LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402392

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402392

jeudi 5 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402392
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 22 août 2024 par laquelle la commission de l'académie de Poitiers a refusé à M. et Mme A l'autorisation d'instruire leur enfant en famille. Le juge constate que les requérants n'ont pas produit de requête distincte en annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, leur demande de suspension est irrecevable et rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 septembre 2024, M. B A et Mme F D E A, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 22 août 2024 par laquelle la commission de l'académie de Poitiers a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision en date du 19 juillet 2024 par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) de la Vienne leur a refusé l'autorisation d'instruire en famille leur enfant C A D au titre de l'année scolaire 2024-2025 ;

3°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Poitiers de leur délivrer l'autorisation d'instruire leur enfant en famille sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation ou, à titre subsidiaire, de procéder à un réexamen de leur demande ;

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence posée par les dispositions du premier alinéa de l'article L. 521-1

du code de justice administrative est satisfaite dès lors qu'il est de la volonté de leur fille C de poursuivre son instruction en famille et de la volonté de ses parents d'exercer la liberté d'enseignement reconnue par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international sur les droits civils et politiques, la Convention européenne des droits de l'homme et ses protocoles additionnels et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; de plus, une scolarisation contrainte constituerait une violence éducative ordinaire, interdite en vertu de la loi n° 2019-721 du 10 juillet 2019 dès lors qu'en refusant de prendre en compte leur demande d'instruction en famille, la rectrice, d'une part, nie les besoins physiques et psychologiques de leur fille, qui manifeste de l'angoisse à l'idée d'être scolarisée car elle ne supporte pas les contraintes liée à la collectivité en établissement scolaire et, d'autre part, méconnaît la nécessité de respecter une continuité pédagogique dans les apprentissages de leur fille alors même que celle-ci jouit d'une grande autonomie et a pris de l'avance sur certaines matières et attendus du programme du cycle 3 ; le caractère urgent de cette décision est également justifié par l'entrée dans l'adolescence de leurs fille qui connaît des transformations significatives tant sur le plan physique que mental et doit gérer cette évolution interne de manière délicate ;

- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont ils demandent la suspension ; la procédure dont ils ont fait l'objet est irrégulière dès lors que la rectrice ne justifie pas de la désignation des membres titulaires et suppléants de la commission, ni de ce que ceux de ses membres, qui étaient effectivement présents durant la séance au cours de laquelle a été adoptée la décision litigieuse, auraient tous signé le procès-verbal de cette séance ; la décision dont la suspension est demandée méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation en ce que les parents n'ont pas à faire la démonstration d'une situation propre à l'enfant et que l'administration n'a pas à contrôler l'existence de cette situation, qui n'entre pas en ligne de compte pour obtenir l'autorisation puisque les seules convictions pédagogiques des parents suffisent ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant dès lors que le fait d'être instruit en famille est, en soi, une situation propre motivant le projet éducatif et qu'en outre, la scolarisation imposera à leur fille un rythme commun, inadapté à cette dernière sans introduire le moindre avantage relativement au projet d'instruction projeté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Campoy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " () lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci () est irrecevable (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".

2. Si M. B A et Mme F D E A ont joint à l'appui de leur requête une copie de ce qu'ils présentent comme un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision du 22 août 2024 par laquelle la commission de l'académie de Poitiers a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision en date du 19 juillet 2024 par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) de la Vienne leur a refusé l'autorisation d'instruire en famille leur enfant C A D au titre de l'année scolaire 2024-2025, il ne résulte pas de l'instruction qu'ils auraient demandé, par une requête séparée, l'annulation de cette décision. Par suite, à défaut de requête au fond, leurs conclusions à fin de suspension doivent être écartées comme irrecevables.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A et de Mme D E A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Mme F D E A ainsi qu'à la rectrice de l'académie de Poitiers.

Fait à Poitiers, le 5 septembre 2024.

Le juge des référés,

Signé

L. CAMPOY

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions