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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402367

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402367

mardi 12 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402367
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A et Mme C dirigée contre un permis de construire délivré par le maire des Mathes. Les requérants n'ont pas produit, dans le délai imparti, l'un des justificatifs exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme (titre de propriété, bail, etc.) pour établir la régularité de leur occupation du bien. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 août 2024, M. B A et Mme D C, représentés par Me Ledeux, demandent au tribunal l'annulation de l'arrêté du 19 mars 2024 par lequel le maire de la commune des Mathes a délivré un permis de construire n° PC 017225 23N00774, ensemble la décision du 26 juin 2024 de rejet de leur recours gracieux.

Par une lettre du 10 septembre 2024, le tribunal a invité les requérants à régulariser leur requête dans un délai de quinze jours, en produisant l'un des justificatifs prévus par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-4 du même code : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant () ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui leur a été adressée le 10 septembre 2024 par le biais de l'application Télérecours dont ils ont pris connaissance le même jour, M. A et Mme C n'ont pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui leur était imparti, produit l'un des documents prévus par les dispositions citées au point 2 de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Par suite, leur requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut, dès lors, qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A et de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et Mme D C.

Fait à Poitiers, le 12 novembre 2024.

La présidente,

Signé

I. LE BRIS

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Signé

S. GAGNAIRE

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