mardi 26 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2500549 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL OCEANIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 février, 10 et 12 mars et 25 avril 2025, Mme D A, représentée par Me Rouché, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler la décision du 5 avril 2024 par laquelle le maire de la commune de Nieul-sur-Mer n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par Mme C pour la réalisation d'une extension sur une maison située 6 rue du Coquier, ainsi que de la décision de non-opposition délivrée le 11 mars 2025 à la suite du dépôt d'une déclaration préalable modificative ;
2°) à titre subsidiaire, de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation, compte tenu du retrait des décisions contestées ;
3°) de mettre à la charge de la commune et de Mme C une somme de 3 000 euros chacune sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative, ainsi qu'une somme de 420 euros correspondant aux frais de commissaire de justice.
Par un mémoire enregistré le 2 avril 2025, la commune de Nieul-sur-Mer, représentée par Me Viel, demande au tribunal de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A et de mettre à la charge de Mme C une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle informe le tribunal qu'elle a procédé au retrait des autorisations d'urbanisme contestées par deux arrêtés du 2 avril 2025.
Par des mémoires enregistrés les 22 avril et 26 mai 2025 Mme B C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A et de mettre à la charge de cette dernière les sommes de 3 000 euros et 471 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait plus lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite de la requête dont il était saisi.
3. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 21 mars 2025, Mme C a sollicité le retrait des arrêtés de non-opposition à déclaration préalable en date des 5 avril 2024 et 11 mars 2025 qui lui avaient été délivrés par la commune de Nieul-sur-Mer et qui font l'objet du litige. Par deux arrêtés du 2 avril 2025, qui ont été produits à l'instance le jour même et communiqués aux parties le 3 avril 2025, le maire de la commune de Nieul-sur-Mer a retiré ces arrêtés. A la date de la présente ordonnance, ces deux arrêtés sont devenus définitifs faute d'avoir été contestés dans le délai de recours contentieux et ils ne peuvent plus faire légalement l'objet d'un retrait par la commune dès lors qu'ils sont créateurs de droit à l'égard des tiers, quand bien même ils seraient entachés d'illégalité. Dans ces conditions, les conclusions de Mme A tendant à l'annulation des autorisations d'urbanisme délivrées les 5 avril 2024 et 11 mars 2025 à Mme C sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais de l'instance :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à la charge de chacune des parties les frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A.
Article 2 : Les conclusions présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à à Mme D A, à Mme B C et à la commune de Nieul-sur-Mer.
Fait à Poitiers le 26 août 2025
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026