LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402845

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402845

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402845
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l’annulation en urgence de la décision du préfet de la Vienne du 12 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le juge a relevé que la demande d’annulation était manifestement irrecevable, car le juge des référés ne peut, sans excéder sa compétence, prononcer l’annulation d’une décision administrative, cette compétence relevant du juge du fond. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L.511-1, L.521-1 et L.522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 octobre 2024 Mme A B demande au tribunal " en urgence " d'annuler la décision du 12 juin 2024 par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à destination de son pays d'origine et a prononcé une interdiction de retour en France pendant un an.

Elle soutient que :

- la décision en litige repose sur une erreur matérielle dès lors que contrairement à ce que le préfet mentionne dans sa décision, elle a bien validé en 2023 son Master à l'IAE de Poitiers ; elle s'est inscrite depuis en Master Marketing et Stratégie Merchandising à l'EIML de Paris et voudrait pouvoir poursuivre ses études en France et terminer son parcours universitaire ;

- le préfet de l'Essonne refuse de traiter son dossier tant que l'OQTF est en vigueur, ce qui la prive d'un récépissé et d'un titre de séjour, qui sont indispensables pour garantir la continuité de son parcours d'études en France et la place dans une situation extrêmement précaire ;

- depuis son arrivée en France, elle a constamment fait preuve de sérieux dans ses études, et a cherché à s'intégrer à la vie universitaire et à la société française ;

- l'obligation de quitter le territoire français entraîne des conséquences disproportionnées en ce qu'elle l'empêche de poursuivre ses études et ruine le projet de formation sur lequel elle s'est investie depuis de nombreuses années.

Vu

- la requête n°2402224 tendant à l'annulation de la décision du 12 juin 2024 du préfet de la Vienne ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L.511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Selon le premier alinéa de l'article L.521-1 du même code, "Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision "

2. Si l'article L.522-1 du même code énonce dans son premier alinéa que " le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire " et prévoit dans son deuxième alinéa qu'une audience publique est tenue lorsqu'il est demandé au juge de prononcer les mesures visées à l'article L.521-1, il est spécifié à l'article L.522-3 que ces formalités ne sont pas exigées notamment quand il " apparaît manifeste " que la demande est irrecevable.

3. Mme B, ressortissante marocaine née en novembre 2001 et entrée régulièrement en France le 26 mai 2023 sous couvert d'un visa de court séjour demande au juge des référés du tribunal administratif de Poitiers par une requête du 16 octobre 2024 d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 12 juin 2024 du préfet de la Vienne lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de un an sur le territoire français.

4. Il résulte tant de la mission impartie au juge des référés par l'article L.511-1 du code précité, que des termes de l'article L.521-1 du même code que le juge des référés ne peut, sans excéder sa compétence, prononcer l'annulation d'une décision administrative. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées dans le cadre de l'instance en référé sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Une copie sera adressée pour information au préfet de la Vienne.

Fait à Poitiers, le 29 octobre 2024

Le juge des référés,

Signé

P. C

La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

N°2402845

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions