Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402849
mercredi 29 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2402849 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | OUKHELIFA |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. B... tendant à l’annulation du refus implicite de titre de séjour du préfet des Deux-Sèvres. Cette solution a été retenue car le préfet a délivré à l’intéressé, postérieurement à l’introduction du recours, une carte de résident algérien de 10 ans, rendant les conclusions sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code, ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés respectivement le 18 octobre et le 31 octobre 2024, M. A... B..., représenté par Me Oukhelifa, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née le 5 septembre 2024 par laquelle le préfet des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet des Deux-Sèvres, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention « commerçant » ou la mention « 10 ans », dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir et au besoin sous astreinte ;
3°) d’enjoindre au préfet des Deux-Sèvres, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’une erreur de droit en l’absence de base légale ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation et révèle un défaut d’examen approfondi de sa situation personnelle et professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2025, le préfet des Deux-Sèvres conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus des conclusions de la requête, dès lors que M. B... s’est vu délivrer le 7 avril 2025 une carte de résident algérien de 10 ans valable du 7 mars 2025 au 6 mars 2035 de sorte que les conclusions dirigées contre son refus implicite sont devenues sans objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs (…) peuvent, par ordonnance (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».
2. Le préfet des Deux-Sèvres établit, par la production d’une attestation de remise en date du 7 avril 2025, que postérieurement à l’introduction de la requête, M. B... s’est vu délivrer une carte de résident algérien de 10 ans, valable du 7 mars 2025 au 6 mars 2035. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation de la décision implicite de rejet du 5 septembre 2024 et d’injonction de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que demande M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet des Deux-Sèvres.
Fait à Poitiers, le 29 octobre 2025
Le président de la 3ème chambre
Signé
P. CRISTILLE
La République mande et ordonne au ministère de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier en chef
Signé
S. GAGNAIRE
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés respectivement le 18 octobre et le 31 octobre 2024, M. A... B..., représenté par Me Oukhelifa, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née le 5 septembre 2024 par laquelle le préfet des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet des Deux-Sèvres, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention « commerçant » ou la mention « 10 ans », dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir et au besoin sous astreinte ;
3°) d’enjoindre au préfet des Deux-Sèvres, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’une erreur de droit en l’absence de base légale ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation et révèle un défaut d’examen approfondi de sa situation personnelle et professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2025, le préfet des Deux-Sèvres conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus des conclusions de la requête, dès lors que M. B... s’est vu délivrer le 7 avril 2025 une carte de résident algérien de 10 ans valable du 7 mars 2025 au 6 mars 2035 de sorte que les conclusions dirigées contre son refus implicite sont devenues sans objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs (…) peuvent, par ordonnance (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».
2. Le préfet des Deux-Sèvres établit, par la production d’une attestation de remise en date du 7 avril 2025, que postérieurement à l’introduction de la requête, M. B... s’est vu délivrer une carte de résident algérien de 10 ans, valable du 7 mars 2025 au 6 mars 2035. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation de la décision implicite de rejet du 5 septembre 2024 et d’injonction de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que demande M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet des Deux-Sèvres.
Fait à Poitiers, le 29 octobre 2025
Le président de la 3ème chambre
Signé
P. CRISTILLE
La République mande et ordonne au ministère de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier en chef
Signé
S. GAGNAIRE
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