécution d'une mesure d'éloignement, l'autorité préfectorale n'a pas méconnu les dispositions citées au point précédent en refusant d'accorder un délai de départ volontaire au requérant, ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, la décision litigieuse vise l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui constitue le fondement en droit de la décision fixant le pays de destination, et énonce que M. B n'établit pas être exposé dans son pays d'origine à des risques de traitements contraires à la convention européenne de de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce qui en constitue les motifs de fait. La décision fixant le pays de destination est, dès lors, suffisamment motivée.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

15. M. B soutient qu'en cas de retour dans son pays d'origine, il sera exposé au risque de subir des traitements inhumains et dégradants. Toutefois, il n'apporte aucun élément de nature à établir l'existence de risques actuels, sérieux et personnels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

17. Si le requérant soutient que la décision en litige est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne fait pas mention de la durée de sa présence sur le territoire national et de l'existence ou pas d'une mesure d'éloignement précédente ou de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, il ressort de cette décision que le préfet de la Vienne, après avoir visé les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont des extraits sont reproduits, a indiqué que M. B est en situation irrégulière depuis son entrée sur le territoire le 12 août 2022. Il a, également, mentionné que le requérant ne faisait pas état de circonstances humanitaires permettant de justifier l'interdiction de retour sur le territoire français, et que ses liens privés et familiaux en France n'étaient pas caractérisés par leur ancienneté, leur stabilité ni leur intensité. Enfin, la décision mentionne également que M. B est défavorablement connu des services de police et de justice. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne a permis à l'intéressé de connaître les motifs de droit et de fait qui fondent sa décision, au regard des critères prévus par les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cités au point précédent. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 août 2024 du préfet de la Vienne doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Vienne.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

P. ELa greffière,

Signé

T.H.L. GILBERT

La République mande et ordonne au préfet de la Vienne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

D. GERVIER

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